‹ La chronique de Sulpice SévèreChapitre 102 sur 198 · PROLÉGOMÈNES CXXIX · texte numérisé non relu

PROLÉGOMÈNES CXXIX

que ou intellectuelle ne saurait équivaloir à un accroissement de bonté.

Cependant Maxime se rendait très bien compte, je l'ai déjà fait remarquer, de la précarité de sa situation. Certes, la préfecture des Gaules — les quatre Bretagnes, les dix-sept Gaules et les cinq Espagnes — n'était pas une part à dédaigner. De l'an 376 à Tan 383, Gratien avait su s'en montrer content. Seulement s'il consentit à permettre aux généraux de l'entourage de Justine d'élever à la pourpre son demi-frère, le jeune Valentinien II, c'avait été par libre bienveillance. De même ce fut d'une volonté personnelle et réfléchie, — soit instinct des nécessités gouvernementales, soit, peut-être, désir secret de compenser une grande injustice, — mais de son plein gré, qu'il donna rOrient au fils du général d'Afrique, Théodose, iniquement mis à mort en 375. Qui protège, maîtrise; et Gratien^ en apparence chargé de là moitié occidentale de VOrbis ^manus^ pouvait, s'il le voulait, diriger de haut les affaires à Milan, et être écouté avec une très attentive déférence à Constantinople. Il est donc clair que le lot qui avait pu contenter ce porphyrogenête s'offrait au nouveau venu qu'était Maxime sous des espèces assez différentes et avec de bien moindres satisfactions; — surtout si Ton songe que le nouveau venu, mince officier de fortune, passait pour un parvenu, au sens le plus péjoratif du mot. S'il voulait

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