‹ La chronique de NestorChapitre 25 sur 43 · CHAPITRE XL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XL

ISIASLAW.

ParUg0 des enfaiis d'Iaroslaw* -*- Sndislaw Mit da prison, et se £»& moine. — Dispersion des Torkes, -—lies PoIoTtâ^— Débordement du Yolkow.— Affaires de la Russie méridionale. — Phénomènes célestes^, — Le prince Rotislaw empoisonné. — Portrait de ce prince, r— Rérolte de Vseslaw, prince de Polotsk. -— U est défait, «ttiré dans un piège et jeté dans les fers. — ;? Nouvelle inyasion des Polovtzi. — l^eute à Kiew. -—Fuite du grand prince. *- Yseslaw est délivré, et règne à RLiew. — Les Polortzi battus par le prince de Tçbemigow. — Bdieslas, roi de Pologne, rétablit Isiaalaw. ■— Guerre contre Iç prince de Polotsk.— Translation des reliques des saints Boris et Glieb.-?- Nouvelle fuite du grand prince.— Amltassade d'Allemagne. -—Retour d'Isiasla*^. — Guerre civile. — Mort du grand prince. — Son caractère.

Isiaslaw fit aussitôt son entrée à Kiew, et prît possession du trône. Sviatoslaw eut en partage la principauté deTchernigow ; Vsëvolod celle de Péréiaslavle, Igor celle de Vladimir, et Viatcheslaw celle de Smolensk. Dans le courant de cette année, au milieu de l'hiver, Vsévolod eut une guerre à soutenir contre les Torkes, qu'il vainquit. Bliouche, prince des Polovtzi, paraissait vouloir les venger, et disposé à faire une irruption^ sur les terres de Ysévolod; mais ce

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dernier çut^ par un arrangement^ ^tisfaire les Polovtzi^ qui pour le nioment restèrent chez eux.

L'aa65Ç5 (io57i)j> mourut Vîatcheslaw, prince de Smolensk; Igor^ k cette nouyelle, ^s'caapressa de quitter Vladimir,: Qt (]?i«t occuper île (trme de son frère.:. . - ,.? • : . • I ; y : '

JJaxmée suiyante^ Isiaslaw âomnit les/Golades.

L'an 6567, les trois frères Isiadaw^ Sviatoslaw et Vs^volod dâiifrèrent leur oncle Sttdîslaw : ce prince, après vingt-huit ans d'une cruelle' détention, isortit de&prisons de P^ow; mais^cerae fut que pour fH*endrë l'habit de moine,* et « pour ^entren. dans un couvent de Kiew, oir âeis^:névieuxle^cooduimtentw '

Xi'amié&suiyaiahlie vitmonriiilgbr/ t*ëoemmentët2d)li à,âmQ]ênsk*'Vers la mâméMépoque, liss princes Isiaslayr, Sviatoalaiir^t VsesbW'SeKguèrent et niirent sur pied une «rmëe innombiàblè^xampiiBëe de soldats de diverses nation^. Leitr flotte, suivant les.<ifnauv^nens des trQupestde terre <, se dirigea contraries Torikes. A lanoMvdyie de ce redoutable armement, l'ennemi, rempli d'iëpouvamte, abandonna le :playsqa^l occupait^ 'Clae-Knità fuirc mais le cîel était irrité contre les Torkes j et dansrleiir fuiteila périrént,des) uns de iroid, les autres de fainl et de misère; quelques-uns de la peste^ oud'iautres maladies;: tous, enfin, furent frappés de la colère divine, et la Russie se vit délivorée de ces idolâtres. - j' > \

: . L'an 6^69. ( ipfii)^.et pour la. première Ibîs:, les Polbv^i dirigèi'dnt leur fureur contre notre malheureux pays. Ce futk deuxième jour ^de février que

20a CHRONIQUE DE NESTOR.

Vsevolod leur vînt offrir le combat : l'affaire fut terrible et fâcheuse pour hii , car il fut défait. Les Polovtzi profitèrent de leur victoire en dévastant le pays, puis ils se retirèrent chargés de butin. C'est la première plaie que ces ennemis du nom de Dieu firent, à notre patrie : leur prince se nommait Sokal.

L'année suivante mourut Sudislaw, le moine; son corps fut placé dans l'église Saint-Georges. Durant cinq jours, vers la même époque, la ville de Novgorod fut inondée par le débordement du Volkow. Cet événement fut remarqué par beaucoup de gens comme un fâcheux présage : en effet, quatre ans après, cette ville fut incendiée par Vseslaw.

L'an 6572 (1064), Rotislaw alla mettre le siège devant Tmoutorokan. Le prince Glieb, ne voulant pas être en guerre avec son oncle, abandonna la ville : cette conduite ne pouvait plaire à son père Sviatoshw, qui, indigné de l'ambition de Rotislaw, arma en diligence et rétablit Glieb à Tmoutorokan. Rotislaw, loin de se tenir pour battu, attendit à peine l'éloîgnement du père pour attaquer de rechef le fils, qu'il expulsa de nouveau, et contraignit à retourner à Tchemigow. D'un autre côté, Vseslavf, prince de Polotsk, venait de déclarer la guerre à Sviatoslaw; cette diversion fut toute au profit de l'usurpateur.

C'est à ce temps qu'il faut rapporter d'effrayans phénomènes, présages certains de la colère divine. On vit dans le ciel une grande et terrible comète dont les rayons étaient de sang ; c'est du côté du couchant

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qu'elle apparut; elle fut visible durant sept jours. On présagea dès lors toute espèce de maux : la guerre civile, la guerre étrangère, des désastres sans nombre, et l'invasion de la Russie par les idolâtres. En eflfet, une comète sanglante pouvait, à juste raison, ôtre regardée comme une pronostication de carnage et d'effusion de sang.

L'an 6573 (io65), Rotislaw de Tmoulorokan fit la guerre aux Kassogues, qu'il soumit, ainsi que quelques autres peuples voisins, sur lesquels il leva tribut. Les Grecs, effrayés du voisinage d'un prince si remuant, usèrent d'une abominable perfidie pour se défaire de lui. Us lui députèrent un certain Kotopan (»), qui, sous couleur d'amitié et par d'adroites flatteries, s'insinua si bien dans l'esprit de Rotislaw, qu'il obtint toute sa confiance. Un jour donc que ce prince se divertissait au milieu, de ses courtisans , et qu'il fesait dé joyeuses libations, Kotopan lui dit : «Prince, » )e voudrais. bien boire a ta santé! — Buvons donc, » répondit Rotislaw^. Kotopan prit la coupe, but la moitié de ce qu'elle contenait; puis, après avoir trempé son doigt dans ce qui restait, il l'offrit au prince. Or il faut Scivoir qu'il avait caché, sous l'ongle, un poison subtil et mortel. Il offrit donc la coupe à Rotislaw, sacliant bien que, si ce prince y Ibuvait, huit jours après il en mourrait certainement. Rotislaw, sans défiance, prit la coupe et la vida tout d'un trait. Le jour même, le traître Kotopan quitta Tmoutorokan, et. s'en vint à Kherson, propageant en tous lieux que le grand prince ne manquerait pas de

mourir sous la huitaine. La mort arriva réellement comme le mëchant Favait dit ; mais les choses^ heureusement^ n'en restèrent pas là ; les Khersonésiéns , indignés, arrêtèrent l'empoisonneur et le- lapidèrent. Rotislaw, en effet ^ était œ qu'ont peut appeler un vrai et généreux homme de guerre ; d'une taflle bieh prise et d'un beau visage; il se montrait misériooru. (lieux a l'égard des pauvres. Il ihourut le ttoisîème jour de février^ et fut inhumé dans l'église de la ssûnte Mère de Dieu.

