P*MS
Les guerriers seuls ont pu former des travailleurs réguliers 284
Rôle hautement civilisateur de la guerre de conquête 285
Elle a produit l'incorporation romaine, et celle-ci a ouvert les voies à la paix et
à l'industrie a85
Le goût et la confiance dans la paix, signe caractéristique de la vie moderne . . 286
Dés le iv« siècle, on peut entrevoir cette disposition 286
D'un passage curieux de saint Chrysostome célébrant l'avènement définitif de la
paix 28b
C'est attribuer au christianisme ce qui est l'œuvre du romanisme 286
Mais au fond il y voyait plus clair que Sulpice et que Gibbon 287
Comme quoi, pour bien écrire l'histoire, il faut aimer et vénérer le passé. . . . 187
Que nous ne reconnaîtrons jamais assez les bienfaits de l'œuvre romaine .... 288 Comment Sulpice ne sut pas la comprendre précisément parce qu'il en avait trop ,'
profité 288 :
Qu'il voit Rome où elle n'est plus, et qu'il ne sait pas la voir où elle est : en
Espagne, en France, en Angleterre 288 ^
Son pessimisme historique est donc erroné et injuste, on verra plus loin qu'il n'en ^
fut pas de même de son pessimisme religieux 288 i
Omnia turbari coeperunt (Chr. Ut 17, 3,26) 289
Comment Sulpice modifie le récit des Macchabées 289 '
Ses efforts pour assimiler la persécution d'Antiochus à la persécution romaine. . 289 .
Oniam sacerdotem, virum sanctum atque integrum (Chr, II, 18,1, 3o) . 289 ;
Importance de la succession à la grande-prétrise dans l'insurrection asmonéenne . 289 !
Sulpice s'en rend compte bien que connaissant mal le fond de la question ... 290 1
Ut plerique... popularium... more gentilium vivere (Chr. II, 18, 6, 17) . 290
Que la persécution fut conseillée et exécutée par des Juifs 290
Sulpice le constate, bien que ce fait détruise son roman martyrologique .... 291
Sed ut temporum ordo consertus ait,,, quis hic fuerit Antiochus{Chr, II,
* La religion sons les Diadoqnes et le problème des Dienz-Rois.
Obscurités de l'histoire des successeurs d'Alexandre . 291
Bernays affirme que Sulpice en a éclairé la chronologie 291
Sa liste des rois descendant de Séleucus 29 1
Étude de leurs prénoms divins 391
Le régime des Dieux- Rois 291
C'est de Macédoine qu'il tire son origine occidentale 292
Les Diadoques héritent de la divinité d'Alexandre 292
Rapide décadence de cette institution en Grèce 292
Elle réussit en Egypte et en Syrie 392
Qualifications divines des Séleucides 292
Hardiesse graduelle de leurs prétentions à la divinité 293
Curieuse importance du surnom de Sottry Sauveur, qui devait être celui de Jésus. 293
Comment Antiochus VI, l'Épiphane, voulut être assimilé à Bacchus 294
Le culte des Séleucides et sa double forme 294
Ces précédents marquent le vrai caractère de la politique juive d'Antiochus. . . 294
Le culte tout politique de la race royale est seul en jeu 296
Preuve par l'identification entre Antiochus et Bacchus 295
Les dieux-rois croyaient-ils en leur divinité? 296
Utilité de cette recherche pour expliquer la dévotion antique 296
Alexandre semble avoir eu foi en sa nature divine 296
C'est tout le contraire pour les empereurs romains, Caiigula excepté 296
Ils n'ont vu que le côté politique de leur culte 297
C'est en Orient que la question doit être étudiée 297
Pages
D'une inscription récemment découverte dans la Gomagène 297
Un dieu-roi contemporain de Jésus 297
Idée que cet arrière- petit -fils des Séleucides se faisait de sa divinité 297
Sa piété à Tégard des Dieux grecs et persans, envers les héros hellènes ou ach^
ménides et envers lui-même 298
Confiance qu'il montre en Téternité de sa race 298
Sentiments spiritualistes de la dévotion de ce païen 299
Que la religion gréco- romaine fut bien réellement une religion 299
Conséquences à tirer de ces faits 299
Les Juifs ne furent pas persécutés 3oo
Ils se persécutèrent entre eux 3oo
Antiochus fut un pillard, non un propagandiste 3oo
Le polythéisme étranger à Tidée de persécution 3oi
Comment cette appréciation doit être comprise 3oi
Qu'exiger le respect pour les Dieux est une chose et qu'imposer l'adoption de
