NAISSANCR IDÉALE DU MARTYR
Maximeque Danielis (Chr, II, i, i, 2) 121
L'Histoire chimérique. Le plan de Sulpice et l'histoire juive 121
Il risque de devenir impraticable par solution de continuité 121
Disparition totale de la vie historique d'Israël 121
Sulpice comble la lacune avec des romans 122
Originalitéet supériorité des Juifs en ce genre de littérature 122
Prodigieuse influence exercée par ces créations 1 22
Preuve par Daniel devenu un type de rhistoire universelle i23
Caractère dramatique et profond de ce personnage i23
11 ouvre la liste d'une nouvelle série de prophètes 1 23
Naissance de la prophétie apocalyptique 1 24
Le roman historique complété par la pseudépigraphie 124
Puissance de la prophétie apocalyptique au point de vue pseudépigraphique . . 1 24
Que les Juifs ont inventé la pseudépigraphie et Tout portée à sa perfection . . 124
Complication des récits qui se ratttchent au nom de Daniel i25
Adroite façon dont Sulpice construit la biographie de ce personnage i23
Entrain et audace patriotique du livre de Daniel i23
Que la littérature contribue beaucoup à hausser le rang des peuples dans Thistoire 1 26
Etat confus et brouillé des différentes versions de Daniel 1 26
Sulpice, le premier, met de l'ordre dans ce désordre 1 26
Avec les romans juifs il fait de rhistoire valable et solide 127
Par là, il contribue à ce miracle de transhumance intellectuelle : la Bible, livre
sacré de rOccident 127
Egregia ad conservandam legem persévérant ia (Chr, n, 1, i, 2). . . . 127
Ce que Tesprit juif devint après la captivité 127
Le livre de Daniel, tel que le lit Sulpice, est la préface de la vie de Jésus ... 127
Quatre siècles d'histoire représentés par des héros de roman 1 28
Subite entrée en pays chrétien 128
Sulpice ne voit plus que des ascètes et des martyrs 128
Philosophie générale de ridée de martyre 128
Le triomphe de l'homme sur la douleur physique 129
Beauté et rareté de ce triomphe 1 29
Exaltation morale qu'il engendre 129
L'ascétisme et ses origines mazdéen nés i3o
Les pratiques ascétiques et leur rôle dans l'insurrection asmonéenne 1 3o
Le martyre et l'ascétisme sont les deux préoccupations de Sulpice i3o
Fer idem tempus Suzanna {Chr, Ih x, 5, 11) i3o
Suzanne ou le lys, type de la pureté féminine 1 3o
I . Le texte des manchettes en caractère gras désigne les Petite EssaU'
TABLE DBS MATIÈRES 687
Pages
Habile parti que Sulpice tire de ce conte moral i3o
Les tergiversations de Jérôme au sujet de Suzanne 1 3 1
Nabuchodonosor somniumvidit (Chr.U^ 2t i, i) i3i
Le songe de Nabuchodonosor expression condensée de l'avenir messianique . . i3i
Excellence du résumé qu'en donne Sulpice i3i
Ad interpretandumChaldaeis (Chr. Il, 2^ j, 3) i3i
Omnes hujus artis interflciebantur (Chi\ II, 2, 3, 1 3) i33 "
Pourquoi Sulpice ne veut pas avouer que Daniel était magicien 1 32 ^
Inter se con/usumcoire non poterat(Chr. Ih 2,5, 2b) i32
L'interpréution donnée au songe par Sulpice lui est exclusivement personnelle. 1 32
Comment il fait plier les textes pour la mieux justifier i32
Que la théorie des quatre monarchies a été faussement attribuée à Jérôme. . . 1 32
Il Ta empruntée i la CAroni^ue i33
Idque Romanumintelligitur imperium{Chr. Il, '6, 5, */) i33
Vrai caractère des prédictions de Daniel i33
Légitime application que Sulpice en fait au IV* siècle 1 33
Gomment cette thèse fut démolie par le cours de l'histoire i33
Manière dont on s'y prend pour prouver qu'elle s'applique au temps présent . . 1 34
Quodaeque impletum est (Chr. Il, 3, b, II) i34
Et praecipuejudaeos (Chr. Il, 3,6, 20; cf, avec i3, 6, 12) 134
Sulpice range les Juifs parmi les nations barbares i34
Qu'il a très bien su ce qu'il faisait en porunt cène appréciation 134
Qu'il est aisé de la justifier en définissant avec soin le mot c barbare 1 34
La barbarie c'est être hors l'empire i35
Ou contre l'empire i35
Les Germains aspiraient il vivre sous la loi romaine i35
Au contraire, la loi romaine faisait peur aux Juifs au point de vue religieux . . 1 35
Ce qui se passa sous le règne d'Adrien ^33
Irréductibilité de la religion juive |36
