XVI. — c) sua B. — d) deest B
mule, jam vicenus, et eo Licet paululum, adsit annus, quo, etc., semble prêter à l'équivoque. Si cette phrase signifie il y a déjà plus de vingt ans, on devrait en conclure que le synode de Coitlouh est de l'année 846 : ce qui est inadmissible, car l'on est certain que cette assemblée est postérieure au mois de février 848. Mais, après le mot paululum, on peut sous-entendre minus aussi bien que magis ; et alors cette phrase signifierait: déjà la vingtième année est proche, quoiqu'elle ne soit pas encore arrivée. Il en résulterait qu'au mois d'août 866, date du concile de Soissons, on n'était encore que dans la dix-neuvième année, comptée à partir du synode de Coitlouh, et par conséquent la date de ce synode se placerait entre le mois de février et le mois d'août de l'année 848. — Il faudrait pour changer cette conjecture en certitude que quelque autre élément chronologique vint la corroborer. Il y a là un problème digne de tenter la sagacité des érudits bretons.
1 . Le duc Nominoé avait refusé d'écouter la lecture d'une lettre que le pape Léon IV lui avait adressée en 850. Les évêques, assemblés en concile à Tours en janvier 851, lui en firent le reproche : Ne litteras quidem ipsas
54 CHRONIGON [c. xvi, an. 866]
suae vepressi simt itinere. Hinc fit quod hactenus parochiam Namneticam a muro ejusdem urbis praesignato fratri nostro Actardo subreptam habeant1 : sed et res omnes ejusdem sedis obstinata perçasione detineant. In niillo dissimilia Turonicae metropoli et Andegavensi aecclesiae pariterque Cenomannensi in rébus, quae ipsis sunt attiguae, certum est eos agere. Sed et omnis pene Neustriae aeeelesia crudelem eorumdem feritatem perpetitur, rebusque, quibus Ulis convicinatur, cupide denudatur . Quibus autem injuriïs, oneribus atque servitiis utriusque ordinis, conditionis et sexus homines opprimant, melius viva voce celsitudo beatitudinis vestrae poterit nosse. De episcopis autem ah eis temere et irreverenter non so/um absque vestri pontificatus notitia, verum etiam absque ullius synodici conventus ejectis, id est, de Salaconee Dolensi, adhuc quidem, licet expulso y superstite2, cui loco se jactitant sedem metropolim contra fas habere, praedicto quidem fratre expulso, atque duo bus in ipsa sede nuncupative subrogatis6 absque metropolitae scientia vel consensu, Susanno etiam Venetensi adhuc superstite", alioque suae sedi indebite substi-