‹ La chronique de NestorChapitre 19 sur 43 · CHAPITRE VL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VL

SVIATOSLAW («).

Caractère de Svutoslaw. -^ Sea eiq^édiiiona.— Prise d? {^ëréÎMilairle^— Conquête de la Bolgarie. — Lea Petchenègaea. — La bride de cheTal — Le voiévode Prêtiez. — DéliYrauce de Kiew. — Remontrance des Buaa^ à SriAtoalaw. — Amour de ce prince pour PéréiaaUTl^*- Mort d'Olga. — Les BfoTgorodiens.-i- Seconde conquête de la Bolgarie."— Guerre contre la Grèce.— Traité de Tempereur. — • Mort de Sviatofllaw.

De 6464 a 6472 (9S5 à 963)^ grandissait le jeune knès Sviatoslawj Bientôt il eut atteint Tâge viril> et son premier soin, dès qu'il put gouveiper par hiiméme, fut de mettre sur pied une armëe nomlH*euse et de l'aguërir aux combats par toute soirte d'exercices. Brave et belliqueux, Sviatoab^ était léger comme la panthère, et ne se plaisait qu'au bruit des camps. Toutefois dans ses marches il allait désarmé^ sans train ni bagage. A ses repas il dédaignait l'usage des viandes cuites ; dopeçmit Iqi^-mâme la chair des chevaux, des bufles et d'autres animaux sauvages , il la tranchait en menus morceaux ,* la mettait un ins->-

tant sur les charbons^ et la raangeolt ainsi k peine grillëe. Dans ses expéditions ^ il ne se faisait dresser ni. tente ni pavillon ; la housse de son cheval lui servait de lit, et la selle d'oreiller. Ses soldats^ habitués aux mêmes privations, l'imitaient en tout.

Impatient des combats, Sviatoslaw ne tarda pas à déclarer la guerre aux nations qui l'avoisinaicnt : « Je » vais vous attaquer, » leur fit-il dire (^). En effet, il descendit l'Oca, le Volga, et assaillit d'abord le^ Viatitches : a A qui payez-vous tribut? demanda- » t-il a ces peuples. —'Nous payons auxKhozares un » schelling {szUag) par charrue, » répondirent les Viatitches.

C'est a cette époque (an 964)^ que ki princesse Olga, dans sa principauté, obligea tout nouvel époux à payer à son prince une martre noire ^ et autorisa les boyars à lever le même impôt sur les gen$ de leurs domaines (^).

En 9473 (^*^), Sviatoslaw marcha contre les Khoizares. A la nouvelle de son approche^ ce peuple guerrier conduit par le knès Schakan^ s'avança pour le combattre. L'action ne tarda ps» à s'aigager; Svîatoslavr, vainqueur, s'empara de la ville Belaveshia ( Biélogorod ) , et soumit ensuite les lases et les Kasogues.

L'année suivante il acheva de subjuguer les Viatitches, qui lui payèrent tribut.

L'année 6475 (967), il descendit le Danube pour aller attaquer les Eiolgares. On en vint aiix mains de part et d'autre avec un égal courage, mais l'avantage

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demeura au prkice russe ; il s'empara de qualre-vingts places ^uëes sur les" rives dlu Danube^ établit sa résidènce à Pérëiaslavle^ et somma les. Grecs de lui payer tribut (4).

Pour la première fois, en 6476 (968) , et pendant que Syiatoslaw se trouvait à Përëiaslavle^ apparurent en Russie les peuples petchenègues. Olga, restée à Eiew, s'enferma dans cette ville ^^ec ses trois enfam^ laropolk, Oleg et Vladimir.

Les Petchene^es , dont Farinée .était immense , ne tarderait pas* à cerner Kietf • Les avenues et lea environs furent occupa par un si grand nombre de soldats^ que toute communication avec le dehors devint impossible, et les habitans a^ tardèrent pas à éprouver une cruelle famine.

Cependant des soldats russes des riveti inférieures du Danube, réunis sur des. bateaux, essayaient de s'approcher de la ville; mais loin d'y parvenir, ils ne pouvaient même en recevoir aucune nouvelle. Les Kiëviens , livrés au désespoir, s'écriaient : (c II n'y a » donc personne qui osera tenter une sortie, afin d'aller » prévenir nos amis de l'autre rive? Pourtant s'ils ne » viennent d'ici à demain à notre secours, nous serons » obligés de nous livrer au^ Petchenègues! — J'y vaisî » s'écrie un jeune honune. — El^ bien, va! » lui disent les habitans. < * ^

Ce jeune homme, une bride a la main, sort de la ville, et crie aux Petchenègues, qui lé prennent pour un des leurs (il parlait leur langue) : «Quelqu'un M de vous n'a-t-il pas vu mon cheval, qui s'est enfui? »

9^ CHRONIQUE D£ KESTOR.

Cependant il gagn^ les bord» du fleuve^ jette ses véteméns^ se précipite dans le Dnieper/ et se met à nager sons les yeux de se&ennemis. Genic*ci^ reveiius de leur crédulité^ font pleuvoir sur lui une nuée de traits^ mais ssuis l'atteindre.

Ceux des Russes qui occupaient la rive opposée viennent aussitôt à sa rencontre, l'accueillent dans leur barque et le conduisent à leurs diefe. 11 leur fait alors le récit de la position des I^iéviens, et Jeur déclare que si dès l'aube du jour ils ne parviennent à les secourir^ ces naalheùreux habitans seront forcés de se rendre aux Petchenègues.

Le voiévode Prêtiez, à ce récit, prend la parole et dit.: a Demain de bonne heure nous ferons nos efforts » pour arriver en bateau jusqu'aux mûrs de la ville, » afin de sauver au moins la princesse et les jeunes » knès; car si nous les abandonnions, Sviatoslaw se » vengerait sur nous et nous ferait mourir. »

Le jour venu, ils se mettent en bateau^ et commencent à faire retentir l'air du son de leurs trom* pettes. Les Kiéviens a ce signal poussent de grands cris. Les Petchenègues s'imaginant que c'est le grand prince lui-même qui vient au secours de la ville, se hâtent de s'éloigner. Olga aussitôt profite de leur erreur et descend dans le navire, suivie de ses petits* fils et de ses principaux officiers.