L'année suivante, VseslaWî(^), fils de Briatcheslaw, de Polotsk, mit ses troupes sur le pied de guerre, et ^'empara deNovgoiTod^ A cette, nouvelle, les trois frères Isiaslaw^ Sviatoslavr^Ysévolod réimirent -leurs farces^ et, malgré les froids dfun hiver rigoureux, marchèrent, suivis de nombreuses troupes*, aut^levant deiYseslavr, et. s'approchèrent de Minsk, dont les habitans ausj^ïtôt fermèrent les portes. Mais cette viUe tint peu contre les princes coalisés, qui', s'en 'étant i^epdu^ maiti^, commencèrent par égorger les?hom-^ mes^; et emm^:ièrent pris€»cmiers les femmes et les enfant; puis.ils se mirent ^i^ marche daxïs la direction du Niémen* Yseslaw. bientôt parut devant ses enne-mis, et le troisiàne de mars, jour où la neige toat*baît en abondance, le combat ^'engagea sur les bords de cç fleuve. Le3 deux partis s'attaquèrent avec une égale fureur, <et il se fit de part et d'autre un horrible carnage. Les {»*inces coalisés y éprouvèrent de gran^ des pertes > et un grand nombre des leunst restèrent sur lechampde bataille. Cependant, Yseslavr^ vaincuy

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finit par l'abandonner. Le dixième joui* de juillet suivant^ les troi* frères adressèrent à Vseslaiv les prt)positîons suivantes : <( Vien9 'vers nous ^ lui dîsaiènt-ils; 9 il ne te sera fait aucun mal ; » et pour garantie de cette protoesse^ ils baisèrent la saiiite Oroix. Plein de confiaujt^ en' ce serment^ Vsi^aw vint en canot par le Dnieper; Isiasla'w le reçoit dans sa tente, près de la T^clia^ non loin de Smolensk^ mois à peine 'y étskifril entréy que, nonobstant la foi jurée, il fut arrêté et conduit à Kieiv, où bientôt il se vit, avec se^ deux fils, jeté au fond d'un cachot.

En l'an 6676 (1067)^ la Rus^ fût envahie par un essaim de Polovtzi. Les toois frères allèrent au-devanjt d'eux dans la direction de l' Alta ; ils les joignirent à la nuit tombante, et le combat s'engagea; mais en punition de nos ^chés, et parce que nous savions abatndonnële cuhe divin pour celui des idoles, nos princes furent mis en déroute, et lesPolovtzi reitiportèrent encore la victoire. Isiaslaw et Vsévolod s'en revinrent a Kiew : Sviatoslaw s'enfuit à Tchemîgoi/r.

Cependant les Kiëviena échappés au mais^cte étant renirës dans leurs murs, soulevèrent la populace. Bientôt h plaree du nsarcfaé est' envahie, ùri tient 'conseil. Le peuple, qu'irrite l'issue du combat, députe vers le prince <un message chargé 'de ces mots : « Les Po- » lovtzi sont dispersés dans la campagne; donne-nous » des ancoes, des chevaux, et nous allons tomb er sur M eux; » lÂasIaw s^oppose'de toutes ses forces à ce projet : le peuple prend de là prétexte pour attaquer l'un de ses favoris , le voiévode Kosviatchek. Un rassemble-

raent considérable formé sur la montagne se porte vers la demeure de celui-ci, qui, fort heureusement pour lui, avait eu le temps de se mettre hors de toute atteinte, en cherchant asile ailleurs. Le peuple, frustré dans son espoir, s'interroge, et prend le parti d'aller se plaindre a Briatcheslaw. En un instant son palais est entouré : « Les prisonniers sont nos amis! s'écrient w ces mutins; il faut les délivrer! » A ce mot de prisonniers, la foule se divise en deux bandes; l'une se précipite vers les prisons, et l'autre gagne le pont qui conduit au palais du grand prince. Isiaslaw se trouvait alors avec ses courtisans dans une avant-salle, et discutait avec eux sur ce qui se passait au-dehors. Cependant les mécontens pénètrent et stationnent dans la cour; le prince, qu'entourent ses officiers, se met à la fenêtre, et Touki, frère deTchoudine, lui dit: «Voîs-tu, prince, comme le peuple est en pleine » révolte? Il est nécessaire que tu lui parles ; mais » avant tout, assure-toi des prisons qui renferment »Vseslaw, et préviens les tentatives de ces séditieux. » A peine achevait-il ces mots, qu'une foule de peuple qui venait de forcer les prisons et de rendre à la liberté un grand nombre de détenus se réunit aux mécontens dont le palais était déjà assiégé. « Voici qui devient » réellement sérieux, dirent les courtisans au prince : » ils ne tarderont pas a vouloir délivrer Vseslaw. Il » faut envoyer un message à celui-ci, et l'exciter, sous » un prétexte quelconque, à se mettre a la fenêtre ; et » tandis qu'il se montrera au peuple, avoir la un j) homme dévoué qui lui passe son épée au travers

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» du corps. » Isiasla'w rejette cet avis : cependant le peuple pousse d'effroyables cris : il fait retentir les rues du nom de Yseslaw, court a sa prison^ en brise les portes, et délivre le prince captif. A cette nouvelle, Isiasla'w et Vsévolod quittent précipitamnient le palais, et abandonnent Kievf. Le peuple, maître de la ville, conduit Vseslaw en triomphe jusqu'au château : les appartemens d'Isiaslaw sont livrés au pillage, et la populace enlève tout ce qu'elle trouve d'or et d'argent, de fourrures et d'étojBfes. Ceci se passait le i5 septembre. Isiaslaw, sorti de Kiew, se réfugia chez les Lèkes.

Nous avoiis dit que son frère Sviatoslaw s'était retiré a Tchernigow. Après leur victoire, les Polo vlzi n'avaient pas tardé à se réunir aux environs de cette vîUe. Sviatoslaw résolut de les en éloigner. Il sortit donc, et marcha pour les joindre jusqu'auprès de Suoveîsk; mais déjà l'ennemi se préparait a le bien recevoir. Voyant le nombre et la disposition de ces païens, Sviatoslaw dit à ses troupes : « Amis, sachons » user de toutes nos ressources j car, je le prévois, » nous aurons à faire, pour en sortir à notre honneur. » Bientôt le signal est donné, et les Russes, pleins d'ardeur, se jettent sur l'ennemi, l'attaquent de la lance et de l'épée, avec une telle impétuosité, que, quoique bien inférieurs en nombre, puisqu'ils n'étaient que trois mille, ils mettent en pleine déroute les douze mille Polovtzi. Un grand nombre d'entr'eux resta sur le champ de bataille, d'autres furent noyés dans la Snova. Leur prince, fait prisonnier, servit à

orner la rentrée victorieuse de STÎâtoslaw. Cette affaire eut Ueu le dernier jour de novembre. V^eslàw régna à Kiew dunuit l'ie^ace de sept mois.