Que les Juifs restaient plus en dehors de Rome que les nomades les plus éloignés 1 36
C'est pour ceîa que Sulpice les qualifie de barbares 1 36
A tque haec esse postremaiChr.U, 3, j, 22) i36
Sulpice et le ikfi7/MiWR i36
Caractère généreux de cette utopie i37
Que Sulpice et Martin ont dû être millénaristes 1 37
La fin prochaine du monde était encore admise alors par les meilleurs esprits . i37
Lapide abscisso Christi figurant {Chr. 11,3,'], 23) 137
Echantillon des incongruités familières à Jérôme 1 38
PraefectusBabrloniae{Chr.ll,3,^,3) i38
Les foudmnents bibliques de la magie i38
Pourquoi Sulpice, qui n'a pas voulu que Daniel fût mage, consent à le faire
préfet de Babylone i38
Identité des fonctions politiques et religieuses dans la théocratie mazdéenne . . 1 38
Signification du mot mage et sa synonymie avec devin et sorcier 1 39
Daniel, sorcier très habile, est nommé chef de tous les sorciers de l'empire . . 1 39
Nécessité d'appuyer sur ces détails 139
Ressemblance entre les miracles des agents divins et ceux des docteurs en
sorcellerie 140
Comment l'Ecriture s'est trouvée fournir une base historique il la magie ... 140
De Jammès et de Mambrès 140
Preuve curieuse de l'influence exercée sur les esprits par les récits bibliques . . 140
Les chrétiens furent très impressionnés par ces histoires 141
Examen des passages de la Bible qui établissent la réalité de la magie 141
Goo^^
TABLE DBS MATIÈRES
Pages
Les Evangiles continuent et confirment cette traditioD 142
L'astrologie et les mages devant le berceau de Jésus 142
La magie et le pouvoir des magiciens article de foi 142
Théorie orthodoxe des deui magies 143
Que le christianisme, à son début, ne pouvait aider les philosophes couire les
superstitions magiques 143
Loin de combattre le courant qui poussait vers les magiciens, il le fortifie ... 144 La théorie des Anges bons et des Anges mauvais, au premier abord, corrobore
la croyance en la magie 144
Cependant l'Eglise réagit en sens inverse 144
I Les opérations magiqties resserrées entre Dieu et le Diable 144
Faible succès de cet effort 143
Les livres saints, cause de son peu d'efficacité 143
L'échec s'explique, d'ailleurs, par des raisons plus profondes 143
L'illusion magique, étant un fait universel, ne peut pas ne pas se légitimer par
la nature humaine 143
* ^. Jdentité fondamenule de la magie, de la religion et de la science 146
Ejechielis prophetia,,. Extat liber magni operis (Chr. U, 3, 9, 6) . . . 146
!••• origines JniTei de rimmorUlité de l'Aine. . 146
Pourquoi Sulpice n'avait pas lu Ezéchiel 1 46
Difficultés de cette lecture 146
Que les étrangetés de ce prophète ne sont pas sans compensation 147
Rôle initiateur d'Ezéchiel quant à la doctrine de l'immorulité de Time .... 147
Sulpice avait pourtant entrevu ce trait essentiel 148
L'Ancien Tesument n'admettait d'autre vie que la terrestre 148
Nécessité d'une modification dans l'intérêt de la justice de Dieu 148
Comment Ezéchiel prépara la nouvelle croyance 148
Il imagine la théorie de la résurrection des morts 148
Obstacles que rencontra cette innovation 149
Idée toute naturelle qu'on finit par se faire de la vie céleste 149
Corporéité de l'Ame conçue en unt qu'être distinct 1 3o
Le « spiritisme » au iv« siècle i3o
Statuant sibi posuitauream{Chr. Ut b^ i^Q) i3o
Snlpice et la politique i3o
Sulpice pris en flagrant délit d'interpolation par haine contre les rois 1 3o
Ce qu'était le républicanisme de Sulpice i3i
II n'avait pas compris les nécessités de la concentration administrative et poli-
tique i3i
Vraie nature du pouvoir impérial i32
Comme quoi Jules César et les c Césars » avaient du bon i32
Que les provinces, c'est-à-dire la future Europe, avaient toute raison de les
aimer i33
Le consulat et l'impératoriat comparés . i33
Que l'empire ne fut pas une tyrannie et que parmi les empereurs il n'y eut
guère de tyrans 1 34
L'Auguste, personnification de la justice universelle i36
Que les empereurs furent très aimés, surtout en Gaule i36
Des services qu'ils rendirent ï notre patrie, spécialement en lui apprenant à
