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Kii revint donc à Kiew, sa ville propre, où il termina ses jours, ainsi que ses frères Schtchek et Choriw et sa sœur Lubedie. Après la mort de ces frères, leurs descendans régnèrent sur les plaines et ^ les montagnes (4). Drevek avait son gouvernement particulier, les Drëgovitches le leur, et les Slaves . de Novgorod également; comme aussi im autre peuple a Polotsk , dont les membres se nommaient Polotaniens; c'est de ceux-ci que vinrent les Krivitches qui s'établirent au-dessus du Volga, de la Dvina et du Dnieper, et auxquels on doit la ville de Smolensk : la se tinrent donc les Krivitches, . dont faisaient aussi partie les Scvériens. Vers la mer Blanche se trouvaient les Vesses, et proche la mer de Rostov^, les Méraniens. Les Mériens occupaient les bords de la mer de Klechtchinie. Les Muromiens, qui avaient leur langue particulière, restaient près du fleuve Ona, à Fendroit où il se jette dans le Volga. Les Tchérémisses avaient aussi leur langue comme aussi les Mordviens; quant à la notre, eUe était seulement en usage en Russie, chez les Polaniens, lesDrevliens , les Novgorodiens, les Polotaniens, les Drégovitches et les Sévériens-Buschaniens, quî^ tenaient à Fangle du fleuve, derrière les Volingiens.
Voici le nom des autres peuples qui payaient tribut a la Russie : les Tchoudes, les Vesses, les Mériens, , les Muromiens, les Tchérémisses, les James, lesMordviens, les Petchères, les Litviens, les Sémigaliens, les Korses, les Néromiens, les Lives. Ces peuples, qui tiennent leur langue de la race de Japhet, habi-
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talent les pay&septentrionaux. Aui Slaves^ qui comme nous l'avons dit, restaient près du Dantibe, se n^élèrent des Scythes ou Khozares, que l'on appela depuisBolgares, lesquels s'établirent sur les bords de ce fleuve, et subjuguèrent les Slaves. Vinrent ensuite les Ougres,blaacS; qui inondèrent le pays des Slaves^ après avoir chasse les Voloques, xjaiy quelque temps avant^ avaient dévaste ce pays- Ces Ougres commencèrent à être connus sous le règne du tzar Héraclius^ qui fut en guerre avec le tzar Ghosroès.
Vers la même époque parurent les Obres, connus par leur guerre contre Héraclius^ qu'ils faillirent faire prisûà^ier. Ces mêmes Obres attaquèrent les Slaves, et>%emportèrent une victoire sur les Doulè^ bes, dont^âs violèrent les? fenunes. Lorsqu'un Obre voulfiit monter en voiture, il n'employait pour l'attelage ni chevaux ni bœufs, mais il faisait mettre à la voiture trois, quatre ou cinq femmes^ qui étaient obligées de le traîner : c'est ainsi qu'ils opprimèrent les Doulèbes. Les Obres étaient d'une grande stature, et d'im orgueil démesuré^ mais Dieu les frappa, ils moururent tous, et il n'en resta pas tin seul. De là vient, en Russie, ce proverbe encore en usage de nos jours : Ils périrent comme des Obres, dont il n'est pas resté trace.
Parurent ensuite les Petchenègues, puis les Ougres, qu'on revit aux environs de Kievr. Ensuite, du temps de la régence d'Olga, les Polaniens, qui, comme nous l'avons dit, ont la même origine que les Slaves j les Drevliens, qui .en viennent également; puis les
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Radimitches et les Viatitche^/ qui desceûdent de» Leckes. Parmi ces Leckes^ se trouvaient deux frères bomtoés, l'uii Radime, et l'autre Yiatko. Le premier peupla les environs de SoAa, dont les babitans fu* reatt appelés Radimitches. Viatko, avec sa tribu, s'^npara de^ campagnes de FOna ^ dont les babitans prirent le nom de Viatitcbes.