Eli Tannée 6585 (1077), Isiaslaw et Boleslas (^), roi des Lèkes, prirent les armes contre Vsedaw. Ge prince parut d'abord disposé a tenter contr'eux le sort des âniies; mais cependant^ a peine arrivé à la hauteur de Biélogorod, il quitta honteusement lès Kiéviens a la faveur de la nuit, et s'enfuit a Polotsk. Le lendemain, les soldats apprenant la fuite de leur prince^ reprirent le chemin de Kiew, tinrent conseil, et députèrent vers Sviatoslaw et Vsévolod le message suivant : <c Nous n'avons pas bien agi en chassant » notre prince : il va nous mettre les Lèkes sur lès » bras. Revenez donc, vous, sauver la ville de votre » père des maux qui la menacent, plutôt que de la 3> laisser exposée au courroux des Polonais : si vous ne » voulez pas, nous mettrons le feu partout, et nous pous )) retirerons en Grèce. )> Svîatoslaw leur fit répondre : « Nous allons envoyer vers notre frère j nous savons » qu'il persisteà vouloir s'aider contre vous des Lèkes, y> et à vous attaquer; nous irons à sa rencontre avec nos » troupes, plutôt que de consentir jamais à ce que y> la ville de notre père soit ruinée de fond en com- » ble. S'il acepte la paix , nous lui dirons de venir à » nous sans défiance, suivi seulement de quelques-uns y> des siens. » Ges promesses rendirent l'espérance aux Kiéviens.

Sviatoslav^ et Vsévolod envoyèrent donc vers laroslaw^, auquel ils firent dire : «Vseslaw a pris la

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l> pris la fuite; n'amène donc point les Lèkes à Kiew^ }) où tu n'as plus d'ennemis; ne persiste pas dans tes » projets de vengeance, oublie ton ressentiment con- » tre Kiew : rappelle -toi seulement que cette ville » fut la demeure de notre père, et qu'à ce titre elle )) nous est chère et précieuse. »

Isiaslaw se rendit aux remontrances de ses frères; il congédia les Lèkes, et résolut de suivre le conseil qu'on lui donnait. Il s'en vint donc avec Boleslas, et suivi seulement de quelques hommes. Cependant il avait fait prendre les devans à son fils Mstislaw, et ce jeune prince, bien accompagné, s'était déjà rendu maître de Kiew. Ses premiers pas dans cette ville furent marqués par le massacre de soixante-dix habitans qui avaient le plus figuré dans l'affaire de Vseslaw. Non content de ces exécutions, il fit, sans examen, sans jugement, crever les yeux à quelques autres y et livra au supplice un grand nombre de prévenus.

A l'approche d'Isiaslaw, les Kiéviens se portèrent à sa rencontre, et le reprirent pour leur prince. Il remonta sur le trône, et fit sa rentrée àKiew le deuxième jour de mai. Quant aux Lèkes dont il était suivi , ils furent distribués dans divers quartiers de la ville; mais la haine qu'ils inspiraient était telle, qu'il n'y avait pas de jour qu'on n'en fît secrètement mourir. Boleslas, instruit de ce qui se passait, quitta Kiew plein de courroux, et revint avec eux dans son pays. Isiaslaw voulut changer le lieu .du. marché; il ordonna qu'à l'avenir il se tiendrait sur la montagne. Quelque

ièttips après ÈSL t^entrée il marcha ddntre VdeélâiNr^ qu'il èxpiilsi4 de Pël'otsk, où il établit son propre flid Mstislàwj mats cèliii-cî étaiit venu à hiôùrir, il y fut Hetaplacé par Sort frétée Sviatopolk.

Après la fuite de VsèslaW, arrivée éh 65^8 ( ib^o ), Vsévolod eut un fils iqui reçut lé nbm aé RotislaAv : ic'ést durant cette amlëè que fut élevée, dhn^ le cloitre de Vsévdlod, Féglisè dé Saiht-Michel.

L'année suivante, les Poldvtz^ portèrent leurs ravages sut- le territoire des villes de Rostow et de Nejâtin : vers lé hiéme temps VseslaA^ rentra daUs Polotsk après en àvbîr etpuls^ Sviàtopoll:. Ge triomphe dura peu, tar il fut, h quelque temps de Ki, at-»taqùé par laropolk, qui le défit soUS les Itiuris de Volbtsk.

En l'imnéë 658o (107a), éh présence des fils d'Iàroslàw, Sviatôslaw et Vsévolod, du métropolitâîil Georges, de Piierré, évéqUe de Péréiaslavle, de Michel, évéque d'Iuriew, de Théodose, abbé de Petcherski, de Sôphonisbfe, abbé du clbîtré Saint-^Michel, d'iïerihan^ abbé du cloître de la Transfiguration de Jésus-Christ, dé NîtîoiàS, âbbé du cloîtré de Péréii^làvle, tes restés deSs saîtite miàityt^ Boris et Gliiéb furent pris et trîanisférés daiiS là ttoùvellé église ^'Isiàslàw avait fait construira': à cette 't!)Cieî4siohj hé^ princes et prélats que je viéhé dé nomiiiér célébrèrent une grande fête, où fut déployée la plus grande «ia-^ gnifitérice. hès ûh d'IàroslatV chaînent éa4-iii^ê»**6 sur leurs épaulée te cehîtiéil de bois q^l i-ênfennâil; les restés dé Boris, et lé portèrekit en procéssiovk ,

précèdes d'ime fbule de moines qui maî'chaient xih dergé k la main : dés diacres, munis d*encensoirs, les suivaient; venaient ensuite les prêtres, lès évêquës, et enifin le métropolitain, C'e^t de cette manière que le cortège se dirigea Vers la nouvelle église : là, le ceroueil ayant été ouvert, Une ddeur embaumée pârflima toute l'enceinte. A cette merveille , chacun se tiiit k louer t)ieu : le métropolitain seul fut saisi d'épOU^ vante, car il n'avait pas encore une fbi entière aUi saints. Il se prosterna la fhce contre terre, et implôrsa son pârdôU; et après que les assislans eurent bois^ ees reliques, ôft les enferma dans un cercUeil de pierre ; ensuite, on alla prendfre le torps de Glieb, qui étdft dons un iiutre tombeau de pierre , on le plaça suf Uh traîneau que Fon tira par le moyten de cordes; quand îl fut amené devant les portes de l'église, îl ùe fut plus possible de remuefr ni le tràînèàU, nî le léfertîueil. On ordonna alors au peuple de prîer^ et de erier : «Mon Dieu! ayez pitié de nous! « Bientôt, en erfet, on put mouvoir le Certueil; On le prît alors, et on l'introduisit dans l'église. Ceci eut lieu le deuxième jôUr de mai. Après l'offlee divîû, tous se mirent ensemble a tablé, grands et petite, et éélébrèrent celte fête par des démonstrations dé jdie et'de touchante fraternité. Après la cérémonie > chacun s'en revint chez soi.