Le prince des Petchenègues ayant vu ce qui s'était passé, s'en revint seul auprès du voiévqde Prêtiez > | et lui dit : « Quek sont donc ces nouveaux venus? | )) — Ce sont, répondit celui^^i, des gens de notre côté, i

S^IATOSXAW. 93

»— tEl <{ui es^lu^ toi?^»*^ Je suis Fun des ofliciers de )) Svîatxidaiiviy envoyë par ce prmeeau secours de » Kîew ; luMnéme, suivi, d'une armée innovnbrable, 3) ne tardera pas à paraître. )>

Ce propos jeta la frayeur dans V&me da chef des Pefeofcenégues : <c Soyousamis^ dit-il à Pretiee. -^-«^ Je » le veux bien, rëpôndk le ^oisévodt. «> Et tous deux 5&CeBâûrent la^main, et le PetchénègUe éooxisk à Preùes son^d^vAy sonr^abreet «oii arc eà ëoUanged'un bamaîs^ d'un bouclier et d'une ép^qn^il-^reçut de cdbî-^ci; LesPeusheioègties YBeoiatinent s^^ignèrent de jKiew, n'osant pbis »dte o^ moment, mener boîi^ kurscbevaux iiuKboccladuLybed.: ' •

Aussitôt leur dëp^irt, les Eiëviens^ députèrent rers Sviatoslawqaelquès^ans d'entre eux ^ qui lui dirent : « Prince'^ tn prëfènes les 'payls ëtrangersà tom pfojlrè »>{iayftique til abapdonhes; et cepeédailt A $?en)est pen M fallu que ta nièreiei tèa eofans netooibossentmipitMP- » voir i dieSrFetchenègues. Si tu ne hâlsë^ toh .retoori^ » nous >s0rotift bientôt de reobefriittaquëisu 'Qui'hbus ^ prbtë^tora? K'auras-tu. pKië ni de>ia patrie, ni de ta » vieille ibère, ni deites^eBÊins?*)).! •.

SviatosfaLir ayantiouî ice message, monte iichenil, onksine àisetsigeàs de-llkniter, et sWrerimvItKifiw se. jeter, dans lés bras de sa^mère eo de ses enfans* Le récit idé ee qu^ilà avaient \soitifert l'^âtmt aui pbint qu'A réunit de nouTcatt ses-troupe$,*et se mit à "la poursuite des'Petdhenégues. Après cet acte de ven-^ geance il fit sa rentrée a Kiew, où il vécut un temps en paix. « . ..•

Vasmée 6^'J'J (g^)v Sviatoslaw dit à sa mère et à ses boyards.: a Le; séjour de Kiew m'ebauie, je y^ préfère TfvreaBérëiaslanrle^ |Mpèsdu Danube: Geteny> droit est le point central de mes Etats^ et tous les y> biens y abondent. De laGrèeei y viennent lesjctôffes » précieuses^ For, le vin«ftles fruits de toolees^ècé^ »du pays des Bofaânes et des Oùgreades chevaux )> et de l'Argent; de la Hvësiè dos. fourrures, de la€Îre, '3> du inieliet desMQ^IaTes. )>Là .princesse, «^.ce dit*cours ckagrinaky lui répondit : uHe vbi^ii pas^mon )> fils^^que je sais malade?tf.youdrais-tum'abahdoiii:ier » eei cencionient?.» Elle était eà effet fort souffittnte, et elle ajouta : ((£nseveli»4Boi, puis apràs.:^ia80Ù bon y^ te semblera;. !> * - .-

. .Trois> joursaprèsOlga mourut (5) j soa6]s^ ses jletit^ &$' et; tous^ les Eusses la pleui*ènerit avec de girsads igë^nissemenis. On la porta au lieiiqn'^é avak ellemémedésignéipour son tombeau. Maia^coiinné'Olle a(vait défendu! toute espèce de cérémonies^ Jiiui prêtre quii la' seirvait^en secret se chargea de Finhunier.i •

Olga fîit e^ Russie comme le présage ; du' ^nstianîsme, comme Tétoile. du matin ^ qui devance le ^oléil> comme^auroiv^^qui présage la husiiére. fille répandît lé même éclat que Fàstte des nuits, «k brilla au milieu de ses cosnpeilariotes incrMulésoobiBie^pDe perle brillerait dans un monceau d^ôrdures; 'Ea eBet, souillés de péchés, les Russes ne se purifièrent posât comme elle dans les ointes eaux du baptêmes Seule elle avait dépouillé le vêtement tadhé du vieil homme Adam, pour prendre celui du nouvel Adam , qui est

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le Christ. DisoiUhluî donc en la glorifiant :: ce R^iris* )) toi^ car tu as été pour nous le connnenceineiit delà y> connaissancedeDieuetdesaréabnciliationay^cUm » pays. » Elle est: en effet là première en Russie quisoit entrée dans le royaume du Giel> et les Russes llio^ norent comme leur devancière , car elle a pour .eux invoqué la mort de l'Homme-Dieu^ Sa)pmon n'^nt-il pas dit: aL'âmedu juste ne meurt pas ^ que Je. mdnde )) célèbre, donc les loiiaiigeâ. du, juste. : son ttom ne 9 périra pas, car il est dans la, mémoire de.Pieu.et D des hommes» » Le prophète aieitcore dit : aC^lui y> qui me re^ecle, je le. ferai, respecter, he soiuv^^fiir » du juste durera éternellemeiit> ^ans ayoir àredouCer )) aucun mauvais renom. Je rafUsrmît^ai le oqsUr ^is^ ]) posé à croire en Dieu^ et le rendrai inébranlable. y^ Les justes (ajoute encore SdlomX)n) vivront 4ter- » Bellement^ ils recevront leur récompense 'de Diisu^ » et leur demeure sera dans le . Tr^Iiaut;. ils héri- )) feront du royaume de gloire^ et recevroûsdes^ains » de Dieu la couronne de la justice, car Dieu les y^ couvre de sa main droite et les protège de ■ son » bras. r> C'est ainsi qu'il a protégé sainte Olga çqu^re les embûches et les malices du démon. . '.:;:. En l'année 6478 (970), Sviatoslaw établit son jUs abé laropolk à Kiew et son autre fUs Oleg à Derevech. Vers la même époque, il reçut des députés novgorodiens, qui lui dirent : « Nous n'avpns pas ))de chef, et nous veiK)ns.t'eu demander un.(^).)) Sviatoslaw répondit : ce Qui pourrai-je envoyer chez » vous? » Oleg et laropolk refuserai cet honneur.

Dobrinin dit alors aux Novgorodiêns : « Demandez wle ptos jeune Vlûdrmir.)) Ce prince était fils de Malouchka^ camëiÎMé dX^lga, e^sœur de Dobrinia y dmit le père était Malko dé Lubetch ; de sorte que Dobrinia se trouvàil'étre'iej^r& utérin de Vladîittir. tt Vladimir' (^) était né dans le village de Bu- »• dutih^ où la princesse Olga , dans'tin moment de >y méoonienteraent, avait relégué sa caméri^ Ma- ^ lo«rctika; elle possédait Ik une terre qu'avant de ^ lÉfOurir elle vona khi Saint^^Vierge, M^ de Dieu.»