Les Polaniens, les Drevliens, les Sévëriens, les Radimitches, les Yiatitohes et les Chrovates étaient des peuples paisibles. Les Doulèbes babiuiientle long du Bug; les Loutitcbes et les Tivertses demeuraient yera le Bug et le Dniester, {Jus loin du côte de la mer 5 leurs villes subsistent encore aujourd'hui, et leur pays fut connu des Cirecssous le nom de Grande- Scytbie. Ces peuples suivaient la religion de leurs pères, et avaient leurs mœurs et leurs coutumes particulières.
Les Polaniens observaient les usages de leurs ancêtres; ils étaient doux, humbles et respectueux a Fégard de leurs belles-«œinrs et de leurs mères; les femmes, de leur coté, honoraient leurs belles-sœurs et leurs beaux -frères. Ds observaient aussi quelques Kinguloiités touchant le mariage. Le fiancé n'allait ]fas lui-même chercher sa fiancée, mais on la lui amenait vers le M>ir, et il ne recevait qu'au matin la dot convenue.
Les DrevUena^ au contraire, vivaient d'une ma^ Bière bestiale, et vraiment comme des animaux sauvages; ils s'égorgeaient entre eux , se nourrissaient de choses impures , ne voulaient point de mariage : ik
ravissaient les filles et les enlevaient quand elles ve^ naient aux fontaines.
Les Radimitches , les Vîatitcbes et l'es Sévëriens avaient aussi leurs mœurs particulières; ils habitaient les forêts comme des bêtes fauves, se nourrissaient de saletés^ et prononçaient toutes sortes de mots honteux en présence de leurs parens et de leurs beUessœurs; ils n'admettaient aucun mariage^ et trouvaient un singulier plaisiri dans leur intérieur, a jouer ensemble^ à danser, a chanter des:chansons diaboliques; puis ils enlevaient les femmes avec qui ils étaient d'ii> telligence, et en prenaient quelquefois deux et trois. Quand quelqu'un d'enti'e eux venait k mourir, ils poussaient force gémissemens, lui élevaient un grand bûcher où ils plaçaient et brûlaient son cadavre ; après quoi ils recueiUaitet ses restes dans un petit vase, qu'ils plaçaient sur ime colonne au bord des routes. C^est ainsi qu'en agissent encore les Viatitches de nos jours. Les Krivitches avai^it aussi des usages, mais comme peuvent en avoir des païens qui ne connaissent point la loi dé Dieu , et qui s'en font une à eux-mêmes.
Grégoire dit, dans son Histoire : « Chaque nation » a, ou des lois particulières ou des coutumes ( les » peuples, d'ordinaire, regardentles usages de leurs » pères comme' des lois). Parmi ceux-ci, l'on remar- » que surtout les Syriens, (jui habitent aux confins de )) la terre; ils tiennent de leurs ancêtres, et ont pour )) lois les préceptes suivans :
a Qui que tu sois, tu ne seras pas impudique, et
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» ne violeras .pas le lien conjugal; tu ne voleras ni » ne porteras faux témoignage; tu ne tueras point; )> tu ne feras tort a personne.
» Soit crainte des peines ou de la Divinité, soit j^ respect pour les usages de leurs ancêtres, la loi des )) Ouktirianiens, qui est celle des Brachmanes insu- » laires, prescrit de ne point manger de viande ni de )) boire d,e vin; de fuin l'adultère^ et de ne jamais » commettre de mauvaises actions : bien di£férens de » leurs voisins les Indiens, qui sont emportés, assas- » sins, malfaiteurs; qui, dans Tintérieur de leur pays, » mangent les hommes, tuent les voyageurs, et sont x> plus YOi^ces que des chiens.
» La loi des Chaldéens et des Babyloniens permet » de prendre sa mère pour épouse, d'être impudi- » que avec seç enfans et ses frères; elle enseigne le » meurtre ; et toutes les actions honteuses que ces » peuples préfèrent et qu'Us regardent conune dignes » de louange, sont celles qui s'éloignent le plus des » moeurs et des coutumes des autres pays.