Mftiè, en Yktméè 638 ï (lo^S), le diable sema la division parmi les ènferts dlaroslaw : ils se brouillèrent entr'eUi, et SvîatOslaw et Vsévolod s'imîrent Contre lèiâskvr. Gélùi-^ci fut contraint, encore une fois, d'abandonner Kîew, et SvîatoslaiV et Vsévolod

ai2 CHRONIQUE DE NESTOR.

firent leur entrée solennelle en cette ville le as mars: ils fixèrent leur résidence a Bérestow, et de cette façon fondèrent aux pieds la dernière volonté de leur père. Sviatoslaw avait été la cause de Texpulsion d'Isiaslaw : il ambitionnait . la souveraineté, et âait parvenu à déterminer Ysévolod a prendre les armes : « Isiaslaw et Vsesla w^ lui disait-il^ machinent quel* j^ que chose contre nous; si nous ne les prévenons D pas, ils nous déposséderont. » Il souleva donc Yésvolod contre Isiaslaw. Isiaslaw se réfiigia chez les LèLes, emportant avec lui de grandes sommes âHaargent, «car, se disait-il à lui-même, avec cela, jV D chèterai des armées! i» Mais les Lèkes le dépouillerait de ses richesses, et le congédièrent (4); tandis que, de son coté, Sviatoslaw expulsait son frère, et s'établissait seul à Kiew.

Dans la même année, et dorant que Sviatoslaw se disait grand prince, furent jetés les fondemens de l'église de Petcherski, Théodose étant abbé, et Michel, évêque ( le métropolitain Georges était alors en Grèce).

C'est Vaxmée suivante que mourut Théodose, abbé de Petcherski; Etienne fut élu pour le remplacer.

E» Tannée 6583 ( 1075), sous l'abbé Etienne, fut commencée l'édification de l'église de Petcherski, dont Théodose avait jeté les fondemens;. elle fut achevée trois ans après, le 3 juillet. Cette année-là vinrent d'Allemagne des ambassadeurs; Sviatoslaw leur fit voir, avec grande ostentation, une infinité de richesses et de trésors. A la vue de tant d'or, d'ar—

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gent et de choses précieuses, ils dirent : <( Tout cela » nest rien, et mérite peu Festime j il y a quelque » chose de plus précieux au monde, et dont tu pour- » rais, a juste titre, t'énorgueillir. 7>

En l'année 6584 (i®?^), Vladimir-VsévolodoYÎtch et Oleg-Svîatoslavitch marchfllènt au secours de* Lèkes, contre les peuples de Bohôme. Cette annéelà, le 27 décembre, Svîatoskw, "fils d'Iaroslaw, mourut des suites d'une incision qu'on lui fijt aux amygdales. Son corps fut déposé dans l'église de la Transfiguration : Vsévolod lui succéda au trône. ^ L'année suivante , Isiaslaw (^) se présenta a la tête d'une armée de Lèkes : Vsévolod, de son côté, vint à sa rencontre. Pendant ce temps (le quatrième jour de mai), Boris usurpait le trône de Tchemîgow; a peine s'y maintint-il huit jours , au bout duqud temps il prit la fuite, et se retira chez Roman de Tmoutorokan. Vsévolod et Isiaslaw se joignirent en Volhynîe ; c'est là qu'ils firent la paix : en . conséquence, Isiaslaw revint, et remonta sur le trône de Kiew le troisième de juillet (^). Oleg-Sviatoslavîtch occupait alors le trône de Tchemigow.

En l'année 6586 (1078), le 10 avril, Oleg-Sviatoslavitch, attaqué par Vsévolod, prit la fuite et gagna Tmoutorokan. Vers le même temp , Glieb fut tué à Savolotk. Ce prince était excellent pour les pauvres^ hospitalier de sa nature; il portait une grande dévotion aux églises : plein de zèle et de foi, il: était humble et modeste, quoique bien fait de corps. Ses restes furent déposés, le a3 juillet, dans l'église de la Transfigu-

!!|l4 CHRONIQ^IE DE NESTOR.

ration^ à TcbernigoW ; Sviatopolk lui succéda au trône da Novgorod : {aropqlk, fils d'I^iostaw^ occupait aloraYouHchgOFod, et le prînqq Vladimir h ville dç Smolensk.

Après la jHQXt de Glieb, Oleg et Boris se liguèrent avec les païens^ qi4is introduisirent en Russie, et dirigèrent contre Vsévoïôd, Celui-ci les joignit, le ^6 août, AUX envir^^3s de^ochiza, à l'endroit oii, précédemment, ces mêmes Poloytzi avaient triomphé des Russes; cette fois-ci, les* nôtres furent encore vaincus; un graftd nombre resta sur place, notamment parmi les jMincîpauit : Ivan, fils de Scbiroslaw, Tuki, irère de Tcbôud, Poreï, et beaucoup d'autres. Oleg et l^ris poussèrent juçqu'à Tçbernîgow, dans l'espoir de profiter de leurs avantages, et de faire beaucoup de mal à la Russie. Vsévolod, vaincu, alla chercher asile chez son frère, à Kiew î ces deux . princes, après s'être embrassés, s'assirent Y un près de Tautre, et Vsévolod fit à Isiaslaw le récit de tous ses chagrins, a Mon frère, répondit Isiasiaw, ouWiant D tous les maux que Vsévolod lui avait faits , ne laisse }o point abattre ton courage ; tu as vu quelles ont été » mes infortunes, a moi : premièrement, ne m'o^-on » pas expulsé, ne s'estron pas emparé de tous mes î) biens? Et pourtant, quWais^e fait? Mes frères )) m'ont chassé, banni; il m'a fallu errersqr la terre D étrangère, dépouillé de tout par les miens, et sans » avoir, en aucune façon , mmté «n pareil sort! î) Consoie-toi donc, mon frère! Si je prospère eu y> Russie, tu jouiras de mon bonheur; si, au contraire.

)) tpHt espo^if ppwr tpi Hou^ est exAeyéy eh bien, je » ps|Ft|iger2|i tqp^ isort^ c^r ma yie ^st; à toi ! » Après 4Yoir, p4r ce 4î^P^r$f qpiisolë Ygéyplod, il leva une fprffsi armée, et, accomp^igné dç §Qn fils larqpolk, de Yséyolod ^t de§ fîls df? Vladimir, il ipfircha contre Tchemigow. Les habitfiiîs sç renfepnèrentdansla ville, çs^yQhg et Boris ^taiçRtfibpens, Cependant^ comme ils refusf^ient 4'oi|vrir les pprîjCS, on donna l'assaut; Vladimir «'ét^nt emparé de Tentrée de FOuest, en fit briser H pprte* Pieatôt ^laître des faubourgs, il y porta l'ipqendie, et contraignit les ha]3itans à ^ réfugier au c/entr^ de 1î| vilje. Mais Jçi^sLjw et Vsévolod, apprenant qu'Oleg et Bori^ §'qiyançaieiit aii secours de Tcheipigo"^, allèrent à leur rencontre, et les joignir^t fi|i moment où ils ajlaiept pénétrer dans la ville. Oleg dit alors à Çoriç : <ç II est inutile que 17011s lut- 9 tioi^s ponlrp quotrie princes réunis j il vaut mieux » parlemusnter et denujtndjçf h pix k nos oncles. — » Fais ce que tii youdra^^ réppndit Bpris ,• pour moi , D je vais au combat, y^ C'eat aiïjsi que parla ce prince téméraire : il ne savait pas qije le Seigneur confond Ji^giieil, et qu'il ce laisse toucher par l'humilité.