' 'Les' Novgorodiens dirent donc à Svîatosla'w t a Donne-ndus ton &s Via Jimir. — Eh bien irépondît ^ le grand prince, enateenes-le. » Les^ députés partirent dôttc avé<S Vladimir, <Jui suivit son frète Dobrifiik j ap^ès quoi Sviatôda^ se dirigea sur Péréiaalavle.

"Ce ftrt enran-6479 C^'), que ce prince reparut devant Péréîaslavle. Les Bolgares, qui s'étaient d'abord enfermés* dans la ville, en sortirent bientôt, et vinrent lui offrir le coinbat. La mêlée fut de^ pluis sanglaiites, et l'avantage semblait se déclarer pour ces peuples; ce que voyant Sviatosbvr : « Frères et ca- » tnarades, dit-ilà ses soldats^ c'est ici qu'il nous feut » mourir; ou plutôt reprenons courage, et conduisohsn liious en véritables guerriers ! » àur le soir Sviatoslaw obtint le dessus, et fit son entrée dans la ville, le glaive à la main.

Aussitôt il envoie dire aux Grecs : a Je vais à cette » heure marcher contre vous , et m'anparer de votre y> cité comme je me suis emparé de Péréiaskvle (7). » Lès Grecs lui- firent répondre : ce Nous ne sommes

' STlATOSLAW. 97

)> pas ^n \êtu% dis tt irë^sler; prâèVe sur nous un îj tribut poiir toi ^t pdnr les tiens * cK^-nousi <c5ombien » *WU5 étés, ëi nous te plierons la capiUitîon. w Ittaîs les Grecs ne parlaient ainsi que pour tromper les Russes; car be ^upTe "est H'Un caradtére astucieux, comme ôn^e vemarque encore lie nos jours.

Sviârtoâa*W Y^pOndlt : <r Nous sommes vingt mille, h D augtnèntait du double le nombre de ses soldats^ doiit iltiWaît tA effet (Jue dix mille. 'Les Grecs alors, bichi Idmfle'fiayer' tribut, marchèrent au nombre de cent mj&e hommes contre les Husses (^) .

Ceux-cî flëcdUVrâUt au loin les forces de Tennemi, prirent dh&iti&t IMpOuvante. « Camarades! s^écrîe » Sviatoskur, il n'y plus knoyen dé reculer; bon gré )» malgré 41 iïe nous -re^te qu'à nous d^endre^ û&n 9 de tre piks charger de honte not^e commune patrie. » Plutôt uiiVe lois laisser ici nos os! La honte n'esf; D psb pour les morts, mais pour les fuyards. Ainsi D donc , amis , insistons courageusemient ; je veux » mOi-ttiémé vous donner l'exemple; et si je perds i> la vie , alors songez a sauver la vôtre ! — La nôtre ! t s'ëbriéUtléS Russes : le lieu de ta mort sera notre }» tombeau a tous ! j>

Les Russes alors s'avancent en bon ordre; un combat acharné s'engage, et, Victorieux de toutes parts , Sviatoslaw ihet les Grecs en déroute. Il les poursuit Fépée dans les reins jusqu'aux portes de leur ville , et met au pillage un grand nombre de bourgades, qui depuis ce temp sont restées désertes et ruinées.

Le tiwr grec fit alors venir ses boyards, et leur dit :

gS CHRONlQtlE. DE NESTOR.

« Que ferqns-noys,? N.ouj^ ne pquvQns plps r;é^^F. » — Envoyez^Joi des présens, répoadii:fntJksbo3ii»fd$^ » essaya s'il a du goujt pour Vçr, tet ^es étoffes, pr ér » cieuses (payolokam). »

he tzar adoptant cet avis^ chargea.. (des homnpies habiles de porter au prince russe de IW et des étoffer précieuses, en leur recpmmtindant d'observer, attentivement son regard, son y îsage, et de démêler Pimpression que feraient sur lui ses, présens; ces agen^ vien-: nent donc trouver Svialoslaw, lequel étant informé de Parrivée des envoyés grecs chargés de lui fiiirq des soumissions^ ordonna qu'on les lui amenât. Ceuxci, après s'être inclinés devant lui, déroulèrent leur or et leurs tissus. Syiatoslaw rc^arcja le tout'de côté, d'un air de mépris, et dit a ses geqs : « Prenez cela, m

Les députés retournèrent en. Grèce^ et le Uar aussitôt convoqua ses boyards pour entendre, l'issue de l'ambassade, ce Quand nous fûmes présentés an grand » prince, dirent alors les députés, et que nous lui » eûmes offert nos présens, il les regarda d'un air de » mépris, et les fit aussitôt enlever. — Essayons alors, » dit un des boyards, de lui envoyer des armes. » Cet avis fut goûté ; on chargea les députés d'aller lui offrir une épée et d'autres armes. Ceux-ci étant retournés, présentèrent au prince russe ces nouveaux présens. Sviatoslaw aussitôt s'en saisit, les admire et témoigne la joie que lui causent ces armes, en les baisant, comme il l'eut pu faire au tzar lui-même.

Les députés, revenus près de leur maître, lui firent le rapport de ce qu'ils avaient vu. A ce récit les

hojnràs^ se .^îrent : a* !Cê. doit' âire un %omitiè farôu- »r che> puisqu'il sm^prisè. les rtché^es et qu'il reçoit »; une épee j un ^âiye pour trîbiit; » '

Le tzar, néan|nbiAS[^ fit porter k Sviatosla-w de nouveaui présens/'en lui faisant direi: « N^àssiége poiht M notre ville, exige plutôt de nous l'impôt qu'il te » plaira. » Les Grecs parlsdent ainsi par nécessite , car il s'en fallait de^péu que les Russes ne fussent aux portes de la ville. Outre le tribut qu'il leva sur enx, Sviatodaw. exigea aussi .des dédommagemens pour ses tuës^ et dit: (cGe sera pour leurs héritiers. )> Enfin, il revint à Péréiaslavle chargé de gloire et de butin. . Mais à son retour en cette ville, voyant combien 'était diminuée son armée, il se dit : « Si nous étions 1^ trahis, moi et mes gens nous serions perdus » (son expédition lui avait en efiet coàté beaucoup de monde) • « U faut retourner en Russie , dit-il a ses » boyards, afin d'y recruter de nouvelles levées. » Mais' a^^nt il envoya des députes au tzar grec , qui se trouvait alors à Dorostol ( l^ ancienne Dristra^ aujourd'hui Silistrie), et lui fit dire :. «Je voudrais » conclure une paix avec toi. » Le tzar, aussi surpris que satisfait de. ces propositions, lui envoya de nouveaux présens, plus riches encore que ceux qu'il lui avait précédemment faits. Sviatoslavr accepta les présens , puis tint conseil avec son am>ée, et dit : « Si » nous ne faisons pas avec le tzar une paix solide, et » qu'il apprenne combien nous sommes peu nom- )J breux, il marchera contre nous et viendra nous » assiéger juâque dans cette viUe; nous somines loin I. 7.