certain dieu en est une autre 3o 1
Que l'antiquité ne connut pas de faux Dieux 3oi
La réalité d'une manifestation divine constatée par la simple existence de ses
adorateurs 3oi
Application militaire et diplomatique de ce principe 3oi
Théorie de l'aoY^ia. impietas, ou manque de respect envers les Dieux .... 3o2
Refréner les négateurs et les blasphémateurs publics ce n'est pas persécuter. . . 3oa
La police des mœurs et l'intolérance 3o2
Que les chrétiens furent hais comme impies 3oa
Nul ne songeait à les convertir 3o2
Leur crime est d'être athées, c'est-à-dire de braver les Dieux 3o2
Qui brave les Dieux menace l'Eut 3o2
Surtout quand le chef de l'État est au rang des Dieux 3o3
Ancienneté et puissance persisunte de ces sentiments 3o3^
La dévotion au iv« siècle et au xix« siècle 3o3
En quoi les deux situations se ressemblent 3o4
Enseignement à tirer de cette similitude 3o4
Sacrant legem evertere aggressus {Chr, II. 19, 7, 6) 304
Gomment, sous Antiochus comme sous les Romains, les résistants furent la très
petite minorité 304
Mathathia8„,sacerdoserat{ChrAUio^i^\i) 3o5
Des significations du mot sacerdos selon les époques 3o3
Antiochus.,, inauditisque cruciatibus (Chr. II, 20, 3, 20, et infra: ilius-
tris illa passio, 4, 23) 3o5
Du petit nombre des martyrs et de l'utilité du martyre 3o5
Instituta majorum suppliciis violare cogerentur {Chr. II, 20, 4, 23) . . 3o6
Comment Sulpice esquive l'ennui de préciser les motifs de la persécution. . . . 3o6
Donativumlargitur{Chr.\\^ii^3^ 10) 3o6
Persecutioni malo (Chr. II, 21, 4, i5; cf. infra: Ubi nihil sanctie-
rat, 4, 17) 307
Selon Sulpice, un païen ne saurait être pieux 307
Fanumque... diripere conatus (Chr. ily 22, S y 16) 307
Histoire philologique et morale du mot martyr 307
Transposition de faits et transposition de mots 307
De l'emploi anticipé du vocabulaire martyrologique 3o8
Utilité d'une étude des transformations du mot martyr 3o8
Au sens propre, (lapruc = testis = témoin 3o8
Dans les Évangiles, être martyr, c'est avoir vu un fait et en témoigner .... 3o8
TABLE DBS MATIÈRES 701
Pages Dans les Actes des apdtres, le martyr est spécialement celui qui a vu mourir et
ressusciter Jésus 3o8
Situation privilégiée de ceux qui ont droit au titre de martyr ainsi entendu. . . 3o8
C'est le point de départ de Tapostolicité 3o8
Paul est apôtre parce qu'il a vu Jésus en réve^ 309
Dans l'Apocalypse, le martyr n'est plus celui qui - a vu Jésus, mais celui qui
témoigne de sa foi en Jésus 309
Conséquence de cette extension du mot 309
Il va marquer une dignité et créer des catégories 309
Le martyr vivant véritable fonctionnaire public 309
Le rôle terrestre du martyr prépare son élévation céleste 309
Il est proclamé assesseur du royaume du Christ 309
Des emplois irréguliers qu'on fait actuellement du mot martyr 3 10
Conditions essentielles qui en constituent le sens exact 3 10
Exemple tiré du procès de Jeanne d'Arc 3 10
L'avocat du diable et la Sacrée Congrégation des rites 3to
Utilité de restituer au mot martyr sa vraie signification 3 10
Comment ce petit travail de philologie peut nous amener à mieux entendre la
notion de progrès 3 10
Que la civilisation est le triomphe graduel de la force morale 3 1 1
Qu'il n'est pas vrai que les grands mouvements d'idées exigent la violence et le
sang versé 3ii
Preuves par l'histoire du christianisme pendant les trois premiers siècles. ... 3 1 1
Part considérable du martyr dans les événements de cette époque 3ii
Comment les Chrétiens réussirent, non pour avoir vivement attaqué, mais pour
ne s'être pas défendus * 3 1 a
Comme quoi l'édit de 31a met à néant les maximes sur l'indispensable intervention de la force dans l'avènement des idées nouvelles 3 1 2
Que l'enseignement qui ressort de l'étude attentive du mot martyr n'est point
absolu 3 1 3
Mais qu'il se retrouve à toutes les heures décisives de notre histoire 3i3
L'amour, la tendresse et la pitié, seules puissances invincibles de ce monde. . . 3 1 3
Ex merore animi,,, morto incubuit (Chr. Il, 22^ 6, 1) 3i3