Jjes 4ei^x partis m^rcl^èrenl; dppc l'un poijtre l'aujLf/e, ^t ^ joignirent ai| bourg de Neschatîn j là, bientôt , s'epgagea )a mêlée : Je çarnagie y fut horrible. 3oiîs-rSvialo$lavitich, qjii s'était si fort enorgueilli, y Ah t^é tout des premiers. .Cependant Isiaslaw comh^tU^t au milieu de Ja Pîêlée, lorsqu'un soldat ennemi s' étant approché de lui, lui porta, par derrière, un furieux coup de lance qui le perça de part en part :

2l6 CHRONIQUE DE NESTOR.

ainsi périt le grand princie. Le combat n'en continua pas moins jusqu'au moment où les troupes d'Oleg ^ vaincues et dispersées^ entrsdnèrent ce prince avec elles, et Tobligèrent à chercher son salut dans la fuite. Oleg, à cheval, et suivi de quelques-uns des siens, parvint a gagner Tmoutorokan.

Ainsi donc mourut, le 3 octobre, le grand prince Isiaslaw : son corps, mis sur un canot, fut amené à Gorodez, où il resta exposé aux regards du peuple, jusqu'au moment de l'arrivée des habitans de Kiew , qui vinrent le prendre. Ils placèrent le cercueil sur un traîneau qui prit la direction de Kiew, accompagné de moines, de prêtres et de fidèles serviteurs, qui récitaient les prières et les cantiques des morts.

L'entrée du convoi dans la ville se fit au milieu des pleurs et des gémissemens du peuple, qui furent tels, qu'a peine pouvait-on entendre léis chants des prêtres. Liropolk suivait le cercueil avec ses gens, répandant aussi d'abondantes larmes; enfin, on déposa le corps dans un tombeau de marbre, qui fut placé dans l'église de la sainte Mère de Dieu.

Isiaslaw était beau de visage, d'une haute stature; il avait l'âme sensible et le cœur droit; il détestait le mensonge et les trompeurs; il n'était ni artificieux ni dissimulé; intègre et plein de droiture , il rendait le bien pour le mal (7) ; et, pour preuve, il ne chercha jamais à se venger des Kiéviens, qui l'avaient tant offensé, en l'expulsant et en mettant son palais au pillage (^).

isiÂ-sLA-w. ai7

NOTES

(i) Kotopan» U est fort doutons que ce mot toit un nom jtfopre. Quelques auteurs Tout pris pour un titre ëquivalent à celui d'intendant , commissaire ou préfet.

(3) Vseslaw, arrière-petit- fils de la belle Rognéda , princesse de Polotsk, détestait les enfans d'Iaroslaw, et se regardait comme légitime prétendant au trône des grands princes : son grand-pè^e, Iiiaslaw, était en effet fils aine de Vladimir.

(3) Boleslas II, roi de Pologne, petit-fils, par sa mère, de Vladimir, et marié à une princesse russe dont le nom est resté igtforé, se croyait aussi quelques droits sur la Russie. I! accueillit donc avec intérêt le prince fugitif qui Tenait implorer son assistance. « Un prince malheureux, dit-il » en embrassant Isiasiaw, est plus à plaindre qu'un homme ordinaire. » S'il 7 a des disgrâces inéritables pour le commun des mortels, ceux-là » devraient en être exeiùpts qui sont établis pour faire le bonheul* des » autres. »

(4) Selon les chroniques allemandes, Isiasiaw, repoussé de Boleslas, se réfugia près de Henri IV, empereur d'Allemagne, auquel il fut pré-, sente à Majence, par Dedi, margrave de Saxe. Il lui offrit une grande quantité de vases d'or et d'argent, ainsi que des fourrures précieuses qu'il avait probablement pu sauver des mains des Polonais , et réclami^ son assistance , lui promettant de se reconnaître tributaire de l'empire. Le jeune et courageux Henri , à qui le sort réservait des désastres si cruels, accorda sans hésiter sa protection au malheur. Entouré de traîtres et d'ennemis dans ses propres Etats, il fit partir pour Kiew Burckard, évéque de Trêves, probablement frère d'Oda et beaa-frère de Viatcheslaw.'^Il le chargea d'intimer aux princes russes l'ordre de rendre à Isiasiaw sa légitime autorité, et de leur annoncer qu'en cas de refus, malgré la grande distance qui les séparait, l'intrépide armée de Henri irait dompter les usurpateurs. Le trône de Kiew était alors occupé par Sviatoslaw, qui sans doute avait donné a Vsévolod quelques villes de la

2l8 CHRONIQUE DE NESTOR.

Russie méridionale. Il traita avec distinctioii les ambassadeurs de rem-* pereur, et tAcha de les conTaincre de Téquité de sa conduite. Nestor, sans spécifier les moti& des envoyés allemands, dit qu'ils furent reçus par Syiatoslaw avec beauco^ ^'Oft^nmion. Néanmoins, les députés n'obtinrent rien autre chose que des protestations et des présens, qui firent Tadmiration de l'Allemagne. Tantum régi deferens auri et orgenti et vestium preciùsarum^ ut nuHa rétro memoria tantum regno teutonico uno tempore illatum referalur, (Lambert d' Aschafièmbourg. ]

(5) Isiaslaw, après aroir yainement imploré le secours des Polonais, eut recours au pape Grégoire Vil, si célèbre dans Thistoire , et qui préteufiait à la monarchie universelle. laroslaw, sacrifiant à ses intérêts la religion de son pays, envoya scm fils à Hopie, et s^engagea par squ or^ gane à reconnaître , non-seulement le pouvoir spirituel , mais eiieoce l'gfitQriti Mmporellp du ptpe pur l|i Russie; e|: en \vi\ dçoa^i^ant son in- «tarflenipq , Ul^i adrec»ait sen pl^intep contre le roji de ^olog^^; Qrégoîre flnvoya <to «i^ibaMadeur» k Rofeflas et an gran<) priiip? d^ l^f^, ftfiq^el il écrivit une lettre que nous a conservé Cesfir Bprpiiiup, 4f°^ ^^ -4^' nales ^cclé^/istiqneç. Nous prgjop^ faire plaisir au lecteur, en loi met- ^p); fiQus les yeux cet intéres^^qt morceau d'histoire :

ftJiuuper et iegat^s misitadDemetriumJftus^orum r^gem, çi^m idpm rem afi »edem apo^tolicam 9m*m filium prœnUsi^et. Quœnqm causa gam miUendi filium Hutn^m pennowerit, ex red4itfi Off eum Gregorii papm Utt^ris m^, qum ffip se fiahent :