devenir un organisme politique hautement centralisé 1 36
Que la Gaule dut beaucoup aux seconds Flaviens, et que la France s'est montrée
déplorablement ingrate à leur endroit i37
Les Pères et la politique i37
Les Pères orientaux amis du despotisme i37
Goo^^
Pâgei
L'indifférence politique presque générale chez les Pères d'Occident iB^
Sulpice fait exception 1 58
De l'emploi moderne de la CAroA/^ue comme engin révolutionnaire i58
La république dans l'Ancien Testament iSg
La haine du nom royal conçue par Sulpice à la manière antique 1 58
Aristote, Démosthène et Samuel mêlés 160
^ Du mépris que Sulpice professait pour les empereurs 160^
La Bible mise en pamphlets 161
Tout le mal vient des rois, c'est une loi de l'histoire 161
La divinisation des personnages royaux 162
La satire des mœurs impériales au point de vue religieux 162
Le culte de Rome et d'Auguste i63
Sa vraie signification i63
Sa dégénérescence à la fin du ni* siècle 164
Le procédé de divinisation s'accentue aux approches du Christianisme 164
Loin de supprimer cette tendance, l'empire chrétien la consolide i65
Les chrétiens et le culte de la Gens Flavia i65
L'apothéose ou divinisation légale au v« siècle 166
De l'adoration des images des empereurs chrétiens 166
Les /d^r/fto et leur rôle dans la religion populaire 167
Les icônes impériales mises à la portée du petit peuple 167
Ce que les évéques pensaient de l'adoration des empereurs 167
Colère et dégoût de Sulpice en face de ces pratiques 168
11 est froissé comme républicain et encore plus comme théocrate 168
Noblesse et courage de sa résisunce 169
Jean Chrysostome fut seul à l'imiter 169
Devorariignibus quampiaculumcommittere (Chr, 11, bt2t 10) .... 169
Les premiers types de martyrs 169
Le livre de Daniel et la théorie du martyr chrétien 169
Le martyr patriote et le martyr religieux 169
Le caractère essentiel du martyre, c'est d'être le fait d'un très petit nombre . . 1 70
Le martyre, phénomène occidental 1 70
Du rôle des minorités dans l'histoire générale 170
Dans quelles conditions leur influence est légitime 171
Effet considérable produit sur les imaginations par les martyrs chrétiens . . . 171 Comme quoi cet effet dure encore et est loin de ne produire que des résultats
bienfaisants 171
FUiumDeividisse{Chr,U,btZt 18) 172
L'angélologie post-hébrtique 172
C'est de parti délibéré que Sulpice évite d'en parler 1 72
Utilité d'une étude attentive de ce sujet 1 72
La hiérarchie divine dans le Zend-Avesta 172
Que les Maleach bibliques purent se fondre sans peine avec les génies grécopersans 173
Que Sulpice se tait sur l'angélologie de Daniel par peur des railleries de ses
lecteurs aquiuins 173
Daniel l'a connue, mais vaguement et par ouï-dire 173
Les petits dieux appréciés au point de vue statistique 1 74
Importance numérique de la population céleste 1 74
Argument qu'on en tirait pour la théorie de la perfection 174
Danger de cette application du suffrage universel après les découvertes de la
géologie et du microscope < 1 74
Tentative des scholastiques pour évaluer le personnel divin 176
Goo^^
690 TABLE DBS MATIÈRES
Pages
Les anges déclarés autti nombreux que les atomes de i*atr 175
Rôle considérable des anges dans les écriuproto- chrétiens 173
Essais pour organiser leur culte 176
lis sont réprimés sans peine, ne répondant pas aux besoins du public occidenul 176
L'élise régie officiellement la matière 176
Esquisse de la hiérarchie angélique officielle 176
Les sept anges à nom 177
Portrait de ces personnages célestes 177
Même autour d'eux et malgré leur nom et leur biographie, le culte évangélique
ne se forme pas 178
On leur préfère les saints plus hommes et plus réels 178
Preuve par Michel, le plus actif et le plus brillant de tous 178
Exploits miliuires de Michel 179
Ils ne suffisent pas k faire de lui un petit dieu 1 79
Michel entre dans le nouvel Olympe non comme archange, mais comme saint . 1 79
,..,^^' L'ange et le saint au point de vue de l'influence 179
Les sermons de Bernard pris pour mesure de cette comparaison 1 79