» Les Giliens ont une toute autre loi : leurs femj> mes travaillent, bâtissent les maisons et se livrent » a toute sorte d'occupations viriles; elles commet- » lent l'adultère aussi souvent qu'elles veulent; ne » rougissent de rien, et ne laissent à leurs mans au«» » cun pouvoir sur elles. Ces fenmies sont habituelle^ w ment remplies de bravoure, ettrès-^adroites à pren- » dre les bêtes farouches : ce sont elles qui exerw » cent la souveraineté, et qui commandent aux hom- » mes, EnYitanie, un homme a plusieurs femmes^
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» comme la femme peut avoir plusieurs hommes. £n y> cela 7 ces peuples suiTent aussi la loi de leurs wm^ » cétres, qui^ à vrai dire, est moms une loi qu'un » système impudique et sans frein. *
» Lçs Amazones ne souffrent pas d'hommes avec M elles; mais, à la manière des animaux, le printemps » arrive^ elles s'accou^nt avec les hommes des peu- » pies voisins. C'est alws chez ceuK-ci l'époque de » grandes rjéjouissances et de fêtes extraordinaires. )) Mais aussitôt qu'elles croient être enceintes, elles » quittent leurs amans et s'en retournent. Le temps » venu de l'accouchement, si elles enfantent un gar- » çon, elles le tuent aussitôt ; si c'est une fille, elles » lui donnent le sein, et l'âèvent avec beaucoup de « soin. ))
Les Polovtzi, chez nous, ont ëgalemeot leurs moeurâ : ils se plaisent a verser le sang, se ^rifient de manger la chair de bétes mortes ou impures, Qomme la civette, le hamster } ikepousent leurs bellesmères, leurs belles-fiUes, et ûmtenten tout l'exeâaple de leurs pères.
Quant à nous, ehrétiens, aussi nombreux que nous puissions étre^ nous oroyons à la sainte Trinité, à un baptême^ a une autre vie; nous, avons une loi, car nous avons été baptises au nom du Christ : aussi de« voQs^^ous vivre comme des chrétiens.
Après donc la mof t des trois frères dont nous avons parlé, les Polaniens furent exprimes par les Drevliensiet autres peuples circonvoisins; et les Khozares, qui habitaient sur les montagnes et dans les bqis, les
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attaquèrent, et leur dirent : « Payez-nous tribut. » Les Polaniens, contraints, leur donnèrent une èpée a deux tranchans par maison. Or, les Khozares portèrent ce tribut à leur prince et à leurs anciens, et leur dirent ; m Nous avons acquis de nouveaux tributaires. » — Où sont-ils? demandèrent leurs chefs. — Ils res- )) tent, répondirent-ils, dans les forêts et sur les mon- » tagnes au-delà du Dnieper — Que vous ont- ils » donné? » Ils montrèrent leur arme. Les anciens des Khosares dirent alors : t< Prince, ce tribut n'est pas » bon^ il faudrait- des ^a*raes qui ne coupi^t que d^un » coté, CBtmne te sabrç; celles-ci ont les deiix côtés » ttanclians comme un glaive. Il est a craindre qu'un lù îour ce peu[Je ne lève le tribut ^r nous et sur » d'autres peuples. » C'est en effet ce qui arriva; car ces anciens ne parlaient point d'eux-mêmes, mais par ordre de Dieu, d'est ainsi qu'au temps de Pharaon, tzar d'Egypte, quand Moïse fut amené devant lui, les anciens du pays dirent : (cO tzar ! cet homme sub- » juguera l'Égypfte ! » Et «'est ce qui eut lieu, car les Égyptiens forent exterminés par Moïse. Semblablement, les Khozares subjuguèrent d'abord les Polaniens, mais ^otsuite ceux-ci mireM les I^hozares sous leur domination, et voilà comment encore aujourd'hui les Russes .régnent sar les Khoeares.
NOTÉS
fi)Nous ne croyons pas fort nécessaire d'arrêter Tauteur dans son étrange cosmographie; nous nous contenterons de rappeler au lecteur bénéyolé qu'il doit sealen^ent se tenir en garde contre Férudition dont va faire preuve le bon Nestor.
