‹ La chronique de Sulpice SévèreChapitre 103 sur 198 · CXXX PROLÉGOMÈNES · texte numérisé non relu

CXXX PROLÉGOMÈNES

faire de la préfecture des Gaules un poste enviable et de raisonnable sécurité, il faudrait d'abord lui donner pour étais Tltalie, l'Afrique et l'Illyrie, c'est-à-dire l'arrondir jusqu'aux extrêmes limites occidentales; moyennant quoi, il devenait possible d'y vivre, sans haine et sans crainte, dans une tranquille « unanimité » avec Théodose. Le corollaire très pratique et très attirant de ce plan, consistait en la suppression de la cour milanaise. Sans doute, pour le moment, cette cour ne donnait signe de vie que par ses basses obséquiosités. Mais, au fond, ce qu'elle rêvait, c'était la revanche; et cela aussi Maxime ne l'ignorait pas. A ces diverses considérations, venait, en outre, se mêler la quasicertitude qu'un coup de main contre Valentinien II se présenterait avec au moins autant de chances que celui qui avait si prestement réussi contre Gratien. La situation se prêtait d'une façon merveilleuse à des intrigues nouées selon une méthode mise à l'épreuve pas plus tard qu'hier et trouvée solide. Évidemment, des machinations, ourdies d'après un procédé que l'expérience avait ainsi sanctionné, devaient une fois encore réussir; — réussir d'autant plus sûrement que le personnel qui les mettrait en œuvre serait à peu près semblable et que les conditions dans lesquelles il agirait auraient été visiblement améliorées. Est-ce que le programme à l'aide duquel l'Hispano-Gaule venait d'être conquise, appliqué à l'Italie, ne tirerait pas une force supérieure de ce que les intérêts du petit Auguste d'outre -Monts étaient aux mains impopulaires des semi -ariens? Ces défenseurs de la formule de Rimini, partout haïs, partout battus, même en

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