«- — ^Froideur de Bernard quand il célèbre la fête de Michel 180
^our célébrer celle de Martin, il est tout chaleur et enthousiasme 180
Un portrait de Martin tracé au xii* siècle .... * 180
Bernard ne parle pas ici en docteur, mais en interprète du sentiment populaire. 180
^^..^^Positivité du saint et irréalité de l'ange i8t
Les anges inutiles théologiquement et liturgiquement 181
Ils prennent leur revanche en méuphysique 181
Formation graduelle du concept de pur esprit 182
Rôle capiul de l'ange dans cette élaboration 182
Que l'idée d'immorulité eut grand'peine à faire son chemin 182
Que pendant longtemps les substances dites immortelles trempèrent très à fond
dans la matière 182
Et qu'il en est peut-être de mém» aujourd'hui 182
Sur les procédai d'ingestion et de digestion attribués aux anges et i Jésus ... 1 83
Au IV* siècle, l'âme participe des deux natures, la spirituelle et la matérielle . . i83 Comme quoi le fait d'être petit, mince et maigre constituait des droits à la
divinité i83
C'est la scholastique qui tranche les doutes i83
Le trâffj^Ayjfcâme a fondé la notion de pur esprit i83
Descartes l'emprunte aux scholastiques tout en démolissant leurs autres conceptions i83
Du sentiment de Sulpice sur ce dernier sujet i83
Abomniconversatione humana(Chr.Ujbt bf 23) 184
Sulpice écarte le merveilleux 184
11 tire de la Bible l'histoire scientifique positive 184
Id non in sacra historia scriptum {Chr, II, .S, 6, 3o) 184
L'histoire profane et les découvertes chronologiques de Sulpice 184
Digitos scribentes (Chr, II, 6, 3, 20) 184
Sur les noms de Balthasar et sur les miracles ;^râf/er luiriirtfm 184
^Exstantetiamvisiones(Chr»Ujy,bj2y) i85
La philosophie de l'histoire à la manière de Bossuet inaugurée par Sulpice . . . i85
Beli.,. simulacrum (Chr. Il, S, 3, i5) i85
La Bible voltairicnnc i85
Judaei (Chr. Il, g, i, i3) 186
Fin de l'hébraïsme au point de vue ethnique 186
Post Darium Medum (Chr. Il, g, 4, 17) 186
TABLE DBS MATIÈRES 691
Pages
De l'emploi des historiens profanes par Su Ipice 186
Il s'en sert plus librement que Jérôme 186
Prudentiae documento (Chr, H, 10, 1,28) 186
Que Sulpice lisait les Apocryphes 187
Les concours d'énigmes dans la Bible et dans le Zend-Avesta 187
Datis ad praetores epistuiis(Chr. llj II f^t g) 187
De la vraie nature de l'esprit de persécution 187
Des édits de persécution attribués à Nabuchodonosor et à Artaxercés par la Bible. 1 87 Que ces textes, bien que fabriqués, sont en plein accord avec l'histoire du
Mazdéisme 188
Détails visant à établir que l'esprit de persécution est exclusivement propre au
dogme monothéiste 188
Sur les versions du Zend-Avesta 188
Date de la rédaction définitive de ce recueil sacré 188
L'inquisition religieuse y est inscrite dans les parties les plus anciennes . ... 189
Le Tarômaiti ou péché d'obstination et d'orgueil '. . 189
Son affinité avec l'hérésie à la manière judéo-catholique 189
La vérité prouvée par « signes » en Perse comme en Judée 189
Sed consummatiorestitutaeurbis (Chr, 11, lit y, 3) 189
Dextérité chronologique de Sulpice 190
Il la prouve surtout à l'occasion d'Esther et de Judith 190
Si in illius matrimonio fuisset (Chr, II, 12, 2, 27; cf. in/ra, 4, Judei
sunt absoluti) 190
Les métamorphoMs historiques 190
Comment Sulpice a traité le texte du livre d'Esther 190
Il fait de l'héroïne une épouse à la mode romaine 190
Coup d'oeil sur le récit original 190
Comment se recrutait le harem des Achéménides 191
Complication des préparatifs auxquels les concubines étaient soumises igi
Ce qu'en pouvait penser un Romain du temps de l'Empire . 191
Des soins particuliers dont les eunuques entourèrent Esther 191
Elle triomphe du premier coup et devient sultane favorite 191
Effort de Sulpice pour montrer dans ces faits l'équivalent du m/itri/iroiuifm . . . 192 Comment Mardochée, qui devait prendre Esther pour femme, sut en faire un plus
profitable placement 1 92
Caractère patriotique et succès pratique de cette opération 192
Scrupules de délicatesse qu'elle soulève parmi les commentateurs grecs du livre
d'Esther 192