(3) Tzaragrad, ancien nom de Constantinople ; de tsar, prince où seigneur, et grad ou gorod, la ville du prince.
(3) On a beaucoup parlé des bains russes. Voici sur ce sujet un petit morceau qui pourra plaire au lecteur. Il est extrait de P Antidote, ou Examen du mauvais livre superbement imprimé, intitulé Voyage en Sibérie ; par M. Fahhé Chappe. On sait que cette critique amère du livre de notre pauvre compatriote est de Catherine II elle-même. U Antidote est un ouvrage rare, peu connu, et fort amusant. On en va juger par cet extrait : ^
« L'abbé se proposait de voir la ville dans le plus grand détail; mais au lieu de cela il s'en alla au bain. « Je m'enveloppai dans ma tuloupe, » dit-il. Et en note vous apprendrez que tuloupe est une espèce de robe de chambre fourrée.
j» Jamais Homère n'entra plus en détail sur 1» batterie de cuisine de ses héros , que M. l'abbé Chappe sur ses meubles... Mais aussi qu'est-ce que les héros d'Homère vis-à-vis de notre abbé?... Suivi de son domestique, il alla au bain. Fait mémorable. Faction sera vive ; vous allez voir, lecteur. U traverse promptement une petite antichambre, et ouvre la porte du bain. Effrayé d'y trouver de la vapeur, qu'il prend pour de la fumée, la peur s'empare de notre héros; il craint d'être étouffé, il, se sauve au plus vite , il crie au feu. Son domestique eut honte pour lui , le rassura , lui dit de se déshabiller et d'entrer, ce qu*il ne fit qu'après d'amples informations, et après avoir vu que, pour l'encourager, uu honune tout habillé y entrait. Enfin, avec bien de la peine, on parvint a faire comprendre à cet habile physicien que ce bain était fait pour suer.
» Dès qu'il y fut, toujours étourdi comme un hanneton, et lourd de compréhension, il alla gagner Fendroit le plus élevé, où il plaça son
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ihermomètre, Undit qne la chaleur lui montait à la tète ; son domestique lui dit de s'asseoir^ mais au lieu de cela il culbutta du haut en bas» N'osant plus se relever, il voulut s'habiller ^ mais tous ses vétemens étaient devenus trop étroits. Je ne sais pourtant comment une tuloupe peut' devenir étroite : plus haut, il avait dit qu'il n'avait que cette robe de chambre en y allant. La maîtresse de la maison fut inquiète de le voir reTenir en si grand désordre et si vite , elle craignit qu'il ne lui fût arrivé quelque accident^ mais il la pria de le laisser en repos; il se coucha; elle voulut lui faire prendre du thé, il n'en voulut point; et, pour comble de mauvaise humeur, il se leva* Ici, ami lecteur, vous trouverez une estampe très-indécente avec l'inscriptioo au-dessous : Bains publics de Russie, qui vous donnera bien plutôt l'idée d'une bacchanale que des bains de Russie (*). L'abbé h^iit ce bain autant que le pays et ses habitans. Il les représente comme la chose du monde la plus horrible, et puis il ajoute : «e Ces bains se pratiquent dans toute la Russie; les habitans de cette vaste contrée, depuis le souverain jùsqu'iiu dernier de ses sujets, les prennent deux fois la semaine, et de la même manière. j> Q est io^ossible de mentir plus effrontément. Ne dirait-on pas qu'il y a une loi en Russie qui ordonne à tout le monde d'aller deux fois la se» maine au baio? £h bien, monsieur l'abbé, je vous déclare, quoi» que vous écriviez avec l'approbation de l'Académie, qu'il n^est pas nn seul mot de vrai dans tout ce paragraphe. Il n'y a personne en Russie qui aille deux fois la semaine au bain j il y a quantité de gens de toute cc»idition qui n'y ont jamais été; il y en a qui y vont rarement: il y a des gens du peuple , et surtout les manœuvriers, qui y vont une fois la semaine. Tous dites quç tout le monde, depuis le souverain jusqu'au dernier de ses sujets, les prend deux fois par semaine, et de la même manière, et vous mettez à côté de cela une estampe scandaleuse sur la manière de les prendre. Avez- vous vu cela, monsieur l'abbé? Gomment osez-vous pousser l'impudence, l'irrévérence et le manque de respect jusque-là? Savez-vous bien que, pour ce seul trait, vous mérites plus qu'une Correction?... Il continue :
a Tous ceux qui jouissent de la plus petite fortune oqt dans leur maison un bain particulier, dans lequel le père, la mère et les enfans se baignent quelquefois en méhie temps. )> ,
Si vous aviez dit qu'il y en a où vont les deux sexes les uns après les autres, vous auriez dit la vérité. Dans lés bains publics mêmes, il y a des heures pour les femmes et d'autres pour les hommes ; ou bien aussi il y a
(^) On connaît les magnifiques gravures dont Leprince a enrichi l'ouvrage de l'abbé Chappe.
