XLI. — c) et etiam Normannorum desunt D. — d) deest D
Nantais en 992, les Normands vinrent également au secours du comte de Rennes.
1. Gonquereuil, Loire -Inférieure, arr. Saint-Nazaire, canton de Guémené- Penfao. — Les Angevins, dans cette bataille, combattirent avec les Nantais contre les Rennais et les Normands. Anno DCCCCLXXXI, Conanus curvus contra Andegavenses in Concurrum optime pugnavit (jChroniq. du Mont Saint-Michel, Labbe, Nova bibliotheca, I, 350). Il résulte de ce texte que l'issue du combat dut être douteuse ; le chroniqueur de Nantes a peut-être exagéré le succès de Guérech. Suivant le Chronicon britannicum , la bataille daterait de Tannée 982 (Dom Lobineau, Histoire de Bretagne, II, 32).
2. Guillaume Fièrebrace, fils de Guillaume Tête-d'Etoupcs, comte de Poitiers de 963 à 994.
3. Ce traité, conclu entre Guillaume Fièrebrace et Guérech, est un renouvellement de celui que fit, vers 942, Alain Barbetorte avec Guillaume Têted Étoupes (voir plus haut, ch. XXXII). Après la mort de Guérech, le comté de Nantes étant tombé entre les mains d'enfants mineurs, les seigneurs voisins en profitèrent pour violer les clauses de ce traité. Dès la fin du xe siècle, et surtout dans les premières années du xi°, les comtes de Poitiers étendirent leur suzeraineté sur la partie méridionale de l'Herbauge ; les vicomtes de Thouars s'implantèrent en Tiffauge et les comtes d'Anjou revendiquèrent les armes à la main la possession du pays de Mauge. Vers le milieu du xie siècle, le comté de Nantes ne comprenait plus au sud de la Loire qu'une bande de territoire répondant aux deux doyennés de Retz et de Clisson. C'est pourquoi
CHLIONICON [c. xlii, an. 981-987 circa]
Poitiers, combien qu'ils eussent esté occupez par les Poitevins, et en furent les fins terminées es lieux clessusnommez, c'est assavoir en la manière que elles avoient esté par avant entre le duc Allain Barbetorte, père Guérech, et Guillaume, seurnommé Teste d'Estouppes, comte de Poitiers [F, f° 135 r°).
sicut tune temporis divisi fuerunt, posteris nostris notificare debemus , quamvis haec omnia a Pictavensibus invadantur. Fuerunt autem hi fines terminati per haec denominata loca , videlicet Medalgicum, Teofalgicum et Ilerbadillicum cum suis pertinentiis a flumine Ladionis, in Ligerim descendente, usque ad Irumnam flumen, et usque ad Petram frietam et
Ciriacum, et flumen Ledii, quod in mare occidentale decurrit e.
XLH
His autem temporibus, ecclesia Namnetica a pastore vidua VII annis remansit, et fuit semper in potestate et manibus Guerech derelicta ;
En cest temps demoura l'église de Nantes veufve de pasteur par l'espace de sept ans et fut tousjours délaissée en la puissance du comte
XLI. — e) minime est silendum etc. usque ad decurrit désuni D. XLII. A F.
le chroniqueur de Nantes, qui écrivait en 1060 environ, constate que de son temps toute la contrée, comprise entre le Lay , l'Ironne et le Layon, autrefois soumise à Guérech, était envahie par les Poitevins. Le Baud, dans sa traduction, a commis un contre-sens en interprétant les mots quamvis haec omnia a Pictavensibus invadantur. — Ce traité doit appartenir aux premiers temps de l'administration de Guérech et être peu postérieur au comhat de Gonquereuil : il peut être par conséquent daté de 983 environ.
1. Dom Lohineau a omis, dans son édition, la plus grande partie de ce chapitre. Il s'est contenté de mettre en latin le texte de Le Baud, tel qu'il se lit dans Y Histoire de Bretagne imprimée (/:, p. 140). Mais Le Baud, en cet endroit, ne fait que résumer en quelques mots le récit de la Chronique de Nantes.
[c. XLii, an. 981-987 circa] NAMNE1
eu jus clestructionem valde deplangens, omnia quae de episcopatu habere potuit, in ejus restitutionem dispensavit ; namque a fundamentis hujus ecclesiae caput destructum reficiens, illud refectum cooperire procuravit \ pluraque a lia quae usque ho die apparent restituit*, et multa alia bona fecit. Quum auteiri ad curiam régis Lotharii 2 perrexisset et inde rediret per pagum Andegavensem, aGosfrido Grisonella3 comité, per omnes vias ei tendente insidias, captus est, et ab ejus captione minime valens exire, nisi urbem Namneticam et partem Britanniae , quam