Sulpice se montre moins délicat que les Grecs 193
Esther, jusqu'à présent irresponsable, entre en scène personnellement 193
Le récit de Sulpice ne donne aucune idée exacte de ses agissements réels .... 194
Le livre d'Esther, prédication de haine la plus atroce qui se soit vue 194
Place privilégiée qu'il occupe dans la littérature juive 194
On doit le lire beaucoup, on doit le lire toujours, parce qu'il apprend à haïr . . 1 94
Il a institué pour Israël la fête nationale par excellence 196
Et cette fête est la célébration d'un massacre igS
Du vériuble rôle d'Esther au milieu de ces boucheries 193
Elle les provoque et s'y complaît merveilleusement 196
C'est de là qu'elle a tiré sa vraie gloire 196
Du goût des Juifs pour les récits sanguinaires 196
Que l'amour de la race et de la patrie excuse bien des choses 197
Mais qu'il ne suffit pas à faire de la haine sans fin une conception humaine et
civilisée 197
Goo^^
602 TABLE DBS MATIÈRBS
Que Sulpice n'a pas voulu voir les vilains côtés du récit biblique 197
En quoi il a eu pleinement raison 197
De la mégère du livre sacré il a fait la suave Esther des demoiselles de Samt-Cyr, 198
Après lui. Racine a complété cette méumorphose 198
Se gentilium cibisparticipûret{Chr. lit 12, 6, 10) 198
Que Sulpice croyait trouver Tascétisme dans le livre d'Esther 198
Deo hominibusque invisum {Chr. n, tS, S, 23) 198
Josèphe s'accorde avec Sulpice pour faire des Jni^ des républicains 198
Nabuchodonosor nuncupat (Chr. Ht 14, 1, 4) 198
Ingéniosité de Sulpice pour transformer le Nabuchodonosor de Judith en
Artaxercès Ochus 199
11 est imité par Tabari. le chroniqueur primitif de Tislamisme 199
Moribus quamvultu illustrior (Chr, IÎ9 16, ï, i) 199
L'ascétUme et lei asoètM 199
Pourquoi Sulpice admire les mœurs de Judith 199
De l'ascétisme des Mazdéens et des Juifs après la captivité 300
Sulpice prend ces pratiques rituelles de Tezclusivisme national pour des marques
j d'austérité pieuse 200
I Vue sur les origines de l'ascétisme 200
I Causes qui, au début de l'ère chrétienne, rendirent opportun un mouvement de
j ce genre 200
j Étendue et profondeur du désarroi moral 201
I Pourquoi la corruption va grandissant 201
I Les causes politiques, économiques et sociales qui l'expliquaient restent les
j mêmes; le christianisme n'y change rien 201
En quoi consiste la décadence et comment elle est plus sensible quand l'Empire
est devenu chrétien 202
Comment le nouveau culte, en se fortifiant politiquement, vit affaiblir son
efficacité moralisatrice 202
Que le clergé fut gravement atteint par la déchéance morale universelle .... 202
Essai d'une réaction visant à assainir et à purifier 202
Tous les esprits d'élite, soit chrétiens, soit philosophes, y participèrent . « . . 2o3
Caractère miliuire de ce mouvement 2o3
Ascète égale athlète ou soldat 2o3
Apparition d'une vertu nouvelle, l'humilité 2o3
Le vieux soldat Martin, le premier, la personnifie 204
Comment l'ascétisme, égoïste à son point de départ, engendra le plus haut
altruisme 204
Opportunité, étendue et profondeur de ses effets 204
La sobriété et la pudicité, fondement de toute civilisation 204
De quelques-uns des procédés employés par les « pères » pour rehausser ces
deux vertus 204
Pourquoi aujourd'hui ils nous révoltent 2o3
Que l'ascétisme présentait de très dangereux côtés 2o3
Mais les services qu'il rendit furent immenses 2o5
De la gratitude que nous devons aux ascètes 2o5
Quinet les montrait comme ayant civilisé l'Inde antique et l'Europe chrétienne . 2o3
C'était trop peu dire : ils sont au début de toute civilisation 206
Bassesse primitive et inévitable de nos penchants 206
Les ascètes se trompaient à vouloir les supprimer 206
Mais leur chimérique tentative nous a appris à les combattre. 206
Que leur doctrine de l'indignité de la matière, toute fausse qu'elle était, a fait
beaucoup de bien 206
TABLE DBS MATIÈRES 693
Pages
De la civilité puérile et hoooéte comme base de la civilisation 207
Dégradation de la vie sociale au iv* siècle 207
Usure et rupture des freins moraux 207
Définition du sauvage 207
