‹ La chronique de Sulpice SévèreChapitre 40 sur 198 · PROLÉGOMÈNES LI · texte numérisé non relu

PROLÉGOMÈNES LI

On croit que, pour ces temps-là, les troupes régulièrement campées et cantonnées sur le Rhin, l'Yssel et le Weser, s'élevaient à quatre -vingt ou cent mille hommes ". Si ce chiffre se modifia, il n'avait pourtant pas sensiblement baissé au iv® siècle, à en juger d'après la Notifia dignitatum. Ce précieux document, qui fut rédigé sous les troisièmes Flaviens, nous montre que l'organisation de la défense, tant du côté de l'Océan que du côté de la Marche Rhénane, était excellente, du moins sur le papier. A proximité du port où stationnait la ciassis germanica, lequel fut sans doute utilisé par Maxime, un fort campement reliait Leyde à Cologne; et Cologne était un centre militaire, une ancienne colonie de vétérans. La Notifia est très brève sur ce point comme pour tout ce qui concerne la Germanie seconde. En revanche, elle renseigne amplement sur cette partie de la côte qui, partant du Rhin, rejoignait la Somme et portait le nom de Belgique seconde. Là existait un dux, ayant sous ses ordres un tribun des soldats, une troupe de cavalerie dalmate et le préfet d'une flotte qui stationnait sur la Sambre*. La Belgique seconde ne comptait pas moins de douze cités, parmi lesquelles Boulogne, dont le port de Brequereque était, pour les tranisports militaires de Gaule en Bretagne, ce que le ^tupisportus était pour les transports de Bretagne en Gaule.

Maintenant, supposons ce premier obstacle surmonté ; le débarquement, si facile à empêcher, opéré ; les chefs des deux côtés de l'embouchure battus ou

I. Desjardlns, Géographie de la Gauh romaine» III, 404. a. B<9c]aQf , p. 108 et 834*

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