Le type du roi persécuteur et la sobriété historique de Sulpice 3 1 3
Tempora A sianorum regum(Chr. lU 25, 4^ iS) 3i3
Changement du procédé de chronologie de notre auteur 3i3
Le fouillis biblique lui aura dû un bel air d'histoire 314
Sa narration, elle aussi, va changer d'allure 3 14
SECONDE PARTIE embrassant lb christianisme primitif ou judéochristianisme et l'histoire positive du martyr 3i5
Verum haec, quae evangeliis ac deinceps Apostolorum Actibus continentur, attingere non ausus, ne quid forma praecisi operis rerum
dignitatibus deminueret (Chr. II, 27, 3, 4) 3 1 5
Une laomio dani le plan do Sulpice 3i5
Essai d'une division de la partie déjà exécutée de ce commentaire 3i3
Le proto- messianisme et le proto- christianisme 3i.S
Hardiesse de Sulpice vi&-à-vis des textes concernant ces deux premières séries. . 3 1 6 Comment, après avoir manié librement l'ancienne Écriture, il n'ose toucher à -la
nouvelle 3i6
Caractère étrange et inattendu de cette reculade 3iG
Motifs probables qui purent la dicter 3 16
PâfCS
Dés la fin du iv« sîéde, on redoutait de tomber dans rhérésie 317
Sulpice n'a pas voulu affronter les difficultés d'une abréviation des écrits relatifs
à la biographie de Jésus 3 1 7
Comme quoi Chateaubriand estinuit qu'il y a danger à raconter historiquement
la vie de Jésus ^ 317
Sur quelques biographies de Jésus anciennes et récentes 3 18
De ceux qui pensent que la religion implique le mystère et l'obscurité 3 18
Comment Sulpice commit sa première erreur chronologique en essayant d'assigner une date exacte à la naissance de Jésus 3 18
Que le mépris de la chronologie est une habitude orthodoxe. 319
Ignorance où nous sommes de la vraie date des deux plus grands événements de
l'histoire sacrée 319
Variabilité du jour de la naissance de Jésus 320
L'inexactitude dans ce qui est important compensée par la minutie dans ce qui
n'importe guère 320
Impression pénible que cause aujourd'hui ce manque de précision 3 20
Que le dogme de l'avenir devra satisfaire autant l'esprit que le cceur 32 1
îllustris illa,..congressioiChr.llf2Stb, 12) 32 1
> GnoiUoitmOt pornographie et iiagio. Sulpice et rhistoire apostolique . 321
Contrairement à sa méthode» il n'en voit que le côté fabuleux 32 1
Simon de Gitta, théosophe, gnostique et magicien 322
Les historiens de l'hérésie en général et du gnosticisme en particulier 322
Le livre d'Épiphane, évéque de Consunce en Chypre 322
De la monomanie hérésiologique et pornographique 323
' Simon et Hélène Ennoia 323
Les origines du quiétisme et la dépravation des Simoniens ?23
I Satisfaction qu'éprouve Épiphane à la décrire avec détail, et pourquoi 324
Que Sulpice connut ces malpropretés seulement par ouï -dire 3a 3
Et comment le dégoût qu'elles lui laissèrent rejaillit sur Priscillien 325
Rapportt positifs de Simon avec les apôtres 326
11 inaugure le crime qui porte son nom, la simonie 326
Que le trafic des choses spirituelles est aujourd'hui encore une mortelle
bassesse 326
Le conflit entre Pierre et Simon, preuve des dons thaumaturgiques qu'on attribuait à ce dernier 327
Idée que le pseudo-Qément, suivi en ce point par les Pères, par le Brenariim
romanum et par Baronius, se faisait du pouvoir magique de Simon 327
Les magiciens, « ministres de la main gauche de Dieu » 328
Sulpice admet leur maîtrise sur les démons 328
. Énorme influence de cette opinion pendant le iv« siècle 328
Virtutibus apostolorum quas ediderant (Chr, lU 2%^ 4y 10) 329
Valeur hitioriqno et ligniflcation philoiophiquo dn miracle . . 329
Qu'il n'y a qu'une histoire, celle de l'esprit humain 329
Place considérable que tient le miracle comme stimulant de la vie religieuse . . 329
Et comme garant de la vie morale 329
Qu'une histoire de l'esprit humain cesserait de mériter ce titre si on en excluait
le miracle 33o
De ceux qui prétendent rester chrétiens et limiter les miracles dans le temps . . 33o
Et de ceux qui, plus radicaux, veulent les supprimer 33o
La religion, phénomène universel et permanent dont le théologisme est une
forme transitoire 33 1