Coup d'œil sur les résultats de soixante-dix années de christianisme officiel. . . 208
Impuissance des nouvelles idées à former des mœurs nouvelles 208
y oluptatts popuU romani 208
Comment les empereurs redouuient d'y rien changer 208
Persistance des specudes sanglants et obscènes 209
Comment leur caractère excentrique et antisocial servit les ascètes en cette
conjoncture 209
Formation du parti ascétique 209
Directions divergentes de ce mouvement 210
Martin et Sulpice types de l'ascétisme occidental 210
Postera die Hebtaei(Chr, II, 16, 5, 18; et supra i3, 3, 28 et 8, 12;
in/ra 23, 5, 29 et 26, 1,2) 210
Hébraîsme et Judaïsme embrouillés 210
Summis laudi bus célébra ta {Chr, II, 16, 6, 25) 211
Les femmes de le Bible. Judith obligatoirement considérée comme une
héroïne 211
Ce que devient l'idée d'honnêteté par suite de la doctrine théopneustique. ... 211 L'action de Judith éunt mentionnée avec approbation dans un livre inspiré ne
peut qu'être honnête et utile 211
Que le monde antique n'ignora pas le concept d'honnêteté 212
Mais qu'il l'entendit un peu autrement que les « Pères » 212
Retour sur nos recherches de moralité comparative 212
Motifis qui les ont guidées 212
Signification historique de ces rapprochements 2i3
Usnediminuentaucunement la grande valeur de l'Écriture^ . 2i3
Le- travail exégétique a laissé intactes la vérité, la beauté et l'humanité des écrits
bibliques 2i3
Après comme avant, ils restent un admirable instrument d'éducation populaire. 2 1 3
Caractère suranné et totale inopportunité de la critique négative 214
Elle a fait son œuvre et son temps et ce n'est pas ici qu'on se donnera le ridicule
de la ressusciter 214
Que les Pères du iv* siècle eurent le sentiment exact du danger des livres juifs . 214
Comment ils s'efforcent d'en régler et d'en restreindre la lecture 214
De l'énorme erreur commise en sens inverse par la Réforme 21
La civilisation, quinze cents ans après Jésus, prenait pour guides des livres écrits ^^
par des demi-sauvages plusieurs siècles avant Jésus 214^^ ^
De quelques-unes des conséquences que produisit cet acte insensé 2i5
Elles n'ont pas été partout aussi fâcheuses 2 1 3
Coup d'ceil sur la situation religieuse en Angleterre 2 1 5
Causes du succès de la Bible comme lecture populaire dans ce pays 216
Ces causes n'existaient pas au iv^^ siècle 216
Les livres juifs se présentaient comme de très mauvaises lectures 216
Spécialement les histoires d'Esther et de Judith 217
Théorie de l'édification 217
Curieuse histoire de ce mot 217
Édifier égale bâtir 217
Avec les bons exemples on édifie la discipline comme on bâtit un monument ^
avec des pierres bien taillées 317,
Au iv« siècle, la discipline est l'unique construction dont on s'occupe ^^7 /
114 n ti4>r V
694 TABLE DBS MATIÈRBS
Pkges
Pas d'autre mooument à édifier : ceux-là seuls qui y travaillent édifient .... 217
Au v« siècle, édifier tout court, c'est inciter à la vertu par l'exemple et le conseil. 217 Au xvii« siècle, le père Bouhours fait décider par l'Académie que dire édifier au
sens de bâtir, c'est ne pas parler français 218
De la vénération littéraire, système de Wolf 218
Sources psychologiques de ce sentiment 218
Anecdotes personnelles visant à montrer concrètement de quelle façon il fonctionne 218
Du théâtre romantique, de la dévotion populaire et du rôle prépondérant de la
trivialité en matière d'édification 219
Que l'époque où vivait Sulpice favorisa considérablement ce phénomène psychologique 220
Les histoires d'Esther et de Judith, mémorable exemple de transfiguration des
choses, des idées et des mots 221
Obstacles énormes que rencontrait id le procédé d'édification 221 '
Comment il parvint â les surmonter 221
Examen des inconvénients qu'entratnait cette métamorphose 221
Essai d'une appréciation théorique de la fémininité juive 221
Peu de pureté. — Pas dé tendresse. — Trop d'énergie 222
De quelques types de viragos oubliés à dessein par Sulpice 222
"«— iQue le livre des Juges est un admirable fragment d'épopée barbare 2 23
Le cantique de Déborah et de Jaëi 223
