‹ La chronique de Sulpice SévèreChapitre 21 sur 198 · PROLÉGOMÈNES XXVII · texte numérisé non relu

PROLÉGOMÈNES XXVII

flavienne rendit d'ailleurs de tels services et joua un rôle si considérable, que son gentilicium, à l'égal du nom de César, devint très vite un terme marquant la plus haute dignité, La race a beau s'éteindre avec le noble Flavius Julianus, Jovien qui lui succède pendant quatorze mois, Valentinien qui remplace Jovien, tous s'empressent d'adopter le précieux gentilice. Théodose et ses fils feront de même quand disparaîtra la maison valentinienne. C'est ce dernier groupe de dynastes augustaux que, pour la commodité du langage, j'appelle les troisièmes Flaviens.

Après eux et à la suite du long hourvari qui suivit leur ruine, une certaine hérédité se constate dans les institutions mérovingiennes, sur le territoire de la future France, théâtre désormais principal des grandes expériences politiques et sociocratiques. La thèse des origines germaines a tiré de là ses plus spécieux arguments. Mais en réalité, c'est l'évolution commencée depuis César qui suit son cours. Les Mérovingiens ne font qu'imiter l'histoire impériale du mieux qu'ils peuvent. La légitimité est donc issue du germanisme à peu près comme le régime féodal, lequel a été directement engendré par les précédents impériaux et par la situation continentale qu'avait créée l'incorporation romaine. C'est une de ces semences qu'on voyait alors poindre, se dresser, puis disparaître, pour surgir plus tard avec une énergie redoublée. Ce ne fut que vers le x* siècle qu'elle devint l'hérédité royale. Et pourtant, à l'heure où nous sommes, c'est-à-dire six cents ans en çà, au temps dç répiscopjit de Martin, elle parut moment?!-

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