Que les spinozistes sont seuls en droit de refuser à Dieu de faire des miracles. . 33 1
Leur Dieu n'éunt que l'ensemble des lois naturelles 33f
TABLE DES MATIÈRES 7o3
Impossibilité rationnelle de concevoir le théologisme ou régime des volontés sans
la pratique du miracle 333
Ce que devient Tidée de Dieu en face de la science abstraite 332
G>mme quoi le sentiment populaire n*a jamais admis un Dieu sans miracles . . 332 De même qu*il n*a jamais consenti k ce que Jésus ne fût pas pleinement Dieu. . 333 De quelques chrétiens qui sont choqués que le Christ ait fait des miracles ... 333 Que Sulpice sait, au contraire, que les miracles ont fait la force de Jésus. ... 334
Opinion de Jésus lui-même sur ce point 334
Comme quoi il conquit les douze disciples par des miracles 333
Et même que les disciples se montrèrent très exigeants 335
Accord des quatre évangélistes à voir dans le miracle la vraie méthode de gagner
lésâmes 336
La thaumaturgie dans le quatrième évangile et le miracle par condescendance. . 336
Les prodiges de Jésus, vrai fondement de la foi selon Jean 336
Le protestantisme libéral et la question du surnaturel 337
Que ridée d'exclure le surnaturel afin de maintenir et de consolider le christianisme est une hallucination 337
Que les manifestations miraculeuses ont été indispensables à la propagande. . . 338 Et que tel a été le sentiment des docteurs de la Réforme, ^depuis Luther jusqu'à
Channing. . . » 338
La question jugée par les apôtres 338
Et par les Pères du m« et du iv® siècle 339
Ce qu'en disait Eusèbe 339
Ce qu'en disait Augustin 340
Comme quoi les thaumaturges ont infiniment plus subjugué d'âmes que les dog-
matistes n'en ont convaincu 341
Et comment cette vérité a été puissamment illustrée par la Vie de Martin ... 341
Essai d'application de ces recherches à notre situation présente 341
Ce que deviennent Dieu et la Providence après la suppression du surnaturel . . 343
Pourquoi il est très utile de s'en bien rendre compte 343
Le miracle est à l'origine de tout notre édifice moral 343
Le doute jeté sur lui ébranle la bâtisse entière 343
Incohérence, fausseté et danger des théories sur le Dieu sans réalité, sur les
croyances sans dogme et sur la religion sans culte 343
Que la religion individuelle est une égoïste moquerie 344
Ce qu'il faut, c'est posséder en commun des vérités dont nul ne doute, et qui,
par là, procurent à tous le contentement et la paix 344 .
Duobus suffuUus daemoniis(Chr, IU2S, S t 14) 344 \
Sur loi démons et sur le diable chrétien 344 r >y ^
Des transfornutions du mot démon « 345 | F 1^ 1
Que les démons mauvais ne furent pas complètement inconnus de l'antiquité . . 345 y' y ^ ' ' ' ^
Le mot démon prit surtout un sens favorable jusqu'après l'ère chrétienne. . . . 345^ . C'est Plutarque qui inaugure le sens mauvais sous l'influence de ses idées /
zoroastriennes 346^'
A l'imitation de la Bible, les démons méchants lui servent à innocenter les
dieux . . ., 346
Premiers indices de péjoration dans l'Éaiture traduite par les SepUnte .... 346 C'est le point de départ d'une philosophie de l'histoire : Le monde antique tout
entier gouverné par les démons 347
Premier texte biblique concernant un diable mauvais 347
État de l'opinion en cette matière un peu avant et un peu après Jésus 348
Le double sens de démon subsiste encore 348
C'est Origène qui commence à lui donner une couleur exclusivement sinistre . . 348
-mî
Au début du iw^ siècle, Tindication fournie par les Septante triomphe sur toute
la ligne 349
Acharnement particulier qu'Augustin apporte à parachever cette évolution. . • 349
Et comment Sulpice le seconda très puissamment dans cette entreprise .... 35o
(/ifti^tK ^«mo/i, telle est la caractéristique de répoque 33o
Des différences à établir entre les démons et le Diable 35o
Les origines bibliques et évangéiiques de Saun 35o
Fausses ressemblances entre le diable et Ahriman 35 1
Angri-Mainyu est un dieu indépendant et Satan n*est qu'une créature 33 1
Subtilité profonde et importance de cette distinction 33 e
Des difficultés qui la rendaient malaisée à construire et notamment d'une certaine