lOO CHRONIQUE 9S ]l£STOIl,

1) da noire {)»]ns îci^ et les FetdutaaègaeB noÊi n soat blm pue». Qui donc alors yîendra nM|s seoou^ » rir ? Faisons un tmite a>vec I0 VêVf futatfM d'ail^ D .IçuFs il prMaet noua psfer' èo^ tri but qui doit néxis ^ salisfait«e« Si p»r hasard il ae refiimt k cette cbua^ -» aIor»^avee lesi nouvelles lerëes d^facmine^que )e suis )) df ft¥isi d'aller &ire en Russie-, nous mâr^^eronsi de 9 mmyenu sur Tw^gnid. » L^armëe aecueiHk cette profuosîlioiv. *

On dbotM done tém qui devaient m reodre prés du tnr : ik vinrent k DoroeHok^ et se firent auncnÉeer au priiice} le toar les reçut le lendemaiik mati» de leur arrivée^ et leur dit 2 « Députés du peuple russe^ 1^ qti'aresB^tTOQ» à nousi dire 7 «^ Voici ^ rëpondireBit*- XI Sb,. ee que te lait dire notre knèd : Je veuat fuire n avec toi , taàry: unepaix solide et qui dore k ja«u» »

Le fzar^fort satisfait^ donna l'oitirèk l'uili de ses sécrét^irea de preadre su« paroheimn copie de toutes le& parc^s de Siviaioslair. Vun des dëputéa Oûn^men^' donc k dicter, et le seenéliaim k. copier les articles ainti qu'ilsl suivent t ,

a Nouveflfe cîôiivendôn faîte entre nou^ Svîatoslaw, »• gfaiïcPprfncécîe Russie, et Sventeld d*un côté, et »' le tzatdé la Grèce de Tautre, transcrite par Ivan » Tsimiscfaé^ et TEI^éôphile le SfnRel, en la ville )) de^ Dofostôf , àii mois (fe juillet, mdîctîon xiv, » an 6479 (9^»).

» Moi Sviatosla'W,r kaès de Russie, déclare,, ainsi )> qpe yen ai fait le serment, vouloir paix soUde et

. SYlkTOShKW. lOt

1^ amtiirf réeOe met toiis fes 'tsafs de 1& drèee^ et » pnutîouliéreiiient avec Basiiè «tCIqmumliti^ietKHiâ 10 les autres redoutables princes, comme avec totf4 1» Içuraiuîéts^ ct^ave ïoqtte amitië tiiMt en mon mm 9 qu'en cdvi de tom les «boyands «t siAdats raased ^ qui isont t^ns non mstmitë]; la£te meMfé font » dmer'ÀemeUeinénix

>» Je jure en iratre dé ne «jannus rMnooirqptendre i> <aoiilre leur p^j de ne iëunir aiuâune tn»rpe et de }^,me tovàam aiarun peuple eniiemi chez eus, ni ^ dater lias . po^ pkoéi aoiis leur èépendonce^ non » |dti9 que dam le 'pays de Xlterson , dati$ ceint ^àefs » Boires, ni tei attira qu« ce soit; in?obKg«(aiit n » rè^uder. eomn» môii'^rt)pre ennemi et à tmive^ » comme tdi tsebsi <ctes miens à qn^ il arriv^ait de K^ 4Éiant][Uer à ce aermânt.

)) Ainin que j'en m £ih hi promesse sm tzar ftetimiy » je }ure> temftpbnr iboi qae pojur ies^oyai'ds et le » peuple TUsse, d'i^senrer fidèlement oélile tioU^lte )» conViemion. Pinsse, tri ri€^s y manquons, la malë-. » dicdondeDi^ tomber «tA'iiov»! OdiéiixaPëroune/ 1) à VolesB^ puÎ8aions*^not!S dbvemr jaunes ^Oifnme ». de Tor et périr d« iMte pmpi^ armes !

»<£it poi9ririixëc«ilsoa du prësènt brioate/ l'avohs » fait transcrire sur ce parchemin ^ en y apÎMlSJlnt » notre scel (9). »

Cette paix conclue , SvîaU>slaw revint en navire pr les cataractes du Dnieper. Cependant Sventeld , le voiévode d'Igor son père, lui dit : a Prince, voici » qu'il faut monter a cheval, car les Petchenègues

)) occupéàt les contrées qui bordent les cataractes, j} Svutmlayf dédaigna cet avis y et : contrauà sa rot|te par -eau.'. • ..:•♦.-. . i\\-' > '-'.' ! «v r i i. '--^ • ' ,l4i'yér»tépoitftaQty\Q'es|:quelesPé9é^as]iivHeM^ départ des Russes^' âvaieiit-eàvoyé aux Pétchenogiies l'avis suivant : u Sylatpslâw retoura» en Russie chargé » d'or et de butin qu'il rapporte.deGrècejsbn arme'e ».ëst trèsrpeujEiombneuse..)! Et a cette nouyeile'les Pdtchen^uess'étaientrétabUs lé Ipng des: catorffcte^ ; Arrivé à une. certaine liauteur^ S^âatoslaw iie put; aYftncer . plhs loié^ eonipdèt de ^arrêter ^ iV résolut d'hyverner à Biélbeveslieje*'. Mais les vivres ne tardèrent pas à manquer, et bientôt la disetteifut si gjrande quêi« tête d!un oheval.se .vendait un grit^naSi :Néanmoins l'orniée' passa l^hi ver eur cet leûdroSti la.:»^

Au commencement du printemps suivant ( 64do ) (994') > ^^^^^^^^^ vcml»t| tenter le. psj^sage des catar4ctes/Mais|Cour^: prince des^PetchenégUes^ tom)3a sur sq:trQupe.,^et en fit un grand carnage; Sviatosla^ y périt. Se^ jepnefni^ Vi Goupèriant laiête/«t.de son cr^e. firent ^e çoiipe:.qui leut servit dàn^>léubs fes^ t.};^^^}?^^. .?5ywteW> 4dkappé au masséorp (lésés corn* pagnons , paryin^ ;8 ,g2»gner Kievi.y . 'où ; il > rBtEowv» laropplk. S^tosl^w avait on tout régnéi vingê- huit ans (?')• ; . .. ■>•: ' . -^ •:.-' ' ^'' *'-•• ' ='•' '

B^ïAfoiiJirw.- io3

WOTBS.

