XII. — a) Venetica Z>, Nantes E
1. Le manuscrit de la Chronique de Nantes que Le Baud avait entre les mains portait ici Carnotensis. La bonne leçon est certainement Tarvanensis. — Le chroniqueur de Nantes n'était qu'incomplètement informé sur Actard ; car ce ne fut qu'en 870 qu' Actard devint évêque de Thérouanne, longtemps après avoir été rétabli sur son siège épiscopal de Nantes.
2. On ne sait guère sur Gislard que ce qu'en rapporte le chroniqueur de Nantes. Il est certain que Gislard fut institué évêque de Nantes par Nominoé ; la lettre du pape Léon IV en fait foi (Migne, P. L., t. 115, col. 673). Gislard ne gouverna l'église de Nantes que pendant un an. Lors du traité d'Angers (fin de 851), Actard fut remis en possession de l'évêché de Nantes et Gislard condamné à être enfermé dans le monastère de Saint-Martin de Tours ; mais il est douteux que cette dernière sentence ait été mise à exécution. Cf. 45e opuscule d'Hincmar ; Sirmond, Op. Hincmari, II, 749.
3. Erreur, Gislard ne gouverna l'église de Nantes que pendant un an. Voir la note précédente.
42 CHRONfCON [c. xm, an. 851-8571
constitua évesque en son lien, lequel Gislard gouverna l'église de Nantes jusques à la mort Nemenoius (E9 p. 109).
Quo mortuo l, surgens filius ejns Herispogius pro eo, sicut pater ejus, pseudo-rex exstitit. Hic ergo minime tyrannidem sequens patris sui, fuit piissimus homo et ecclesiarum validus restaurator, faciensque pacem cum Karolo rege, sedema Namneticam dimisitquietam, attamen marcham et comitatum semper in potestate sua retinuit2. Facta autem hac pace, ab urbe Namnetensi Gislardus fugit, et Britannorum violentia apud Quiriacam aulam hospitatus est, ex priscis temporibus juris episcoporum Namnetensium, quae ab ipsis Britannis, nûne loci illius incolis, Guerranda b nuncupatur3: faciensque ibi