SwiKT/
TABLE DES MATIÈRES 7o5
Page»
QuUls gagnent en grandeur à mesure qu'on les dégage d'absurdes exagérations
numériques 363
Les annales martyrologiques sont remplies de puériles fictions et le martyr reste
admirable 363
Impossibilité pour les écrivains orthodoxes d'adopter en cette matière un ton
vraiment historique 363
Caractère illimité et indéfini des narrations traditionnelles 364
Tentative pour préciser l'étendue des persécutions 364
Emploi du grand ouvrage des Bollandistes pour fouiller plus aisément notre
champ de recherche ,.,»...«...... 365
Esquisse d'une appréciation des Acta Sanctorum 365
Plan primitif» exécution première et extensions successives de ce prodigieux
recueil 365
Jean Bolland, fondateur de l'hagiographie systématique 366
Effrayante complexité de son travail et de celui de ses successeurs 366
La collection, qui devait occuper seize volumes, en remplit plus de soixante . . 367 Comment les Bollandistes, très gênés par les décreu d'Urbain, furent, en outre,
fort incommodés par l'Inquisition d'Espagne 367
De quelques chiffres de stttistique générale relevés à l'aide de l'ouvrage des ^^^^^^
Bollandistes 368 ^
Toul des saints martyrs et non -martyrs 36S.»-— *"
Comment l'emploi de la méthode liturgique pour classer les vies de saints a
rendu les Acta Sanctorum tr^ difficiles à manier 368
Et comment ces difficultés ont été diminuées, sinon vaincues, par l'infatigable
labeur des Bollandistes • 369
Caractère restreint de notre présente recherche 369
Elle ne concerne que les saints des premiers siècles ^7^^^^"^
Essai d'une statistique des martyrs Syt/^"^"^^
Il est rendu impossible par l'emploi exorbitant des masses anonymes 370
Fantastiques détails d'arithmétique martyrologique . . • 371
Tentative pour représenter le chiffre total des martyrs . 371 1
Ce résultat soumis à un texte de Sulpice comme pierre de touche 37a / f
Grande abondance de martyrs en Gaule alors que l'histoire atteste qu'il n'y en II. 0
eut aucun 3734^!^ ""'
Comme quoi les Bollandistes ne sont pas responsables de ces énormes erreurs . 372 I ^
Examen des sources où ils ont puisé 373'
Les martyrologes et les calendriers 373
Liste de ces recueils et indication du document primitif qui leur a servi de
modèle 373
Le Martyrologium HUronymianum étudié par Rossi et Duchesne 374
Étonnante composition de ce recueil attribué à Jérôme, mais otJi Jérôme n'a rien
avoir 374
En quel état de confusion il fut mis par un clerc d'Auxerre, son éditeur principal. 374
NuUus hombilior libtr, dit un Bollandiste 374
Explication du mensonge qui l'attribuait à Jérôme et à Eu sèbe 375
Le plus ancien essai d'histoire martyrologique n'est donc qu'une audacieuse
fabrication 375
Il faut nous occuper non des martyrs, mais du Martyr 376
Datis legibus {Chr, II, 39, 3, a) 376
Histoire poiitivo dn Martyr (3* coup d'œil) 376
De la législation contre les Chrétiens 377 ;
Comme quoi le Christianisme fut une agression permanente et acharnée contre /
l'Empire, bien que les Chrétiens fussent tous impérialistes 377^ ^
TABLE DBS MATIÈRES
Opposition radicale et fondameoule entre la civilisation gréco -romaine et le
nouveau culte •. • • • ^77
Ce fait fut d'abord mieux compris par le peuple que par les hommes d*Ëtat . . SyS Tertullien, type de ces im]>éria listes qui travaillaient ardemment à ruiner
l'empire 378
L'alarme ne naquit que tard chez les politiques 379
De la haine des chrétiens pour le genre humain, ces mots pris comme signifiant
VOrbu Romotttts 379
Que l'antisémitisme, toujours blâmable, n'a jamais pourtant manqué de justification 379
Pourquoi, aux premiers siècles, les Chrétiens furent plus délestés et redoutés
que les Juifs 38o
Inutilité d'une législation spéciale pour réprimer le Christianisme 38o
La non -existence de cette législation établie par la série des témoignages » unt
païens que chrétiens 38o
Recherche des motifs juridiques de la persécution 38 1
Unanimité des apologistes pour déclarer que les persécutions sont illégales . . 382