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de» douons, comme plus bas tous le dites vous-même, qui séparent le bain des hommes d'ayec celui d(es femmes. L'abbé ajoute « qu^en soitant des bains tout nus , ils se jettent confusément dans Fe^u ou dans la neige. » Ce confusément se rapporte ici aux deux sexes, et donné à entendre que c'est Fusage de toute la nation et de toutes les conditions. Monsieur Fabbé, peut-on être plus méchant et plus menteur en même ' temps? Où avez-Yons Vu cela? Ce mensoàge, pour le moins, est aussi grossier, aussi absurde que celui des amOurS des muletiers aVec les dames de Babylone. Ensuite, Fabb'é dit : « Les bains des riches ne différent de ceux du peuple que par une plus grande propreté. * Gela -réut dire qu'à la propreté près, les riches, comme le peuple, sont péle-méleau bain, hommes et fenunes. Mais, Fàbbé, est-il possible de pousser plus loin Fimposturë et la calomnie? Etes-yous la seule personne en Europe qui ayez été en Russie? Et qui est-ce donc qui à tu nos dames, doiitla beauté est fti généralement reconnue, en sortant du bain péle-inéle avec les hommes, se Tautrer dans Ift neige ? L'abbé n'a pas honte de composer et de débiter des horreurs pareilles! Mais moi j'ai honte de m'y Hrréter plus long-temps. Sa description de la manière de prendre ces bains n'ekt pas plus exacte que tout le reste. U dit qu'on s'y fouette les uns Wàutres aTèc des poignées de Verges. Il se peut que, pour rire, on l'ait ibuètté, lui, au bain; il le méritait, Fabbé; etPon Terra parla suite que, dans quantité d'endroits, an se moquliii de lui; mais je ne sais ce qu'il appelle se fouetter. On pretid le bain dé différentes manières.Quand on Teut augmenter la chaleur des bainS k suel*, Fon fait seCoiier doncemenfe, par-dessus U bain 6ù Fon eàt cOuché, des lin^e^, et Fbn se fait frotter ensuite. Les gens moins riches se sèn>eHi de bouquets de hoU" leau garnis defeuiUei, au lieu de Ungès. Mais conmie l'abbé a tarage de Toir tout en noir, il dit qu'on se fait fouetter; et pour preuTé, il conté lui-même nalTcinent comment on lui doniià le fouet au bain , ei conime qiioi» après àTbilr été fouetté âeut fois, Véî FaBbé se lèTa si bhisquement, qu'il culbutta à bâs de Fëécalier Fhonmie qui le lui appliquait. A cette action de Tigueur, reconnaissez notre homme : les ruades ne manquent jamais. » (Antidote, tom. t, p. 60 ètiuii^. )
(4) Le motPolimiens,iont noufe AToiis îtàt Polonais , Tient de f>oU, qui signifie champ, et prouTC que ces peuples habitaient de Tastes campagnes.