(i) Qo reo9ar<|Ver^ que $TUtoaUw eit^c; fg-^m^ {i^ii^c« ^oni le' nom «oyit nufe. Les hisl^ripas . Font écrix, 4^ direr^çt ^ai^i^res : Sloslay, TmétMlay, Syfialoslaf, Sy^dloslavs y et lefi écriv4i«s l^ysantios Sf •»- IitIaaW et Qa^til^^xaUç. Cest, (fuoi qu^il en sqî^ réeUement un nom <lû fient de deux mot» slaret : sfiaîQJ,. saint ,^ sacré » et slqya, gloire, renonun^e. Bans la suite, lespjrinces chrétiens russes eurent deux noms^ le premier purement ' slavon , et le second emprunte lors de leur baptême à (juelque saint du calendrier grec.

■ (3) « L^anciçnne Chronique, 'dit Karamsin, tr<ip^met,|L4a postérité le » noble cari^c^re 49 fiyiatosl^w ; }>ien loin ^e profiter des avantages ^ qu'offre une attaque ipipréTue, il avait toujours soin de déclarer la « guerrQ aux peuples s^ ennemis ayant de les combattre, en leur fai- »„8ant( dire : Je marche contre vous. Dans des temps où la barbarie 9 étendaût.partout son empire, on aime à voir le fier Sviatc^aw observer a loates les règles d'un honneur vraiment ch^evaleresque. » Beflexions I>ieQ graves sur un si .faible texte, cadre bien grftnd pour un tableau si petit! £n gé;>éral, les Russes aimeoit à couvrir, leur pauvreté d'habillemens magnifiques et par-£ois empruntés ^ le public est là, qui voit la ruse , et se permet de rire.

(3) Ce, passage je ti'Otuve dans, Tatispheff, qui Ta. pris, dit-il, dans une aocjenne .copie de Nestor. Il pense à ce sujet que,saiT«iitlesmoturs des anciens peuples, le droit du seigneur à régard,<de,|iA,9C«kYelle mariée, s'exerçait chez les russes dans toute sa r^gueur^ et que la chaste et chrétienne Oiga profita sans dou^e du mom^t .où son fils était en guerre pour. remplacer ce droit |iont^ux par «n tribut^ marchandise, tribut que les BOUTeaux mariés continuèrent à. payer jusqu'à nos jours.

Jelagiu commente également ce passage, ly n'hésite pas à reconnaître ici ce que, dans toute l'Europe ancienne, ou désignait, sous le nom de dvoit du seiguçur^jrW fm'AkB Jioc^.

(4) Nestor ne dit pas les raisons qui déterminèrent le prince russe à

I04 CHRONXQIÏE 9S 91STOII.

porter la guerre chez les Bulgares : Zonaras, Gédrenus, Scylitzis nous rapprennent. L'emperenr Nicéphore Pfaocas ëuit mécontent de Pierre, roi de Bulgarie, qui protégeait les Hongrois dans leurs attaques continuelles contre la Grèce. L^em|^|fHlirîd^KiK à Kiew, en qualité d'ambassadeur, Kalokyr, fils du gouverneur de Kherson , promettant de rickes présens au prince russe , sMI voulait déclarer la guerre aux Bolgares. Syiatoslaw se pféu d'autant plus volontiers aux vues de Teropereur, qu'il reçut pour l'équipement de ses troupes tout l'argent qu'il sembla désirer.

(5) « Elle vécut, dit Lomonossofl^ vingt-troi« ans avec Igor, dix autres » après fltf inort^'artaM'qu%i<I*èfre baptisée, et qmtee'depttîr sa ëoa^«r- » sîoti , ce qui ftiiten tout quatre- Vingts ans. » J^ ne Étà» pas- il* le" lec^teur ratifiera* oe'ca!6ttl^' au ndtre, cela ferait {hstarquaraute^-hilit' tani £0^ monossoff suppose saiks dbutequ'dle en- avait trente-deux, lorsqu'eOè devint la fvmme d'Igot : cela' me parait au mofns fiypotfiétique.

(6) Cest ici là première fois que les Novgorodiens manifestent l'Humeur inquiète et cet amour pour la npuveauté, c^^i les caractérise dans l'histoire russe. Lomonossoff, dans la réponse que, suivant luf^ leur fit SviatoslaW^i consulté hioiufflë texte de-lfestot^qUe lès reproches auxquels ces^flertf réfniblicatttï fe'éxposèreot'plus' tard': «*Vbu8 pouvez, lëUr dit I» Sviatoslirw^ cliercfier' un mattre où vous voudrez ;• 3 peine voiis a-t-K)n » donné uti souverain , que vous cherchez H vôiis sousfraipe à sou ùhlSk- » sauce.' » Puis, comme si cet historien n^avalt pas aïsez de ses IntevprétatioUB hasardées, son traducteur Ihi'fiiit dire d^ cf^ntinuelies'sottlses : «e larropolk et OIeg, contiuue-t&fl'(dferns la traduction' française de ly^lC),

V approuvèrent la demande de^ IVovgorodlens ; » tandis que traisenablkblement, et sefén' le texte de NestOî^, Lomonossoff a écrit? : «rOleg- et

V larop.olk refusèrent P^fire d^s Ncn^rô^ènA » '

(7) Léon-Ie-Diacre (V. Mémoriœ populorum, tom. lî , p; 9B9) écrit que* «'Kaldkyr-; qui avait ea occasion de lier anùfîtSl^ aveelbs' Russes en Syrie, ne letr «Vftit îdtrodùftsieii 6olgn'ié^que' ^axct vdiCtéktst'aiet: eux oontreCodstinthlo^îe.' >r

(8) Léon-ië-Dikcré, qui parallt avoir été mieux instruit' que notre Ifen Nestor dès circénSUUices de cette agression, écrit {Êtéth. poput, tl ri, p. 89 ) : « Sviatoslav»^ exigea que Pempei^^tir lui payât une^^raudiei sôniîkié » d'argent pour* la' feitîle BoIjgai4e , déôlkratit qù'àutt^èment îi* éhassèraft » îes^recs de TEuttipè;' qu^nefletar appaften&it pis. Zytoikcè's t)^6ndit » que Ibscbétiëns ^iniaieui! la pafk , maisi qu'ils sertilent ^Kg^s d*éidh ployer !a force pour chasser les Ru^ri de^làBèlguiitfJ'iJïre'le péfifidc

i> JfpT,-qpx kûi, T«iin ak^«q|le^ la, vUl^ 4m QéêV «imi im» <|mMli|é. i»* » qombrabjie de. b^^«fi«'Mi«r«it.«. f^wm, eosimMf 4it dftM m fuit* » Yen fe Bosjphoçe cinun^rifH!» ^%. ^uI^npAn». i^«ft élÀ F» «m* !«& G«t«> » mam$ (ba DçeTlieiw}» il; s^aU nméic4j\m¥mti tArniiié MLcfiarrièref » qa'oQ rayait atUph/é..à àmf, «rluef^ ^ &Mi<ki. |MK la tMftié.^j flpe » STiatoalair ralufak k io^qm^ 9iN«^.*t^ • £«« pPHM» rvmt ^éfitAidit : « L'empereur o?a pat bcc^oin. dei.iceiiir i(sk J^ùv» irpiM liMMMniMrif^r^ » Tant ConstaDtinDple,,. et pj^oor^roi» ^i» i|«at «onwMs^WbglwfnMtè » nobles ,^ et «on 4e. tiU arlûwM^ 4ef. Utm^ «$>,dw> M^mm» qB« Vott i> épouTaptQ ayec dep nciiaçef^ » f (/ia^o^/^^^^M mtêtm wvfeaéÊ gêvtKtm^ Mfsos eitttus, harlimnca inuasUi m 4«m«»U«i> ireigpttsdl^ Ji^S«rt^.M|Mvi