Histoire de Jaêl, héroïne juive et protestante 223
Supériorité esthétique et infériorité éthique de ce récit 223
Impressions d'une jeune fille anglaise à la lecture des hauts faits de Jaêl .... 224 La sensiblerie de cette jeune personne réprimée par l'esprit pratique des théologiens anglicans 224
Une ignominieuse traîtrise devenue, grâce au procédé édificatif, une noble
exécution 224
Les docteurs d'Oxford et les Pères du iv« siècle * 225
De proche en proche, notre jeune miss est conduite à admirer le parjure, la
trahison et l'assassinat 226
L'apologie de la vengeance, comme vertu chrétienne, vrai triomphe du principe
de consultation directe de la Bible et du procédé d'édification 225
Des conséquences de ce qui précède au point de vue du type féminin occidental . 226 Comment ce type, absolument séparé des origines juives, se rattache aux traditions gréco-ronuines 226
Elles nous ont fourni les plus parfaites personnifications de toutes les vertus
féminines 226
C'est en Grèce et surtout à Rome qu'a été formée l'union monogamique. ... 226 Peinture par l'épopée et le théâtre du mariage ainsi conçu comme base fondamentale de la sociabilité humaine 227
L'Alceste d'Euripide, portrait idéal de l'épouse 227
Le mariage ronuin réalise pleinement ce que la Grèce avait idéalement conçu . . 227 État d'esprit des jeunes patriciens du iv« siècle, convertis au christianisme après
avoir étudié les lettres grecques et latines 228
Leur tète est pleine des images délicieuses de la fémininité grecque et latine ; et
on leur propose les femmes de la Bible 228
Déplorable infériorité du personnel féminin de l'Ancien Testament 229
Coup d'ceil sur la valeur esthétique et éthique des types juifs féminins 229
Souvenir d'un ancien Keepsake 229
Parmi les femmes de la Bible, de Sarah à Judith, Jérôme lui-même ne trouvait
rien à imiter 23o
TABLE DBS MATIÈRES 695
Page»
Le mariage polygamique; horreur des Gréco-Romains depuis VOdpsie .... 23o
Que la polygamie est affaire de civilisation et non de climat 23o
Comment ces divers faits firent prendre le mariage en aversion 23o
Les premiers chrétiens ont peur de la femme et méprisent le lien conjugal . . . 23 1
Martin et Sulpice adoptent ces opinions 23 1
Unanimité des Pères de l'Église à prôner ces vues dangereusement antisociales . 23 1
Comment le péril fut écarté par la force de la filiation historique 332
Coup d'oeil sur le personnel féminin des écrits évangéliques et apostoliques. . . 232
Les femmes autour de Jean et de Paul sont vraiment des femmes 2 32
Plus de prophétesses ni de viragos 232
Tendance manifeste à relever le type féminin 232
De régali té des sexes et du prétendu progrés qu'elle représente 232
Caractère manifestement rétrograde de cette conception 232 v-
C'est une reviviscence des mœurs barbares 233
Ranavalo Manjaka, la reine Victoria et les amazones de Béhanzin 233
Caractère de haute sociabilité et attitude vraiment progressive du catholicisme en
cette matière 233
Un type féminin supérieur et purement occidental entre en formation au iw^ siècle 233
Adorable figure de la mère d'Augustin et son étonnante modernité 234
Petite bourgeoise par la modestie et la simplicité pratique. Monique est infiniment grande par le cœur 234
La femme chrétienne diffère de la femme biblique autant que Judith ressemble
peu à Jeanne d'Arc 234
De la place des femmes dans les statistiques de la sainteté 234 ^
De quelques indications tirées des récits martyrologiques iS^'^^/^
Que la Vierge Marie résume et idéalise toutes les femmes chrétiennes 233-^
Mais, au iv« siècle, cette suave création était encore à naître 235
Martin et Sulpice ne la connurent pas 235
A t barbarusre insolita perçu ssusiChr, Ih i3t (^ y 12) 235
Le fomier barbare 235
Que l'application de l'épithète « barbare » à Assuérusest romaine, non biblique. 235 Comment les Juifs avaient pour les Achéménides un respect que Sulpice ne
paruge pas 236
Importance du mot barbarus dans nos opuscules 236
Nécessité de l'étudier à fond pour bien comprendre le iv« siècle 236 '
Ses trois significations dans Sulpice 236
