‹ La chronique de Sulpice SévèreChapitre 49 sur 198 · LXII PROLÉGOMÈNES · texte numérisé non relu

LXII PROLÉGOMÈNES

tude sont le fond du genre panégyrique; encore fautil que les gens ainsi loués y gagnent quelque chose, tout au moins n'y perdent rien. Drepanius, en attribuant faussement à Maxime une origine servile, aurait compromis, dans son mensonge, Théodose, qui ne pouvait avoir aucun doute sur la réalité ou la non réalité du fait. Et pour quel résultat? Il n'était déjà pas tellement glorieux d'être resté cinq ans le co- Auguste d'un esclave, valet de cantine. Mieux avisé, Torateur eût supprimé une allégation plus désagréable pour celui dont il désirait faire Téloge qu'avilissante pour celui qu'il brûlait de flétrir. Seule, la haine furieuse qui l'aveuglait, explique cette maladresse où je vois une preuve de sincérité et, par suite, une garantie d'exactitude. Quoi qu'il en soit, à titre d'affranchi ou de domestique, Maxime accompagna les Théodose dans cette expédition contre les Pietés et les Scots qui dura huit mois {36j). Son intelligence exceptionnelle avait certainement été remarquée par ses patrons. Ils le savaient aptes à tous les emplois. Cependant, lorsqu'ils quittèrent la Bretagne, ils ne paraissent pas s'être fait scrupule de l'abandonner en ce peu enviable séjour; exules, dit Drepanius, pour désigner avec mépris les soldats de l'armée bretonne. Quel rang occupait alors Maxime parmi les troupes dont j'ai essayé de montrer la composition ? Ceux qui lui donnent le titre de « général des légions de Bretagne » seraient bien embarrassés de dire où ils

un esclave élevé au teîn de la famille. Ausone t'accorde avec Drepaniua pour attribuer à Maxime quelque bas emploi dans le service des vivres, — sub nomine liMoe, — vivandier ou cantinier.

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