Cest-à-dire qu'il n'existe pas de lois contre les Chrétiens 383
Preuve décisive et définitive de ce fait par les écrits de Tertullien 383
Au m* siècle, les textes légaux font toujours défaut, bien qu'à cette époque il y
ait eu des lois 384
C'est seulement au ly siècle que la persécution devient positivement juridique. 384
Comment elle n'utilisa que les anciennes lois 384
Le grand nombre de procès n'implique donc pas l'existence d'une législation
spéciale 383
, Illusion d'optique historique provoquée par l'abus du mot Acta 385
Abondance apparente des Acta martyrologiques. . . * 385
Leur extrême rareté établie par le recueil de Dom Ruinart 386
Comment on explique que sur des milliers d^Acta connus il n'y en ait que deux
ou trois de vrais 386
Les agents impériaux et les Barbares 386
Outrageuse fausseté de cette double explication 387
La valeur des Acta jugée par le livre de Dom Ruinart 388
Quelques spécimens d^Acta sincera et selecta 389
Haut intérêt actuel de l'histoire des persécutions 390
Que le martyre n'est pas un argument en fait de dogme 390
Nécessité de dégager le Martyr du tort que lui causent l'infatuation des orthodoxes et l'agacement des philosophes 391
L'admirable victoire du martyr n'a pas été gagnée au profit d'un ceruin dogme,
mais pour le triomphe de la grandeur humaine 391
Ceux qui défendaient contre lui la civilisation ont, autant que lui, droit à nos
respects 392
Que les magistrats romains valent les protagonistes chrétiens 392
Le point de vue étant différent, le mérite fut le même 3g2
Identité du mobile fondamental qui dominait des deux côtés 393
Il faut envelopper d'une égale gratitude les révolutionnaires et les réacteurs . . 393
Diademate,,. imposito (Cfir, II, 3o, 3, 24) 393
Curieuse bévue de Sulpice sur les origines du Diadème 393
Alii et Titus ipse evertendum in primis templum censebantiChr. II, 3o,
Sur le véritable antenr do la deitmotion dn Temple 394
Sulpice et la littérature classique latine 394
Comment il emploie les historiens profanes 394
Pages
Ses emprunts à Tacite 394
De U politique de Rome vis-à-vis des grandes cités conquises 394
Sous la république on les détruisait 394
Sous l'Empire on les conservait 395
Pourquoi Jérusalem, contre l'usage, fut détruite 393
Comme quoi cette destruction avait été attribuée jusqu'ici à la colère de Dieu. . 396 Et comme quoi Sulpice, lu attentivement, nous apprend qu'elle fut Tœuvre de
Titus 396
Le conseil de guerre d'avant l'assaut 396
Le récit de Flavius Joséphe et celui de la Ckronique 396
Raisons de croire plutôt Sulpice, qui était honnête homme et désintéressé. . . 396
Motifs de suspecter Joséphe, qui éuit un counisan et un menteur 396
Que l'habitude de traiter Sulpice par -dessous jambe a fait commettre quelques
bévues 397
Qu'en impuunt à Sulpice d'avoir inventé le conseil de guerre, on lui fait un
grand compliment 397
Mais il n'y a que des droits très indirects 398
Son mérite, c'est de nous avoir conservé un chapitre des Histoires de Tacite . . 398
Et ce chapitre a réubli une très imporunte vérité historique . 399
La politique de Rome et les intérêts de la dynastie Flavienne exigeaient la destruction de Jérusalem 400
Cest en accord avec la volonté et par les ordres de Titus que le Temple fut
incendié 400
Et c'est par Sulpice que nous en avons la certitude 400
Librumsacrae A pocalxpsis(Chr. Il, 3it t, 12) 400
Dn canon et do l'héréfio 400
De l'importance de l'Apocalypse dans la primitive Eglise 400
Rejetée en Orient, elle est chaudement accueillie en Occident 40 1
Elle sert à Sulpice pour poser la question du canon 401
Caractère et signification du livre de Jean 401
L'interprétation historique moderne confirmée par Sulpice 401
Ce que c'est que le « canon » 402
Comment il représente une opération fondamentale quand il y a révélation
écrite 402
Difficultés de constituer le canon de l'Ancien Tesument 402
Comment elles furent plus grandes encore pour le Tesument Nouveau .... 402
Du triage des écrits authentiques et apocryphes 40 3
L'allégation de textes prétendus sacrés, méthode invariable des dissidents . . . 4o3
