‹ La chronique de Nantes (570 environ-1049)Chapitre 2 sur 117 · Voir surtout chapitres m, vi, x, xxvn, xxxi et xxxix · texte numérisé non relu

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5. Je dois la communication de cet acte à l'obligeance de M. A. de laBorderie, qui m'a adressé à ce sujet les renseignements suivants : « La pièce, dont « je vous envoie la copie, a été vue et transcrite par moi, il y a environ qua- « rante ans, dans ce que je n'ose pas appeler les archives du Chapitre de « Nantes: c'était une armoire, percée de trous dans son fond et ses parois, « reléguée dans le logement du suisse de la cathédrale, et où s'entassaient, « pêle-mêle avec de vieilles nippes d'enfants de chœur, certaine quantité de « paperasses sans aucun ordre. »

x INTRODUCTION

Meschinot, chantre de la dite église ; et icelles lettres et Chartres exempter, colationner et réduire en forme publicque et autenticque, que foy y soit adjoutée. Pourquoy nous, dessusditz notaires, en obéissant aux commandements dudit seigneur et vacant à ladite susdiction, le derroin jour de janvier ensuivant, nous suïsmes transportez à ladite église et ou revestiaire d'icelle, où sont les lettres et chartres de ladite église en cofîres et escrins fermez, et illecques trouvasmes ledit président, maistre Guillaume Larchier, doyan, ledit Meschinot, chantre, Pierre Besicle et Jacques de la Motte, chanoines de ladite église et vicaires, le siège épiscopal vacant, avecques maistre François, Pastorel, Jehan Allis, Jehan Leprince, aussi chanoines d'icelle ; lequel pré sident, en présence des dessusdits, nous a advertiz et commandez de par ledit seigneur procéder et besoigner au faict de ladite commission et commandement o toute diligence. Lesquels vicaires et chanoines, après avoir ouy nostre charge et pétition, ont franchement et libéralement faict ouvrir lesdits coffres et escrins, paradvant fermez à troys claveures et troys clefz gardées par ledit Meschinot, maistre François Pastourel et Jehan Allis, chanoines, par chaqun d'eux une clef ; lesqueulx, en présence desdits vicaires, jurèrent et firent foy avoir loyaument et sans fraude jusqueslors lesdites clefs gardées et conservées, et, après ouverture desdits coffres faicte, monstrèrent lesdites chartres et lettres à nous, dits notaires, saines et entières, sans aucune suspicion, comme de prime face apparoissoit, qui, selon ladite déclaration, les pranseïsmes et receumes, selon ce que cy après est faict mention, pour icelles doubler, exempler et colationner, comme dict est, en la présence desdits doyen et chantre. Et ont lesdits vicaires, en tant que mestier est, décerné foy estre adjoutée à la copie, qui par nous notaires sera faicte, comme à l'original. — Premièrement exhibèrent une Chronicque ancienne, escripte en parchemin en lettres de forme, gardée au trésor des lettres de ladite église, dans laquelle Chronicque, entre autres choses, est contenue une lettre insérée, par laquelle Herispogius, roy de Bretagne, rendit à l'église de Nantes la moitié du revenu de l'imposition sur les marchandises deues à la prévauté de Nantes, que ses prédécesseurs avoint empesché, comme est contenu en ladite Chronicque, de laquelle la teneur ensuist.

La charte du roi Erispoé est transcrite en entier à la suite de ce procès-verbal. Or Pierre Le Baud et le chroniqueur de Saint- Brieuc, qui eurent entre les mains le texte complet de la Chronique de Nantes, témoignent que cette charte en faisait réellement partie1. La Chronicque ancienne, escripte en parchemin ex lettres de forme, conservée en 1494 dans les Archives du

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