‹ La chronique de MantesChapitre 99 sur 143 · SEPTIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

SEPTIÈME PARTIE

DE LOUIS Xni A LA RÉGENCE

Ce que nous avon«« à faire connaître dans cotto soptième partif. so résumera en (;<''n(''ral. dans des rensci{j;n('m(>nts de chroniquo locale, qui nous forceront, cotnmo nous l'avons d«^ja dit, à copier presque textuellt'uu Mt nos différents manuscrits. Nous n avons plus à enregistrer que des éphémérides. C'est à peino si de temps en temps, nous trouverons quelques faits importants, comne l*histoire des reliques de saint Marcoul», FAsseroblée du clergé, de 1611, ou les troubles orageux de la seconde Fronde, qui puissent nous fournir l'occasion de nous MTrer à quelques recherches un peu sérieuses.

Nous avouons mémo, que dans la multitude de petits faits enregistrés si complnisamment par Aubé, Chévreiiioiit et Chrestien, nous avons été forcé de faire parfois un choix, et d'élaguer certaines relations par trop dépourvues d'intérêt. Noua n'avons pas multiplié ces retranchements, mais nous n avons pas hésité cependantâ les faire, chaque fois qu'un paragraphe ne se rapportait qu'à un événement ot lliistoire locale n'avait plus rien à conserver.

D'autres fois encore, nous avons écourté un peu la rédaction trop prolixe de nos devanciers. Ce qui pouvait avoir un certain rhnnn'^ d'* vieillerie, lorsque n^us avions à raconter (juelque fait apiuirtcnant aux temps anciens, le perd ce nous semble dès qu'on approche de l'époque moderne. D'ailleurs, ce qui était iolérable dans nos premiers paragraphes, dont le principal mérite on défaut était d'être très courts, ne se pourrait facilement supporter lorsqu'il s*agit du récit trop minutieux d'une

visit'> (^piscopalc, d'une cérémonie de confirmation, d'une entrée de {gouverneur. Nous devions ces explications, surtout à ceux de nos lecteurs qui, comme nous, posséderaient quelque copie du manuscrit d'Aubé ou de ses continuateurs. S'ils observent dans notre livre quelques lacunes, ils comprend rout que, Jndideuses ou non, elles ont été vouluet.

Bialgré ce choix que nous nous imposons dans les faits qui nous restent à raconter, on en trouvera encore un grand nombre dont rintérét n*est peut^tre pas très grand. Écrivant une histoire locale, nous avons pensé qull fallait faire connaître aussi le plus possible des habitudes anciennes, et en môme temps, rappeler les noms des vieilles familles qui ont été le plus mêlées aux affaires de notre ville.

Après ces petites précautions oratoires indispensables» il ne nous reste plus qu'à continuer. Voici comment fut inauguré, à liantes, le règne de Louis XIII.

§ 223. Le Serment de Fidélité au Roi, prêté ès-mains de M. de Sully. — Le 18 du mémo mois (mai 1610), fut faite assemblée en l'Auditoire Royal de Mante, tant de messieurs du clergé, de la justice, officiers d'icelle, maire, échevins, marchands, bourgeois et halutants, pour faire et jurer le serment de fidélité au roi Louis 13'. Ce qui fut fait avec un bel ordre, et lut faite une belle harangue sur ce sujet, par M" Jelian Le Couturier, avocat du roi au bailh'ag-e et siège présidial de Mante. De là, on se transporta en l'église Notre-Dame, où fut clianté le Te Deum, avec les prières ordinaires pour le roi. L'acte de serment de lid6lité fut mis ès-mains de M. le duc Sully, marquis de Rosny, pour être présenté à Sa Majesté. Il se passa alors quelques mécontentements; d'autant que W Antoine Bonnineau, Lieutenant-Général de Mante, fit prendre les bancs du côté senestre aux ecclésiastiques et ceux du côté droit aux conseillers; desquels s'clevant de sachaire de judicaturo, il prit le serment de fidélité avant les ecclé->iastiques, ce qui leur donna un si grand méconientement, que sans la peur d'être soupçonnés d'infidélité et de rébellion, ils fussent sortis de ladite assend)lée sans prêter de serment» voyant le mépris que i on faisait d'eux.

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