BfzanUufnJ^orii vnilo dfutUmw^ • , • .\

(9) Le r^cit de8.iûiitorieii«bj9«ntWft a^^ifn^ beAUCttap^dterilHi^de Nesior. C^pendanf^ il n'en F«« MI^MMjMbl^ d^ k» CMUciliaB. Xc ffMd prince, suirant les preqûeva, « 1^ UtadfavBcJ^arm i«i.«o»Y«nn taJAtSy des Honjg;rots «t des Petcllei^èguftf alqf»sei alii^fr, eotÉA dan» la "flicaM, dpn^ a i;«wif|^«.lei boui^ et lil^^ psqn^» AMbîaoplr. Mtepéù^&àétmr géi^^raL di^îVisytt^, M repierm» dana. e^e tiUei ei fiit .l#«^«np* aaiik oser livrer J^ille ^ un^ ^rfaé^ û, ior«i|d«blew.. ImpeFttitOk n&iLcuacr*

r^^ eli^fjwctc^ mwriœ huju^ce. £iii|if <<^>a4y cgii^u^ fimr^ial^^ mec «m»

se essa |^r«q«^t^..^ Cepend^uity la^^Gkec* «e «ai^);v4^i |U|».lR «s jowwreir «reçlepfd^M^.SyiatosUw ^ ie#- limites d'éploy^kevt leur. Takur Jairépide^ mais epfin J^ai^da» et^le pateridif. Fiesre le$.ibi><Dèreiit à Mcther pie<iè|NnbE Wucsuroir tqé wi gi^i^d.iMvn^ ^ fjffpA^, A4t^rMtioe»m.ÇQpiav.lar^t mqpfts eranl^ofi. uigiota uiiUia v«#a(MTiJ»«^W64««<»'ilkl«i ^afdm^maf^ ^^i ii^^ no/^ filtres ^ceniv nnlMbus htibtret, CenMWtit^.pradi» utfM^ qjK çaéfe^4$ftt^f^ etnim^fi^r^ m^m impem mcihaUQfM ettmu Tandem Scjthae infugamversi suru, ^t^omm. Mommi^ «d pr^fiatiam ^«^ne vaperoj^r eos ms^mtif^ jtmUam stnagHm Jh€emiti* Aitmi'ifk eapricûio S^tba^4upra yif^Bti-.mUii^p^M*^ { l^'o^. bei pa^i, ad t>a«aw^a» ^70^ u^, w.) M^^^ ftMWW te* WaWiwH grws ,. W d^élé» àviBo le prinotf ruise D'en^f^K^io^L^pifiA refti^ji^ «ç^<4iwé«< stuarante, Z^nkiiatÀi^f ortit lai» m^e de CSpT^UoHM^^e vHHi^99^*m»éé^ajAAt^èi^w^mà\\sa,'^^ ^^^lim^ 4<)^^( <IOPii^raUQ iKlVlBbtfl4diUBe^diiiSaMilWs»fiii Jiairt i^'toUrc0j^t^M.,çoiimi^k^4il»^f^ Wft J(VMt«»tpou(raieBt..«io(iB ifiveo Kiew. Cest dans s» BW«^e.^pyM9>i^.Dg)!«Vfl>*.eraipev^K reveàintr» Je« àIdw IiMaadeiuMi «usaea^ 4t^^.£fnt99iMA«<v^t«^vde recènvakra 'Ja^teve* . Xes Greçs^ Sanaei^tlier; ^v^eçe^X ^«f^^mrpArleff^. il"^* &k câtkd«Ma»«aili«tt deaon caj9^^.1<<i«N6#-^ V<H|i i«qa Iftf» détailt» etkt temrojmtmuùié^w^t

io6 cHROiTi^ùË B£ Nestor.

kur lirâori ooildiiiw qui -deVait prouver k Sihiàslkyft qu*il avait àâaii e à*îiil enaeoii JimgerMiii L'tteperetir, a fa tête dé quelques troupes i^élite-deU lé^oo^tite déM immoruis; far&it à l'improviste sous les murs deCéréia8bMrle,*«t tombe sue lea Russes, tjui étiuent loin de soupçonner l^aaneniLstpfès.Xiaiaiofis ici parler le ehrobiquenr làtio :

<( - Ubpprttteronmmt ' opmUnûm ttibriea ptœrùptaque loda [irâhsïvit , PyafcthlavaiU' w^jw , ^ml» my-gôt^um régiaest, in'udsii, drehto iiihas ju->h§miÊ^b0ifi<»ài'imtofim^f ûf^nMkiUhtiatè; oû^mp'àika sttepere. Tauro- SoythaivfMi^'éétf milïlitW ^dine ptritiaijùe se invàâéntéi Hoihahàs conapgxw^^ ànaiMoi ^fMdH^ibd eepH : jîtma tàihen côtatijjàia acté'j^ in ema^f4»^jifUptè^pUuUti»'ameoppiâum, Bxymanis- obviam procésserunt, besUarurn more f rementes. Romani conserïa cum itlis nianit, strenue puffètâtant^ h^Hoffue ^igiUt faein&hteâehaht, ancipiti neutrtùnqiie in ftmmun ^tanée véêio/*iù. Porro'SàjfHhdé, qiiife^epedétss essént {nèc ènim ^fiâfas dùm9mms9ieUt'y^tiod^'ftèipàé équesUi diieipUna tùberceântur) Jtomiàwnêmjfacai^k non suwtiHUeHint, iëd.iti Jugam versi^întra miirônunéai&itàm iest-^ni^Jt»Àràn%<quoi'pone insecuti romani dite Irticidantmt^ idiuffit^nim éo pr/giio'desidèràttt supra quingënto^ o^ïoSey^àrum inUlia } ikimunosïntet^im bhéi'éà nojt ab ùHetiote pugna ïnkibuit:

PonàinMê imiperaUM^fèrkm kt^fe è6àêtipataphliAingi6 àtàros dggrtdhur, ^têéuiMsuittturbttpùtMvtrks.'PiéÊefiU, quain fkctgnoAt quintamferiàht voeant; quà B^minus ind c^éem'spb/ite properaris "stdutarid discip'ùlis doQumekta dod^,*'^Raési quàqae e^propugnaeûUs'ordbïatVBôlMbids inpo^bentes iaiN>èbant\ in qîao» desuptf jaeùla pleni»qué'riMrribus^sùx/à jaoè0bànt.i Twt^efn seali» ad muras ' admoHs urbs cajptà, înMèksii Sçfthantm s&^tgé, 7^c etiam Boreéi My^oHim regr^ etitn uaforè et duobué infiifttibus ctîplum ^sse dieunt, eum'sic gèruè niûla liMugirte Jloieei9cefén$,<nbiàMmque imprratorl esse : quo ille suseepiù vifîÊMi cotait, Bolgaramregem appeUans, in eoM rem vénite dieiens, utjtf^i/ùi'ûfcisee^ wmtr^qtUMirkaàffihisffpé^i'^'tMenit ^ • ^ . ■ .

• Ikinp^t Mirtogiam aidaYti^^/Ji tm^pûo, îh ifUam MussorumJbHissimi contrusi.ermst. Hif6rtittf^stii0runt; ttper'portàlamdéÉiUélrittsimdtam sùragem Romanorumfecere, .J\aiè6irf eaptk d Biktanisr ïhrastliIaTa est itUta-duos diesl Jùamùtê^tfmtiin^v emereitH Hbti^alitis accejjtà '"taqmo nfiBei»,'^imùii\Sahiaiorfs naki'fiiétMném b^^è^f^'fi £^ tx 'T^au»roisoyoki* noUnnlior >sèpokewidSii4mosliaiém diréaU', ^ui éi '^iHjiin^nnty ut^smtimmm pf^n»iit;^tr'à HÊf^êortUàf diti<m& abseedei^; sût id noUei/ommbuê-^iribus invuâwoeê'rùmatsos èxeipfèrtt. ' '

'imptràtor patteos dus ik urhé moraUiS'yp^asêdioqûé rêliàto', qttod ipsi iutandtm suJgtceNA; èoiqut SUàltiWi^e Jéttutoôpoll hUhbUjffiàa/ chiH oMni&iM>o0^tï«dorostykiin rmv€t: qn^miàrbem îhcl^ltf'iMeiiMnEVp €on-

stauèwus.ûii^. a'fimdàkMUU er»xA, et in'^tmk ptktéki'HAâiHflm âc mofpdl^dtntm' qua Ttuno tnntur^prope^t^'tiine nirrtihim,^ qtîah'd& criicis signo steiiiM raâiant^hur vt €obIo eonspëcto, Sùyffhds in ipsum iVruerttei pr0fiif;àfiL(ïie9ji^ei pagi^'f d iùnp ^'ji, Yui'^xù} .••'); .«. »

A Ja lionyeire de là pkûe' de Péréiaslaw, STiâioslàv, contiiidé rhisto-' rten,' né- témoigna aux siens ni' décburàgemeut ni c^âgriiî :'

Svîatoslayos, intèlUeta quant' aâ Prastfàqvif.m.'sui! claâemacçepe-' rant^ Tauro^Scytharûm omni exercitu coUeclo ad septuaginta homintii^ millia, ih Komanos aciem insiruxit^ U^rotfue ,exercità ih dprostoli agro eonstituto^ casirisque e regione pasitis, magna conserta pugna, in qua tequo marié prtmis congressibus. utrinquè certatum ést^ idqùe ad profundam vesperam alternante viùtoria. At cum fçm Stella peneris ifi occàsum vergérei, Scythœnon sustinçntes Romanorum impetum infugath decUnarunt, iniraque muros contrusi sunt, mullis suorf^m eo praslio'désidféiaUs. ' ' ." ' ' ' . .' •<^*«- > -

Jam hero, die duceso^ie, imperaïorjfirmo vtdlo castra commumvit* Scytkœ 'vei^o e,tu/ribus prospectantes, tela saxaque m^china^que p^-^ trarias in Jtomanos laxarunL Tune vero ipsœ quoque Romanorum in^^ eend^ariœ trirèmes, ycum nayigiis annonariis, per Istrum adrepentes apparuere, Hinc Scyihas lembos^mos lintresque coUigentes, pro urbi^ mautibus subduxere y qua peurt^ ij^r prœteHUien^ alterum Porostçli latus allait,^ Postridie valida utrinquè conserta pugna, in qua Sfan- kelus^ cuitçrtiœ a Sviatpslauo hpnoris partes TaurO'Scjrthœ tribuerant, oecissus est : cujus interitu,turbatiTauro-ScjrlhœySensim se in ^rbm^ reeeperunt. Imperator vero receptui cancre Jubens, romanos ,aâ casera ^%H>éavtt!,.l\yinterîm^ Rusai 'cofisérta' dàie Romanorum machinas inemàér'eteht'âBùnt'f non enîm stridentes illarujn ictus ejaculatifinêsque firehM. (Ad a. 973, vui, li, p. aai ). Sviatoslaifi sèrmohibus exciiàiiypericulum se pro sua aditùros soluté, Jhrtique pectore, adi^ersu^ Romàhdm aciem pustiàturos, consensere*-*.

Cest ici, je pense, qn^il faut placer Tallocution que Nestor fai^ adresser par Syiatoslaw aux soldats russes \,Ç<^çir(i4é^Sf, il Jf^'v^a pluf^ moyen de reculer, etc.

,j PosJ^idieigi^tur, sexta^^cilicef. k^b^omade, ^ie mensisque \^^)k vigÇ:î sima quanta ( (ilibi,quinta), si^b ipso solis, ortu. atqt^e ardonbu^ êgressi .p^ ur^Taufy^f^^SoyJ^hapj, tent4n<^amsi^i,,pùgnc^ alûçnj^ statueruJT^tf^ çQm^ifrj^sqri que prœlio fqrti imp$tM ^^cythfe^ ii%. fiomanqs i'^tpressionen^^ Jec^rurii,^ Roniapuf quidam Anainas yocaius^ totis cquo laxai^s habenis, ad Syiat^slauum v£mt, atque ad humeri Juncturam gladio firk, eumqi^ p'o' num dejicit, non tamen interindt} ipse vero denso Scytkarum agmine

IcA CHnoZilQVE P« IISSTOR.

