c Qu€m nulla unquam contifiaset. > (DiaL II
2. c Pedes saneti fletu rigahai, crins terg^bat.,. divelli a Martini pêdibns, > 90I0 9trata, non poterat, » {Diah II, 6, ^.)
PROLftGOMÈNES XCIH
de fortes atténuations, il en restera toujours assez pour imaginer le parti que Maxime en tirait. Naturellement, il assistait à ces pieuses entrevues; il y prenait à son tour la parole, parlant avec onction de la gloire des « fidèles » et de Téternité des « saints » <, Dans la langue de Sulpice,^ie/i5 ne signifie pas bon chrétien; sanctus a un autre sens que pieux. Ce sont les épithètes caractéristiques que se décernaient entre eux les membres de la franc -maçonnerie ascétique. A les employer, Maxime n'ignorait pas qu'il caressait les plus chères préoccupations de Martin. En temps opportun, il glissait de subtiles explications de sa propre conduite, les imprimant dans Tesprit de l'évêque, mis hors de garde par ces habiles préliminaires. Certes, il n'avait pris le diadème qu'à contrecœur, pour éviter des malheurs plus graves, peut-être sa propre mort. Le pouvoir suprême n'est pas chose qui se puisse impunément refuser, ni qui se puisse retenir sans un peu de sang versé. Après tout, l'important, c'est de vouloir le bien. Martin était ainsi peu à peu amené à considérer Maxime comme un homme, bon au fond, qu'une fatalité inéluctable avait entraîné momentanément hors du droit chemin; mais on pouvait attendre de lui de précieux services, si seulement on l'arrachait à la pernicieuse influence des évêques».
Ainsi, pendant que l'empereur songeait à accaparer
1. € Mariinunt venerabiliter honorabai, toiuB illi cum eo aernto de Prae- » 9êniibu9, dêfuiuriê, de fidelium gioria^ de oêternitaie sanctarum, > {Dial. II, 6.3.)