XXIX. — c) omnes D
1. Ce fut en 936, grâce aux secours qu'il reçut du roi Adelstan, qu'Alain put quitter l'Angleterre et rentrer avec une petite armée en Bretagne : Brittones a transmarinis regionibus, Aistani régis praesidio, rêver tentes, terrain suam répétant (Flodoard, Annales, ad an. 936). — Le séjour d'Alain en Angleterre auprès d Adelstan fut donc de cinq ans (931 à 936). Il est fort possible que, dans sa jeunesse, Alain ait été mené par son père Mathuedoi à la cour du roi Edouard et y ait vécu quelque temps en compagnie d' Adelstan, fils de ce prince. On sait que les rapports des rois anglais avec les Bretons étaient fréquents au commencement du xe siècle. D après le chroniqueur de Nantes, ce serait Adelstan lui-même qui aurait tenu Alain sur les fonts baptismaux (voir plus haut, p. 83).
2. Cette élection d'Alain comme duc des Bretons est de l'année 937.
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Quare clux Alanus, congregatis militibus non multis, equitavit usque ad hanc urbem, reperiensqae eos in prato Sancti Aniani cuiri ingenti multitudine hospitatos, pugnayit cum eis. Sed illi, fortitndinem ejus parvipenclentes, fugaverunt illum usque ad summitatem montis.
Ibique valde lassas et fatigatus residens et sitim magnam patiens, deplorare graviter coepit et beatam Mariam, Dei genitricem, humilibus precibus invocare, ut ei succurrere dignaretur et fonte m aquae vivae aperiret ad potandum sibi et suis militibus, unde ipse et omnes sui milites potati vires résumèrentd. Cujus precibus Virgo Maria ad nutum ejus e aperuit illi sitienti fontem aquae vivae, quae adhuc fons Sanctae Mariae vocatur f. De qua aqua illius fontis ille Alanus, dux excellentissimus et omnes sui Britones, ibidem pro tune existentes, sufficienter bibentes, vires receperunt.
Quibusg acceptis, ad pugnam redire volentes expugnan-
[CON [c. xxix, an. 919-937]
ils constituèrent seigneur et prince sur eux. Et, comme ces choses ainsi se fissent, il fut rapporté à Allain qu'en la cité de Nantes y avoit grand nombre desdits Normans, qui ladite cité vouloient habiter ; pour quoy il assembla des chevaliers, non pas grand nombre, et chevaucha jusques à celle cité, où il les trouva logez au pré Sainct-Aignan en grand multitude. Si combatit Allain contre eux; mais les Normans, prisants peu sa force, le chassèrent jusques à la sommité de la montagne, où Allain résidant, grandement las et travaillé, souffrant soif merveilleuse, commença à plorer griefvement, et par humbles prières appeller l'aide de la benoiste vierge Marie, mère de Nostre- Seigneur, qu'elle luy daignast ouvrir une fontaine d'eau, dont luy et ses chevaliers abbreuvez reprinssent leurs forces. Lesquelles prières oyes par la Vierge Marie, elle luy ouvrit à son vouloir une fontaine, qui encores est appellée la fontaine Saincte-
XXIX. — d) unde ipse etc. usque ad vires résumèrent desunt D. — e) pro ad nutum ejus D liabet auditis. — f) juxta manerium de la Hauterie prope Namnetis addit A. — g) viribus D.
[c. xxx, an. 939-OiO circa] NAM NET EN SE 91
tesque fortiter Normannos et Marie, de laquelle luy et les acriter eis resistentes, omnes siens, suffisamment raffraisdetruncaverunt, praeter illos chis et recréez, recouvrèrent qui aufugerunt. Ipsi equi- leur vertu, et retournèrent dem Normanni valde perter- vaillants à la bataille. Si asriti per alveum Ligeris remi- saillirent fermement les Norgando descendentes fuge- mans, et leur résistans aigrel. ment les occirent et détran-
chèrent, fors ceux qui s'enfuirent, lesquels grandement espouvantez descendirent nageants par le fleuve de Loire, et s'en allèrent [É> p. 132 et 133).
Alanusvero, omnibus Normannis devictis et ab omnibus Britaimiae partibus et finibus fugatis 2, intravit ur-