Imp^atar viVçn* inçimnf^ açiMiu, in mébmr^mo* ùrumpU, éfMfum €9<9mph Romani f oottfuUmqi^ ^moria ffro^Ud fdutda^ Sffttiû oommixta, hosUum fad^m verh^aktU, pulvit^ue cjraA4«a ilhrum ^itfdoë lœ^dmU ^iunt vero etifim, virum quomdam (qw> ^Ibç ifîvfpfmm la^^misse, qui Romanif ductor €49et» et^ irru&idum inS/^th^ horUtr retur : qui poslea im^entus non es$, licet magna quœrtndo dili^Braia hahita esset. Inde indubia ptrvasit existihtatto , magnum martyrem Theoàornm Jhisse,^ quem imperaJLor in prœîiis sibi adfutorem solebat deposcere, Aiunt eUam, ejusmodi atiquid accidisse ad vesperam pridie quam pugna ûommitteretur. Êjrzancii virso Deo dicata Adere sibi in vUiùne vid^atur Deiparam, viris Jlammeù eam stiparttihuM , que et diceret : Vocale mitiî TheQdorem martyrem. Moxque adduclum esse uirhm armatum, eut diclum sit aî)eipara : IpanDes tuus^ cfomûie Théodore, apud dorysiolum Scfylis pugnans , infesta hostium acic grayiuJs preniitur^ sed vade cito , ut illi opem feras ^ nisi enim quam primum venetts, rti ittt in gtd%>e pétieulum vertétur. Ctii iîte rursus, paratus. i/tquit, sum, ut Dei ae Domiof nfatri obsequàr '. quo dtcto statini ivisse et ht eutn môdum equutn tx vtrginis ôcùlis étiolasse. "

Èomattt'véfo pfœunlem dipiniim vif uni secutt, hàsûbiis congfèdtuntat, qui injugam déclinaverunt^ aique ad muros usqiié aui super àiiis irntentes, dite cecidetunt. Aiuni ih Hoc prœîio ad quîridécim niîillà ^tAû^etHMSày^ias fuisse désidefatos, capta scuta Vigenti mîllià^ ensês phiHmoi : Ronumorum vérà oecisos trecentes quîoquaginta , htulios èiie vutnefatos, » f Léo, bel pagî, an. 971, xii, pag. 24 )• -

(10} «c ICuria, prince des t^etchen^gue^, dit Strikofskj, £1^ enchâsser' son . . u crâne dans de For^ et graver amour Tinscription sy^yante : Qui convoite ïe bien (JP autrui perd souvent le sien. Cet uaage de ^ ^^}^ ^^. crÀoe de son ennemi en guise de coupe, n'était pas nouveau .chez le^ fiussea. on sait qile les Slates, comme les Scandlinayés et les Ailemàn^ji eux-mêmes^ en agissaient ainsi. JELroum, roîdes Bolgarès, ayant tué, eo Et if feilnpôreù^ I^icéphorè^ fit garnir d^àrgent'la tête de èe mionarque, ^i feefvif Aepuiis dé coiipe aux priâtes slàtesJ ' * » '

(i 1) On ne se douterait pas qu'il s'est trouvé un historien assez amon* feaii êttL pafâllêle ptfuï' èh <$'ublli' iih èoti-è SvtatosIàW et ^rles "^r II hni aroh^tth jugeaient bietf faux , k moù àvts, {(bùf ^aviser êfiiii pareil rapprocbeAdeut. Qudi qu'il en «oit, voici tommént ïieîérè îHisik ta "vîe'dù prinee russe : «Le g'otft, fé penchant, lés mœurs deS^iâioslaw dnttrop » de ràppbtt' àvçc les io'cfiii^iitiôti'à el lés actions gucrrièrei^'âe Chari) tes Xïf, roi de àuêde, four outtîér'ici d*en ftîré le parâtai&le : ^<>. ces

$1riAtOSL41!r. lOQ

B denx piinces abhorrent également la moUease et riotempérance; ne » connaissant d'autres plaisirs, d'autres exercices que les campemcns et » les manœuvres militaires, ils forment, dès Tige le j»1im tendr^ le plan j> de leur rie et de leur règne ; 09. tous deux ont la même impatience , I» de se signaler. Charles se fait déclarer majeur à quinze ans j Fré- » déric IV, roi de Danemarck, Auguste, roi de Pologne et Pierre I*' se » liguent tous trois cbat^ ce pr&tc4 «nâint, jans l'espérance de tirer » yengeance de sa jeunesse. Charles, à peine Agé de dix-huit ans, les 9 atiaque tous Tun après Fautre, et leur fait la loi tour-i^tour. STiatos- » law règne d quinze ans, et triomphe des ennemis les plus redoutables j» de la Russie à la même époque oh le lUdUarque suédois est Taioqueor » des siens j 3<*. les lecteurs ont tu les mœurs austères et dures du prince » russe; ils connaissent celles de Charles; ce sont les mêmes : tous deux u avaient de la douceur et même de la simplicité dans le commence de » la société ^ tous deux étaient tolérans pocw les religions, quoiqu'us pro- » fessassent extérieurement, Fun l'idoUlrie, Tautre le luthéranisme; tous » deux faisaient indifféremment la grande et la petite guerre suivant » foccasion, et tous deux avaient, de temps en temps, plus d'humanité » que nVn ont ordinairement les couquérans ; 4*** ^^^ deux princes fîi- » rent constamment plus, forts contre eux-mêmes que la nature et la » fortune. Le possible n'avait rien de piquant pour eux; il leur fallait » des succès hors, du vraisemblidile. L'un voulait donner de sa main des nrois k l'Ëiirope , et Fautre des empereur^ à l'Asie; ^, lés févers » étranges de SliiMéfebV et dm QkàtXtà ne les c&tti^kweiit point 4« la » fureOr des «Sombdts^i également inflexibles ei opiniâtres, courageux » jusqu'à la témérité, sévères jusqu'à l'excès, ils furent l'un et l'autre, » dads'IèÉ dértli^rés atinéès dé leur règtie, ïuoios iotlterahké tjtie tftàn», » M«ftrM«toalaw était iBtérestfé, et Chitftoa libéral Jusqu'à k proliuiotf ^ » tous deiix fusent dan» le court de leiir vie plus braves soldats -que » héros* ils auraient été deux Alexandre, s'ils avaient eu plus de pru- » dedèe, ât fbMUqtte et de ^tune. Lfrs vertus des guitfrifert, portées k » Fexcès, sont aussi dangereuses que les vices opposés. Enfib , une baH^ » (Tuné demi-livre atteint Charles XII à la tête, au siège de Frédérisk- » sali ; il meurt à trente-six ans, et Sviatoslaw à quarante; celui-ci a |a » tété tranèHlè^ et son ttktké^ otiié &mi terdië d^ot, serVh de talsé Im Ji prince des. PetdMnègves. » {Hiêtoire de HtusiCf tom. i«^ p. i43>) Autant, il me semble, ^comparer Holopherne à Napoléon.

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i 1X0 CHRONIi^U^^ D^. HESTOR.

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