XXXIX. A D E F. — a) deest D
1. Sur les excès que les Normands commirent alors dans les faubourgs de Nantes et sur la captivité de l'évêque Gautier, voir plus loin, ch. I et II des M ira eu la.
2. Foulques le Bon, comte d'Angers, mourut peu de temps après le siège de Nantes par les Normands, le 11 novembre 960 (cf. Origines du monastère de Saint- M a gloire de Paris, mém. cité). Peut être la maladie fut-elle cause qu'il ne vint pas au secours des Nantais.
3. Hoèl et Guérech, fils bâtards d'Alain Barbetorte et de Judith, ont souscrit vers 945 une charte de leur père Alain en faveur de l'abbaye de Lan-
te. xxxix, an. 960-975 circa] NAM NI
in urbe Namnetica dominos constituerunt. Hi nempe progenitiexnobili matre, nomine Judith, exstiterant, antequam Alanus praefatus sororem Theobaldi, comitis Blescnsis, in uxorem duceret; satis nobiles juvenes, quorum unus, scilicetGuerech, nutritus fuerat cum monachis Sancti Benedicti 1 apud Aurelianum.
Hoel autem cum matre sua et suis parentibus nutritus exstiteratb. Iste Hoel, qui erat major natu c, omnem principatum et potestatem accipiens, fuit cornes validus et potentissimus et multa bella habuit cum Conano, filio Judicael d Berengarii, Redodensi comité e, qui tune temporis majorem partem Britanniae tenebat de Theobaldo, comité Blesensi; quam partem ipse cornes Redonensis in manu sua post mortem Alani tenuerat. Et sic Hoel requirebat patris sui jus et ut
constituèrent seigneurs et princes en la cité de Nantes les deux frères Hoel et Guérech, assez nobles jouvenceaux, qu'Allain avoit engendrez d'une noble mère appellée Judich, avant qu'il preint à femme la sœur du comte Thibauld de Blois, desquels l'un, c'est à scavoir Guérech, avoit esté nourry à Orléans avecques les moines deSainct- Benoist ; et Hoel avecques Judich, sa mère, et ses autres parents. Lequel Hoel, prenant la principauté et toute la puissance fut moult vaillant et puissant comte, et fist batailles contre Conan, comte de Rennes, fds de JuhaelBérenger, qui en celuy temps tenoit la partie de Bretagne du comte Thibaud, laquelle il avoit retenue en sa main après la mort du duc Allain :
car Hoel requéroit que du droict d'Allain, son père, Conan le recogneust seigneur
XXXIX. — b) nutritus exstiterat desunt D. — c) qui erat major natu désuni D. — d) Juchael A. — e) Redonensis comitis D.
dévennec (jCartul. de Landévennec, Mélanges historiques, t. V, p. 564). Dans une lettre du pape Jean XIII de 970 environ, Hoël et Guérech sont cités, avec Judicaël-Bérenger et Conan, comme principaux chefs des Bretons (Jaffé, Reg. pont, rom., 2e édit., n° 3756).
1. Saint-Benoît-sur-Loire, abbaye du diocèse d'Orléans, Loiret, arr. Gien, canton d'Ouzouer-sur-Loire.
114 CHRONICON [c. XL, an. 981 circa]
Conanus de jure illo se clo- et prince : mais il luy résisminum et principem reco- toit et ne luy vouloit faire gnosceretetnonclictumTheo- obéissance: pour quoy Hoel baldum1, Sed ille Conanus, pilla le territoire de Rennes, Redonensis cornes, illi resis- en bruslant les maisons justens, nunquam dominatum ques près de la cité (/?, p. 139). ejus recipere voluit. Quapropter Hoel f depraedavit totum Redonicum territorium et domos usque ad murum civitatis concremavit 2.