•» Gregoriuê episoopus, seri/us servorum, Demetrio régi Bu$s&rum et reginœ uxori ejus, sabitem et apostolicam benedictionem. FUiMVt$t& Umm^ apo^toiorum visitant ad nos vemt, et qupd regnum illt^d dono sanfiUPep'i per marms naîtras vellei obtinere, eidetp beato Peuv aposiQÏQrwn prindpi débita fidelifate exhibitfl^ deyotis prpçibus ppstulqyit iudubiumter asseyerqjis, iilam 4uani petitionefn vf^tro çQjisensu ratam fore 00 stphUem, 41 qpofilfiliçœ ^ctoritaUs gratiq aç mui}imine dpnaretur. Cujus voti§ etpetitionibt^fquiffjustavidebar^fi ^v^ çxconsensu vêêfrQ, t^rn ex deyotionfi poseen^is, tand^fo assei}sum prcebuimus et reffûiliestri gfthernfumla sij^i^ ex pgrffi beqfiPeWf' traf^idimus, ea vide- Ueet intention» aiffue desideno ç^uuritaiis, ut beqtus Petrus vos et regttum vettrum, Ofnnia qi^p yestra kfna, sfia çpud Dfium intercessione custodiat, et cum omfû page howrpguogife et glffriq idem regrfum usque mfinem vitœ vestrm tefiere vQ^fimm, fft hujfis miUûasfinUo :cursu, impeiret vobis apud super^um rpgem glpriarfi ^empitemam. Quinetiam nos paratitêifffos iss^e, noypri^ veatrœ ppbUitatis ^erenitas ut ad «fucseumque justa n^go^a kHii¥* f^àis auotorit^fiem pro sua ne-

ISIASLAW. ^19

cessitatô peUerU, procul dubio conUnHQ petUiomim ^Uéfrum^ tfon^ue-tur effecium. PrœUrea ut hœe et ali^. multç, gum (itteris non oonti" neniur, cordihu^ vestris arctius irijftgfmf^f^ it^sinm^ hqs muHios nos- ■ troSf quorum um^ Tester notus est et $dps MuicuA^ qui e$ e^ qfiœ in Utteris sunt diligenter voàis exponerU, çt quçB. fnim^ ^'»f* VtVa vocp explebunt, Quièus pro reverentia beau f^pUi, «i«/V. hg^^i sunt, vos mîtes et affahiles prœhefLiU ^ etquidq^id vQ^is dmrint ^ parte> nostn/i patienter audiatis , atque indubitanter çredaM^^ Ç* gu^ «** fi^ auptoritaie apostoliccç sedis negotia traçtare voluetint^ pf §tqU4^e, nullprum malo ingenio turbari permittatis, sed, pçûf^ ços siflÇ^KQ f^aritoUfuvendo Jut^etis. Omnipouns Deus mentes vestras ifl^fn^n^^, qtqueper temporalia bonafaciat vos tr^nsire ad ^loriçun sempUemapi' .Pat. Romae decimo quinto kal. maii^ indict. xiii.

» HacUniis epistol^ Grfigorii ad regem i2fif#û?, « nffHf Kedditfi^uk eo exemplo intellig<mr»quoimido conUg^nt phfro. r^gp^ Ma^A repmri . aposioiicce ^f, Chris(ifift0 rpgum pida^ ^ifiiçbat» «f < pe^mtdenus siM iili, mqgis prq^tjionç sqncti Pétri principis iffposloiorum. quam armi r^ng. dffendif q/ffençns illu çidem si^f^do Petro, a qwk pt per suçoes^ sorem ipsius rçmfmum pon^ficetn çcçippr^nt Hla in fe-n4u^, ptasUt^ juramento fidelUaUs çidem. Jfiiçta^um helhrwn fiucli^iuf Demetnum ipMê^m regfim Jfmforum l^mberu^ ^ ChrqnicQ Iwfi §od^m anno dcrmonstrat, dwn ei^rn fid Henricum r§ge/f^ pro anxilig ffontru fratr^m yenUse tradit^n (Ajimlep «pclesiastiçi ^ «ufore Csfare l^rooio SQr«fia ex copgreg, or^torii, etc., tom. 11 , aotr^rp. 1608.} , Il est Yrn^efubla^ qn« ks remoaCranoes du-peps firent qiiel^'e^et fffr 3^^Af }j[, piiisque, wal^*é le refus ipi'il aralt liiit a laroala'vf, il çg^fiçntix bi^i^tçt 4 wxner em Carcar de ce princç.

(6) Jjm hisMmeM p^ôoais rapportent qu'lsiaslaw, redevable au roi en cfaangemetft de sa fortune , consentit à entretenir son armée , à lui feorair ^es Tin-es, l'habîUeraent et la solde, et que Boleslas, enchanté d0 lu position Micieuse deKiew, de l'amdïilité des femmes russes, put i peiae s'anracbev aux délices de cettç nouTelle Gapoue. Mais , tandis ^e les <ol4«ts polenais , suivant Texemple dé leur dief, se livraient aux cbannes de la volupté , des événemens d^uue nature toute imprévue se passaient dans lemv propres foyers. Laissons parler ici l'auteur des FmMîeê de la Pologne : « Le temps que Boleslas avait employé à con- » quérir la B«s«e, avait fait naître une singulière résolution dans la Po- » }Qgoe. Il n'étailt r«sté dans le foyanma qae les femmes^ les vieillards, » \fi^ ««fans et les eselavcsj mais fes enfana avaient grandi , et éuient » deTCQUs des konunes. Les fenmea apprennent avec foreur la préfé-

!X20 CHRONIQTTE DE NESTOR.

