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moines de la ccmgrëgation jde Saint-Maur, des Pères Jésuites, des MiRimes et des Oratoriens.
On nous pardonnera cette sortie contre ceux à qui le nom de religieux ou de moine fait encore ombrage, et qui n'ouvriraient pas un livre revêtu du privilège du roi ou de l'approbation du censeur, sans s'armer de défiance contre les inspirations du despotisme ou de , la théocratie. ♦
L'ouvrage que nous publions aujourd'hui portera plus qu'aucun autre, à leurs yeux, ce double caractère de servilisme et de superstition qui les révolte tant. Il est, c'est tout dire, celui d'un moine russe du XI® siècle. Au demeurant, nul ouvrage n'a rendu plus de service à l'histoire, et j'en fais juges ceux qui savent l'embarras dans lequel, avant la découverte de la Chronique que nous publions , se trouvaient les écrivains , pour rendre compte des événemens russes antérieurs au xvi® siècle.
Nestor, le père de l'histoire de Russie, et le premier qui <iit écrit sur les peuples Slaves, vivait à la fin du onzièiûe siècle et au commencement du douzième. Avant lui, l'histoire, non-seulement des Busses, mais encore de tous les. peuples du Nord était ensevelie dans une profonde obscurité. Quoique les Slaves fussent depuis long-temps divisés en plusieurs petits peuples, aucun de ces peuples cependant n'avait encore trouvé d'historien. On sait qu'en Bohême, vers 993, le moine Christian, frère de Boleslas-le- Pieux, av^it écrit la vie de son frère saint Venceslas, jBt de son aïeule sainte Ludomile ^ que Cosme, doyen