Lente formation du canon 4o3
Cette besogne n'est menée à fin que par les Pères occidenuux 4o3
Fondation de l'unité dogmatique sur des bases précises et solides 4o3
Rôle prépondérant d'Augustin dans cette opération 4o3
Pour la réaliser, il cesse d'être un philosophe et se fait homme politique . . . 403
Le canon fixé par les conciles africains 404
Désormais la définition de l'hérésie est devenue possible 404
Abandon de l'ancienne liberté d'examiner et de discuter 406
Ses derniers échos au W siècle 40b
Manque d'accord des sentiments de ce genre avec la donnée chrétienne .... 406 Erreur de ceux qui croient que le christianisme aurait pu se constituer par les
procédés libéraux 4o5
Paffes Ce que rintelligence et l'activité y ont perdu et ce que la culture du cœur y
a gagné ; . . . 406
Des difficultés que présenuit la constitution du crime d'hérésie 406
Augustin, vieilli et fatigué, ne réussit pas à le définir 406
Du concept de l'Absolu dans les idées gréco-romaines 407
Effets immédiats de son acceptation comme base de foi religieuse 407
Il donne naissance k la notion d'hérésie 408
Et à l'obligation de réprimer les hérétiques 408
De la difficulté de définir juridiquement l'hérésie 408
Comment les lois du iv« siècle n'atteignirent jamais le délit moral 408
D'où il résuite que l'affaire de Priscillien ne fut pas un procès d'hérésie .... 409 Le crime d'hérésie, non formulé dans les lois, l'est rigoureusement dans les
espriu 409
Violence des sentiments du doux Chrysostome à cet égard 409
Étroit mélange du temporel et du spirituel dans les faits d'hérésie 410
Tenutive pour y démêler le délit menul 410
Comparaison entre les persécutions romaines et les poursuites catholiques ... 410
Cette histoire éclaircie par celle de la Réforme au xvi« siècle 410
Comment, à cette époque, l'hérésie passa du juge laïque au juge ecclésiastique . 411
Comment la modération et l'humanité ne gagnèrent rien au change 411
Et pourquoi les parlemenuires furent aussi durs que les juges d'inquisition. . . 411 C'est le crime temporel qu'ils sont censés punir, c'est le crime spirituel qu'ils
frappent 411
Nature redouublement exceptionnelle du délit d'hérésie 411
Dès l'an 583, le procès de Priscillien l'avait mise en relief 411
^ On essaiera plus loin d'en formuler la théorie 413
^^ Nisiex circumcisione {Chr. II, 3i, 4, a 3). Cf. supra, 3o, 8, 3, extorres
v' patria per orbem,,. dispersi 413
\ . %^>^' La fin du judéo- christianisme ou règne de la circoncision 412
\ . ., \' ' , Caractère et importance de cette crise 412
1 « * ' ^ V ^^^^ ^^^ ^"^ P^'^ '^ patriotisme juif et l'idéal chrétien 41a
V ^y,^*-—— Le premier portrait du Juif errant tracé par Sulpicc 41 3
De la haine mutuelle qui alors se développa 41 3
Comme quoi ce sont les Juifs qui commencèrent 41 3
Graphique netteté avec laquelle la Ckronique marque la rupture qui vient de
s'opérer 414
Sulpice célèbre avec enthousiasme la fin de la « servitude de la Loi » 414
Leonida.,, sacrum,,, sanguinem/udit (Chr Al, 32, 2, 11) 414
Le père d'Origène, unique type de martyr individuel'cité par Sulpice 414
Singularité et sens véritable de cette exception 41 3
La dispute origéniste à la fin du iv« siècle 41S
Comme quoi elje fut surtout un prétexte pour satisfaire des haines individuelles. 41C
Rôle joué par Epiphane, l'un des trois meneurs du complot 416
Comment il s'y prit pour déshonorer Origène 416
Il y emploie sa science d'hérésiologue, son expérience de pomographe et son
manque absolu de scrupule en martyrologie.^ 417
D'autres changeaient des criminels en martyrs, Epiphane métamorphose le plus
illustre des martyrs en renégat 417
Grâce à la peur que causait le grief d'hérésie, son œuvre obtient même l'adhésion
ucite d'Augustin 417
Mais non celle de Sulpice 418
Si notre ami ne sut pas résister à la peur, du moins ne lui céda -t -il pas complètement 418
nu^rV^
Pages
Saevitum in Chnstianos (Chr. Il, 32 1 3) 4>8
Histoire positiTO dn Martyr (3« coup d*œil) 418
La biographie martyrologique 41S
Ou histoire individuelle de chaque martyr 418
