‹ La chronique de Sulpice SévèreChapitre 177 sur 198 · III. Satuminus... ecclesia ejectus est (Chr, II · texte numérisé non relu

III. Satuminus... ecclesia ejectus est (Chr, II

IV. (Martinus)... adhaerenti ad eccleslam cellula usus est (Viia, X, 3).

V. Mansionem ei in secretario ecclesiae clerici paraverunt (Epiât. I, 10). VI. Nos, inquit, ecclesia et pascat et vestiat (Dial. III, 14, 6).

3. Dans les actes de Thecla, il est dit que Paul prêchait < in média ecclesia, hoc est in domo Honesiphori >, phrase qui marque bien le commencement de fusion des deux sens.

Elle U reprend manière polythéiste (Chr. II, 3i, 5, 8, et tbid., 48, 5, 16). A Rimini, sous le régime selon que la majorité dans le concile appartient aux semi-ariens on chrétien, ^^2 orthodoxes, les uns, puis les autres occupent tour à tour « l'église » de la ville. Le Codex Theodosianus emploie eccîesia dans le même sens. Ce mot finit par devenir comme une propriété de l'orthodoxie. € On ne donnera point le nom d'églises, mais de conciliabules aux Les conventicules des hérétiques. *(ji^^ Canon du concile de Carthage.) Un

diverses nuances autre emploi du mot désigne l'ensemble des fidèles dans une circonsde ce mot cription territoriale donnée. Ainsi, quand Sulpice dit que Maximin se ans esopusc es. jj^yj^^^ ^ tourmenter les clercs t de quelques églises >, ce mot doit être pris comme indiquant des groupes de chrétiens domiciliés sur certains points de l' Asie-Mineure et administrés par un évêque; nous dirions il devient d la fois aujourd'hui un diocèse, un évêché (texte IV). Quelquefois, mais très plus spécial rarement, eccîesia est pris au sens compréhensif et collectif de totalité *' P^J" g^''^^ du christianisme ; par exemple, lorsque Sulpice raconte comment Saturdu IV» i l ^'^^'> èvêque d'Arles, fut, pour ses crimes, jeté hors de l'Église; et surtout quand Martin refiisant d'employer à l'usage des moines de Marmoutiers les cent livres d'argent de Lycontius, s^écrie : « Quant à nous, que l'Église nous nourrisse et nous vêtisse. » (Textes V et VI.) Mais on se tromperait si l'on croyait qu'au iv^ siècle le sens antique, athénien, du mot eccîesia était complètement oublié. En tout cas, s'il l'avait été L'Ecdesia naguère, on recommençait à s'en souvenir. A cette date, la vie chréseul lieu de tienne présentait trop de ressemblances avec l'ancienne activité démorOrbis Romanus cratique pour qu'il en fût autrement. Uecclesid est le seul lieu de où Pon discute [>Or6fs Rômanus où l'on discute avec liberté, avec chaleur, avec véhéet ou l'on YOte, . . , . * 1. -.„ -

mence ; où reparaisse avec ses énergies, ses emportements, ses entraînements et ses bassesses d'autrefois, le principe d'élection.

cATBcHUMBNus. Uu Julf OU uu Gentil désireux de se convertir à la foi chrétienne

C '''et t P^®^*^^ d'abord par le catéchuménat \ lequel pouvait s'obtenir,

un catéchumène, comme on le voit {Vita, XIII, 9), parla simple imposition des mains.

En Orient, il y avait aussi exorcisme et insufflation. L'unique condition

exigée du néophyte était de « vouloir croire ». Les catéchumènes

avaient droit au nom de chrétien c Christianus est cateckumenus qui ad

fidem accedens, manuum intpositione prima meruit fier i christianus. 9

(Canon 5 9 du concile d'Elvire.) Il y avait des catégories, dans le caté-

Persistance chuménat, assez artificielles : audientes, orantes, compétentes; elles

du sens s'expliquent par ce fait que, sous l'empire païen, le christianisme eut

^u*tfv«7 «u« flior toujours plus ou moins, selon les temps et les lieux, des allures de

quand l'Église société secrète. Avant d'exposet toute la doctrine et d'admettre à tous était une société

secrète.

I . I. Quia etiam vere Constantius, tune catechumenus (Chr. II, Sg, 5, 24). II. Catechumaenum fieri (Vita, II, 33).

m. Adhuc catechumaenus (Viia, III, 3).

Page 1