Emploi de barbarus au sens le plus étendu 236
En Grèce, être barbare c'était ignorer la langue grecque 237
Plus tard, c'éuit être étranger et surtout ennemi des Grecs 237
Comment les Romains, d'abord classés parmi les barbares, en vinrent, à leur
tour, à qualifier de barbares tous les non-Romains 237
Reviviscence inattendue du procédé de l'E^ino/nû 238
Les Juifs et les Chrétiens, seuls admis par M. de Bonald parmi les civilisés. . . 238
Le mot ^ârtor< comme désignation ethnique et géographique 239
Au iv*' siècle, les barbares, stricto sensu, ce sont les Germains 240
Attitude réelle des Germains vis-à-vis de l'Empire 240
De quelques erreurs sur ce sujet 241
Que Tacite ne doit pas être pris au pied de la lettre quand il parle des Germains 241
Et surtout qu'il n'a pas dit tout ce que Montesquieu lui fait dire 242
Caractère général des incursions germaniques 342
Elles visent à l'éublissement, non à la conquête 242
Le type des procédés et des ambitions barbares est fourni par leur grande victoire
d'Andrinople 243
TABLE DBS MATIÈRES 697
Pages Quand il arrive à la coDdeosatioD catholique, nous sommes en présence de
quelque chose de nouveau 356
Description des événements qui ont précédé et préparé ce specucle, 256
Loin de donner Tancienne idée d'uniformité, il suggère celle de révolution. . . 256
Chacun sent que l'histoire se disloque et se recompose 256
Incontestablement il s'agit d'une ère 256
Mais quel est le «certain point » qui la caractérise? 256
A coup sûr, ce ne sont pas les Germains qui l'ont fourni 257
Contorsions des historiens allemands pour établir l'importance du germanisme
au iv« siècle 257
L'ouverture de V « ère germanique » se marque par la démission universelle de
l'esprit « germain » 258
Explication de la formule « le fumier barbare » 259
Des services que rendit le gâchis produit par l'invasion 259
Qu'il y avait nécessité à faire la nuit et à organiser le silence 260
Comment le fumier barbare procura à l'activité intellectuelle un repos devenu
indispensable 260
De l'infériorité où tombèrent les pays épargnés par l'invasion 260
Pas de fumier barbare, pas de progrès religieux et social 260
Que la production de ce fumier constitua, entre l'an 400 et l'an 1400, la seule
fonction utile du germanisme 261
Qu'en constatant ce fait, on ne songe ni à froisser, ni à dénigrer la « race »
allemande. . 261
Mais qu'on veut réduire à ce qu'elle vaut la fausse et dangereuse théorie des
«races» 261
Nous n'appartenons pas k une race, mais à une civilisation constituée par vingt
peuples différents 261
Comme quoi la France, de même qu'Athènes, est un coUuyies gaitium 262
Qu'elle n'en vaut pas moins pour cela, au contraire 262
Et qu'elle est heureuse de compter Karl le Grand et Fritz de Hohenzollern parmi
ses meilleurs ancêtres 262
Adversumhunc Alexander Macedo(Chr. U, lyyijb) 263
D« rôle des toxtei facréi «t do U foi intormittonto qu'on lonr
prêto 263
Coup d'œil sur les procédés narratifs de Sulpice 363
Son exclusive préoccupation d'artiste vis-à-vis la matière biblique 263
Son dédain absolu pour l'allégorie 363
Il n'a aucun des partis pris polémiques d'Augustin 264
Il accepte tranquillement le texte sacré, fond et forme 364
Le rendre amusant est son unique souci 365
Aisance avec laquelle il passe de l'histoire chimérique à l'histoire positive. . . • 365
Réalisme, simplicité et véracité du premier livre des Macchabées 265
Caractère fictif du second livre 266
Comment Sulpice, ayant à opter entre l'histoire et le roman, opte pour
l'histoire 267
La Chronique, dernier spécimen de la narration comme la comprenaient les
anciens 268
Quelques mots sur l'exégèse biblique et sur son intérêt actuel 368
La question se pose encore comme au iv« siècle, mais en d'autres termes. . . . 268
Que la tranquille confiance de Sulpice est introuvable de nos jours 269
D'une singulière tentative visant à la faire renaître 269
ObsUcles que ce projet rencontre de la part de l'exégèse biblique 270
Comment les résultats de l'exégèse agissent sur le domaine entier de la foi . . . 270