Intérêt des récits de cet ordre pour notre travail 419
Spécialement ceux de la période apostolique w 419
Le problème de l'évangélisation des Gaules met en jeu la véracité de Sulpice et
l'importance de Martin 419
La question d'abord prise au point de vue universel 419
Que Tapostolicité primitive, sauf l'exception de Paul, resta limitée à la Palestine
et à la Syrie 419
Au contraire, selon l'histoire traditionnelle, elle se répandit dans le monde entier. 420 Richesse d'invention de l'esprit fictif pour exposer les mouvements du personnel
apostolique 420
Curieuse création des « Soixante -douze » 420
La pseudépigraphie proto- chrétienne infiniment plus hardie que la juive. ... 42 1
Des trois grands recueils de fictions de cette catégorie 43 1
De la collection du pseudo- babylonien Abdias 421
Et du hasard symbolique qui la rattache aux opuscules martiniens 421
G>mme quoi, en histoire ecclésiastique, le faux est toujours comme mille est à un 423
Preuve de cette appréciation par l'histoire de la prétendue apostolicité gauloise . 422
Documents positifs sur l'évangélisation primitive en Gaule 422 ^
L'épisode des martyrs de Lyon 423 ' /
Là Passion de Saturnin 423 { , ^
Authenticité de ces documents 423 \
Gomme quoi ils attestent la lente venue du Christianisme en Gaule 423 ^^.^
L'infinie rareté des martyrs 424
Cette triple constaution confirmée par ce qui se passa dans les Gaules en 303-31 1 424 La prétendue clémence de Constance Chlore expliquée par le chiffre minuscule
des chrétiens 424
Certitude absolue de ce fait par les « Pères » contemporains 424
L'histoire traditionnelle radicalement contredite par l'histoire réelle 42 s
Et confirmée indirectement par Ruinart lui-même 426
Gravité et sens profond de cette contradiction 426
Qui implique un redoutable ébranlement liturgique et cultuel 426
Tableau de la mythologie catholico- gauloise 436
La Palestine transportée dans la Gaule méditerranéenne 426
ije pays gaulois entier évangélisé par des amis et des disciples directs de Jésus. . 427 Caractère prodigieux de ces événements, accueillis par une indifférence générale
plus prodigieuse encore 438
Comment il est inexplicable que Pontius Paulinus ne les ait pas chantés .... 428
Et surtout que Sulpicius Severus ne les ait pas racontés 429
Les deux écoles orthodoxes 429
Défaite finale de celle qui voulait expulser les éléments mythologiques. .... 430
Signification du silence de Sulpice 43o
Il s'est lu parce qu'il ne pouvait parler de fables inventées longtemps après sa
mort 43o
Du désir enragé de se rapprocher, coûte que coûte, des sources de la foi . . . . 430
Et comment il sévit dans plus de soixante diocèses 431
De quelle façon se comportent les textes de Sulpice vis-à-vis de cette forêt de
mensonges . 431
Ils l'abattent au ras du sol jusqu'au moindre arbrisseau 43 1
Nouvelle démonstration de ce désastre par la martyrologie individuelle .... 432
fiu^^Ui:
710 TABLE DBS MATIÈRES
Pages
Valeur des écrits de Sulpice en critique historique 432
Pourquoi, en l'établissant, j'ai Tair d'exprimer une nouveauté 432
Des motifs qui ont fait tenir Sulpice à l'écart par les modérés et les intransigeants 433
De Denys TAréopagite comme auteur primitif de l'évangélisation des Gaules • . 433
Biographie prodigieuse de ce personnage d'après Hilduin 434
D'abord évéque d'Athènes, Lutèce d'Orient, il devient évèque de Lutèce des
Parisiens, Athènes d'Occident 434
Le premier prédicant chrétien étant le même que le premier évèque de Paris, «
notre histoire nationale se trouve renversée 435
Comment, au lieu d'exagérer l'importance de Denys, je l'atténue 436
Destitution de Martin comme patron national 437
Diminution et effacement de Sulpice si Hilduin n'est pas un impudent fabricateur 437 Le problème de l'évangélisation met ainsi en jeu tout le sens de nos annales
nationales 438
i Et ce n'est pas tout de suite qu'on voudra reconnaître la Vita Martini commt
première strate de l'histoire de France 439
Exstant,.passiones{Chr. il, 32^69 26) 440
Hiitoir* positive en Martyr (dernier coup d'œil) 440