» rence que donnent leurs époux aux étrangères arec lesquelles ik t^i- » vent familièrement j et, soit principe de yengeance, soit ennui d'une » trop longue absence, elles résoWent toutes de se choisir de nouveaux » époux, c'est-à-dire de rendre a leurs maris, par un libertinage public, » l'affront qu'elles en ont reçu. Chaque Polonaise se choisit un complice » du crinie qu'elle se fait une joie de commettre ; et comme il se trouve 9 moins de jeunes honunes que de femmes , celles qui ne se trouvent » point pourvues ne font nulle difficulté de jeter les yeux sur leurs es- » claves , auquels elles font les avances les plus expressives et les plus » honteuses. Une seule dame eut horreur de cette prostitution générale , » et l'histoire nous a conservé son nom : cette dame se nommait Mar» u guérite , et avait pour époux le comte Zambocin , de la maison Strzé- » mie ; elle se réfugia secrètement au haut du clocher d'une église de ses » terres* un seul domestique , instruit de sa retraite, lui portait des vi- » vres , et elle n'en sortit qu'après le retour de son mari. C'est peut- » être le seul Polonais qui ne partagea pas la honte de la nation. La nou- » velle de ce qui se passait en Pologne parvint en Russie jusqu'aux » oreilles de Boleslasf pleins de rage, ils vinrent lui demander à grands » cris leur retour dans leurs provinces. Le roi, sans rejeter ni se rendre u à leurs prières , chercha à les calmer et à les consoler, sOus Fe^poir » que la guerre serait bientôt terminée. Les Polonais, impatiens, déserté* » rent par'pelotons^ l'armée en est affaiblie de plus de moitié , et il ne » reste sous les drapeaux que ceux pour qui la débauche a encore det^ 3» attraits, et ceux qui, n'ayant point d'établissemens solides dans leur » patrie , aiment mieux l'abjurer que d'aller partager la honte de leurs » épouses infidèles. Les déserteurs de l'armée furent les moins sirupu- » leux; aiTivés en Pologne, ils reprirent leurs femmes, et oublièrent » leurs fautes. Boleslas, forcé: d^ abandonner la RusaU^ les suivit de j» près. Ce fut dans ce moment que se développa toute l'atrocité de » son caractère; il livre aux bourreaux les plus riches des déserteurs, » et confisque leurs biens. Les femmes, auteurs de ces désordres, ne pen- » vent se soustraire à sa vengeance ; on leur arrache des bras les enfans 3» qu'elles nourrissent, pour livrer ces innocentes créatures aux bétes fé- » roces des campagnes. C'eût été peu : Boleslas condanme ces femmes » coupables à allaiter des chiens, et, sous peine de la vie , leur ordonne » de ne se montrer en aucun endroit sans ces animaux pendus à leurs D mamelles. » {Fastes de la Pologne, prem. part., pag. 36. )

(7) Karamsin modifie en ces termes l'éloge que fait Nestor d'Tsiaslaw : d S'il est vrai que, dans tous les temps, le parjure et les violences ar- » bitraires furent des crimes atroces, les forfaits audacieux du fils ( à

ISIASLAVV. 221

^ £iew,) peuvent au moiiiB rextrénie faiblesse du père, qui, au lieu de a le puniis le créa prince apanage^ enfin, il nous a semMé que ces oir» 9 constances, ajoutées aux désastres de la ville de Minsk y à Parrestation » perfide de Yseslaw, ne s'accordent pas avec les k>uan^€S < de Tan- » naliste. »

{S) Cest à ce règne qu'il faut rattacher ce q^è .nous disent certaines ^ironiques russes au sujet de prétendus sorciers et Inagiciens dont les miracles frappèrent 1« peuple d'étonnement et d'effroi.

«Vers 107 1 , la- famine désolait la province de Rostow. Deux imposteurs , habitans de la ville d'Iaroslaw, fondée par le grand prince du même nom, parcouraient les rives du Yolga, annonçant dans tous les villages que les femmes étaient la cause de ce fléau , et qu'elles cachaient dans leur corps du pain, du miel et du poison. Les trop crédules habitans amenaient devant eux leurs mères, leurs sœurs , leurs épouses, auxquelles les prétendus magiciens tailladaient les épaules; puis, faisant sauter du blé des manches de leurs propres habillemens, ils s'écriaient : «Voyez ce qu'elles avaient sous la peau! » Ces scélérats, suivis d'une foule de complices , faisaient mourir des femmes innocentes , et pillaient les propriétés des riches. Ils vinrent enfin à Biélo-Ozéro, où le grand boyard Jan , fils de Yiuchata , qui levait des contributions pour le prince Sviatoslaw, ordonna leur arrestation, et .les fit pendre a un chêne, malgré leurs menaces et leurs prédictions contraires. Les Finoîs et les Tchoudes^ étaient surtout renommés pour leur profonde connaissance d« l'avenii* et leur habileté dans l'art nécromancien. I^es Russes >se rendaient volontiers en Esthonie pour être instruits de l'avenir par les sorciers de ce pays, qui se disaient en rapport avec de noirs esprits ailés. Un de ces imposteurs osa un jour blâmer publiquement, à Novgorod, les préceptes de la religion chrétienne; il adressait à l'évêque des paroles (mtrageautes, et annonçait qu'il traverserait le Yolkow a pied sec. Le peuple l'écoutait comme .un homme inspiré , tandis que le pieux évêque , revêtu des ornemens épiscopaux , et le crucifix à la main, au milieu du marché, appelait en vain les fidèles chrétiens. Les . citoyens , aveuglés , se rangeaient en foul« autour de l'imposteur : le prince Glieb et sa suite vinrent seuls baiser la croix. Alors Glieb s'approcha du prétendu sorcier, et lui demanda s'il prévoyait ce qii'il deviendrait le même jour :•<( Je ferai » de grands miracles^ » répondit celui-xi. -r- « Tu mens! » , répartit le prince courageux , et d'un coup de hache il lui tranche la tête. Le misérable tombe mort à ses pieds, et le peuple reconnaît son erreur. »

larosiaw, à l'exemple de son père, inscrivit son nom parmi celui des législateurs. Il coaToqoa, après la mort d'Iaroslaw, un conseil composé

322 CHRONI<}Ufi DE NESTOR. I

de iflri iekreày SrifltoélA^ «t Vë^ôlo^ , dbài iqfnè deë séîgiièDTé de ^ ébur lei plu ooDniii par leur Mig«>6aé^ «t âbttlif Ul pëinié de itidri diM là {Anpart dcical où «ille était pronoueée, poot* y tttbàtittier des peiiief pëtiiniait-et. ce On ne peut pas déddèr^ dit TilUteiir de YffUtoiré dé Peh^Htt » de Russie, si cette mesure lui fut dictée, comme à Vladintir, par tide » excewÎTe humanité ; «'il la ooilaidéra coiÉiAiè-un mojf«n d'épargbet des » hommes qui pouyaient devenir utiles à la patrie, ou ai FenTie d'enÉt- » chir par des amendes le trésor de VÈtU^ fut soU prin^al taaoUC. »

Les lois de ce prince, réunies à la suite de celles d^Iaroslaw» pmrteot pour titre : Vérités prescrites à la Russie pat Isiaslaw^ Vsévolod et j Sviatoslaw, ses Jrères , cor^ointement awec Kosniatcheko , Perevm, Nicéphor^ Kianin, Tchoudin et Mikoula : titre admirable, si Ton Tcut considérer que toutes les lois derraient être en effet tellement elaires 61 précises, que chaque homme n Wrait besoin que des InoDÂères de la raison pour en comprendre le Téritafale sens.

LOIS O'iàROStAW.

« i.o SI mn .citoyen 6n tue ttn autre dans udé éiiiéute populaire, le meurtrier paiera 8o grlTiiffs aux héri tiers du mort, i|uds il ne paiera rien pour ceux de ses gens qui ailrônt subi le riiêine sort. Si le ni^ti^ était commis sur quelquès-^une» des terrëè du sduVérain , te nienittièl* paiera 80 grtynas de pins an profit du fisc.

a.o Si ua citoyvn eit assâteiné par de» ^dletir», et que t^61i h^àît pas arrêté les coupables, c^Mt celai  qtd appartient là terre, eoti]0ihteiiiéât avec celui qui était chargé d'entretenir sur de chémlti la sôreté ptiMi'que» qui paieéa Fascreude impb^ aii meurtrier.

3.« Celui qui^ en pillatit des riiagasinrs ou toltfAi tin ehëtàl , un boeiif, ufle Yache^ Ac.^ tuèrtt un homme , dûtt à son rotùr être ttté eomtne un ciiieu* La même pcduè aura lièU envers celui ^Ui fuèrk Une èeiïtîn«U& ou un receveur des droits de péage. Si (jUelqu'uii vdle lé réée^éur d'un péa^e appartenant au ëoutéràm^ le coupabk paiefà 80 gtitntf*. Ou paiera la même somme pour le meurtre d'un vi^ écuyer de haras (^), et lû grilrnas pour le meurtre d* Un maure de tiilagfe et d'un pûrtieT appartenant âû priihoek Quant au tuettrtre d'un ftèttitëur de sa hiadàdn, Patnende deta de t grivnasi comme telle d'uniiotilme df>dlnai^ et d'an sèrf^ inàis l'amende

{*) Le» hébitims de Dbrogoboiige avaient tué un tiëllx écuyer d^Ifiiaslaw^ et ce prince leur fit payer Uli« «aliéna. d« 80 grivnai. C^est sans doute cet événement qUi donna lieu à l'aifkilé dont il s'agit.

isîAstAw. aà3

sera de 12 grirnks ^otir «iîliconqiie hi^H nhe bbuh-ltë où le iOàHd^Une nourrice. ^

4.*» Celui qui votera uii cJltevâl âpjiilii'éiiâbi à la cttùi-, et potiàhi la, marque ;<ïu souverain, paiera ^ gi-iWas, et à grîvttâs t)Our lé fc&ëvàl d'ilh particulier; pour une jiiment, feocoupoÂ^; JJbiir liii bœuf, ùïi gHfhâî*; pour une Vaché, 4© coiipoiis; pour un pôiiliih âé ifàïs abk, qûittié tnât»tres- pour un veau, 5 coupons; pour un bélier et un aglîeâu, lé ^-oleut" paiera animal pour animal * et pouf là mort d\là cerF uh detbi-grivbas.

i.o Le subôrneui- qui engagera resdkVè et le tfefVitéUr d'dti {prôttHé*taire a sVnîfuir, paiera iîi griViiâs. "

0;0 Si qûélqu^ùn pilië iin màgasib bû tôle taû cbéVàl, ùfa bbèuf, été;, il est condamné à payer un grivnas et 3o coupons d^atiaétldè ^ maià ^fl k des complices, chacun d'eux paiéta 3 gfivnas et 3b coil^ôils , 'parce t|ue les complices enhardissent a commettre le crime.

7.0 Quiconque maltraitera grièvement iin pàjrsàn skbâ'ûtd^e dà |>Hbbé, paiera 3 grîvnas, et lâ pour un homxbé d^afmei, uiï éttO^il , ui^ db^àniér maltraité.

8.0 Si le volenr ie nuit,pris sur le tait, eM tué, il è^t bîeti tÛ'é; h^àls il est mieux de le saisir si on le peut, et dé lé IiVrèt à la ]u8tîcé dès qu'il sera jour ; car si quelqu'un avait vu ce voleur garotté pi^UdWnt la nuit , et qu'au matui on fe WiiVà^ iiAbrfc , l'e h^attr'é de ta îbàilbn éricourraît une juste peiné;

9.0 tl est exprès^mént défendu d*e dégrade)* lés foV'Sts, 'de dëjfbnilliet les arbres de leurs écôrcés , Àe faire clii 'feu d'aili lé^ hàH , iibH-V^ul^ment à cause dés émbrâseniéhs qui peuvent eÀ résulté!',' tti^is iticô^è' li cause des roches d'abeilles qu'on y .entretient , et auxquelles la fumée est mortelle. On paiera pour chacun de ces déïits 3 gfivnàs et io co'upbDs.

io.° Quiconque, en labourant la terre , passéi^a les nôrhes ôû lés fossés de son héritage , paiera 1 a grii^nas.

l'i.o Le voleur d'une chaloupe paiera (5o coupons pour sob. pi-ix, et 3o pour la punition du vol.

i'rx.° Celui qui entrera dans un co'loinbier où clans un poulailler et qui y volera quejque chose, paiera neuf martres, et â grivna^ s'il voie un chien , un faucon , un épervier.

i3.o Celui qui volera du foin ou du bois paiera neuf martres. Dix . hommes, plus ou moins, qui voleraient ensemble une chèvre, un mouton^ un pourceau, seront punis comme s'ils avaient volé séparément une chèvre , un mouton , un pourcéAU*) ^ifecun d'eux paiera 60 coupons.

1 4.^ Le produit de ces amendes sera employé comme il suit : le prince percevra 3 grivnas sur celles qui seront au-dessous de 13 grivnas; les

troift-qaaits restant seront employés k Fentretien du goaTemement de Novgorod, et aax récompenses destinées, savoir : chaque personne qui arrêtera on roleor aura dix coupons; la garde porUnt épée aura auUnt de martres qu^il y aura de griynas dâhs Pamende ordonnée ; mais si cette amende excédait la grivnas,. alors le prince en prélèvera dixj la dime 3, et les personnes qui auront poursuivi et saisi les voleurs recevront soixan* te-dix martres.

l5.* Soit que Ton vienne de construire un pont'pour la sûreté et la commodité du public , soit que Ton n'ait fait que réparer celui qui tombait en ruine , chacun de ceux ou de celles qui j passeront paieront , jusqu'à nouvel ordre de notre part, le droit que nous avons fixé pour chaque personne.

16.0 Voici Tordre que nous avons jugé à propos d'établir pour fixer les droits que les propriétaires des fonds peuvent exiger de ceux qui les cultivent (*). Un possesseur de fief peut exiger sept mesures d'orge par semaine , un mouton , un cochon ou deux bêtes à peu près de la même valeur, et deux poules par jour; le mercredi un coupon; le jeudi, le vendredi et le samedi , du froment ou du pain auUnt qu'il en peut consommer, et du fromage. Ses fermiers lui entretiendront en outre quatre chevaux.

Les jours de Carême exigent un autre arrangement : les fermiers paieront au propriétaire sept coupons par jour et quinze martres pour chaque semaine, et la quantité de farine nécessaire jusqu'à ce qu'il touche son revenu entier, comme il est dit ci-dessus. Les fermiers paieront en outce 70 grivnas pour le maître et la maîtresse de la maison.

(*) Ce paragraphe exige une explication qui en facilite l'intelligence. Les anciens Russes appelaient vir un fief qui avait une grande étendue de terre et un nombre d^abitans capables de fournir un si grand revenu; ils employaient aussi le mot soka ou charrue, pour exprimer une possession de sept cents arpens. D'après ce fait, on ne sera pas étonné qu'Iaiaslaw ait assigné à chaque propriétaire tant de fournitures par jour. L'appétit vigoureux des gens du nord, et le nombre d'hommes à nourrir dans chaque maison, explique suffisamment ce qui paraissait d'abord obscur dans ce paragraphe.

VSEVOLOD-IAROSLAVITCH. 225

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