‹ La Chronique du palais de JusticeChapitre 12 sur 27 · II · texte numérisé non relu

II

sur la Loire, lorsque, deux ans avant, le roi s'étail trouvé à Lyon en danger de mort. D'au* très , innocentant la reine , regardaient comme l'instigateur secret de cette accusation, contre le rival qu'il redoutait le plus dans le conseil du roi , le cardinal*légat , Geoi^es d'Amboise , qu'ils désignaient ironiquement sous le nom de Momeigneur de Hohan , faisant un mauvais jeu de mots sur son titre d'arehevêque de Rouen ^ et lui reprochant d'accroître son pouvoir aux dépens d'une si illustre victime.

. Hais bientôt le mouvement de la foule indiqua que les guichets venaient de s'ouvrir; en un instant la grand'salle fut envahie par ceux qui se trouvaient le plus rapprochés de l'enceinte ; la foule , dans l'impossibilité d'entrer, se résigna à attendre au-dehors , bien résolue â ne pas quitter la place avant d'avoir appris le résultat du jugement.

C'était un magnifique spectacle que celui que présentait la grand'salle en ce jour de solennité. Ses lambris peints et dorés , sa voûte de bois de cèdre rehaussée d'or et d'azur, sa ceinture de statues royales , tout , jusqu'aux jarges piliers où s'adossaient les boutiques des

libraires et des parcheminiers , concourait à lui donner un caractère de grandeur grave et sévère. Puis, à des places réservées, la foule des avocats » des membres des Cours souvc^ raines et de l'Université , les oflBiciers de la maison du roi ; à un banc d'honneur, les ducs de Bourbon et de Lorraine , les comtes de Nassau et de Montpensier, Engilbert de Clèves , Philippe de Ravestein , le grand-maitre , le seigneur . de Guise et toutes les célébrités de la cour. En face (car l'accusé après huit^mois de prison , ayant appris par expérience que la cour, de $a commune manière ^ à tel montre aujourd'hui bon msage j à qui demain tournera le dos j s'était retiré dans son château du Yei^cr, proche d'Angers) , en face donc , $e$ bien aimés domestiques , Antoine Gharreton , Nicole Charmolue , Jacques de Maudon et Régnier Bongard, qui avaient reçu de lui mission de suivre le procès et de se présenter en son nofn par-devant tous juges ( i ) .

Louis XII n'avait pas voulu assister en per-

(i) La relation de ce procès n*a para jusqu'ici dans aucun recacil de causes célèbres : c'est aux registres manuscrit du Parlement que nous en eropmntons les détails.

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sonne au prononcé de ce jugement, qui allait frapper un homme qu'il avait honoré de son amitié autant au moins que de sa faveur. Il se trouirait en ce moment au Palais cependant , car depuis trois mois qu'il résidait dans sa capitale , il n'avait pas cessé de s'occuper des moindres détails de l'administratioD de la justice , et, renonçant à la délicieuse habitation de l'hôtel Saint-Paul et de l'hôtel des Tournelles , il faisait son séjour dans le vieux palais de Saint-Louis , au centre de sa bonne ville , et parmi ses magistrats. C'était là qu'il se plaisait , en ces vastes salles froides, humides et obscures, plutôt que sous les treillis et les arbres fruitiers des jardins de Charles Y , trouvant beau de régner dans le domaine de la loi.

Midi sonna enfin à l'horloge de la Sainte- Chapelle , et les huissiers annoncèrent le Par- Ument l Un profond silence succéda tout à coup au sourd bruissement de la foule; les magistrats , vêtus de robes et de manteaux d'écarlate garnis de riches fourrures , la tète couverte de toques de velours brodées d'or, entrèrent lentement et prirent place sur leurs sièges.

L'huissier étendant vers l'assemblée sa irerge noire , appela par trois fois Pierre de Rohan, maréchal de Gié, et au milieu d'un religieux silence, le président Baillet, ayant à sa droite le président Thiboust > et assisté des conseillers ès-h«uts si^es , se leva pour prononcer la sentence.

Hais suspendons un instant cette lecture j et pour rendre les dispositions de l'arrêt plus intelligibles , esquissons rapidement l'origine et la marche de ce long procès.

Dans le cours de l'année 1 5o3 $ au commencement de juin , François de Pontbriant , gouverneur de Loches , qui , sans cesse poursuÎTait le roi de vagues dénonciations contre le maréchal de Gié , se présenta entouré d*une grosse troupe de gentibhommes de la reine, au-devant de Louis XII, qui passait, d'aventure, dans le faubourg de Blois, vis-à-vis de Notre-Dame-des-Âides. Le roi feignit de ne pas le remarquer ; mais le seigneur de Pontbriant s'approchant avec assurance , et sans lui donner le loisir d'échapper à sa brusque allocution , demanda hautement à être interrogé sur les faits et crimes de haute trahison qu'il imputait à Pierre do Rohan , maréchal de

Gié. Louis XII , troublé et chagrin, ne lui fit (|ue maigre réponse , et passa outre.

L'accusation avait été trop publique et trop positive pour que Ton refusât de la soumettre à l'épreuve judiciaire; le roi se défendit quelque temips encore d'ordonner la mise en cause du maréchal ; il fut enfin forcé de céder aux circonstances , aux adroites insinuations de la reine, aux rumeurs impérieuses de la cour surtout: dans l'espérance toutefois devoir son favori sortir triomphant de cette épreuve , il fit commencer la procédure en secret , mais cessa de s'opposer à ^arrestation de son vieU ami de Rohan , qu'il savait hon officier et bon valet de la couronne.

On arrêta donc le maréchal et quel<yues personnes que François de Pontbriant avait impliquées dans sa dénonciation.

L accusation portée contre le maréchal se rattachait à une vaste conspiration dont on espérait saisir tous les fils ; cette espérance fut déçue , et l'accusation se réduisit , après une première information, au crime de lèse-majesté. Les interrogatoires commencèrent, à Orléans , en présence du chancelier Guy de Rochcfort , qui bientôt , ne pouvant suffire à

cet immense travail , requit le Parlement de Paris pour aucune chose qui touche grande^ ment le bien^ tfionneur et t utilité du roi et du royaume , de lui adjoindre plusieurs gens de bien , tant des cours souveraines que d ailleurs j avec ordre de partir, en toute diligence, sans faire répit ou dissimulation ^ sou» peine d'encourir l'indignation de sa majesté.

Une grande quantité de témoins furent , dès l'abord 9 entendus; la plupart ne déclarèrent que des faits ou des paroles sans importance;' bientôt le témoignage de trois personnes fit seul la base de Taccusation et du procès. François de Pontbriant, la comtesse veuve d'Ângoulême et le sire d'Âlbret semblaient d'accord pour incriminer le maréchal. Il fut confronté avec eux, après avoir vainement essayé de les récuser, • Alain d'Albret , comme son ennemi personnel, la comtesse comme femme, et Pontbriant comme faux témoin. » Jean Nicolaï , maître des requêtes de l'hôtel , et Nourry de Quenechquivilly, conseiller au grand-conseil , avaient présidé à ces interrogatoires depuis le 1 5 juillet 1 5o4 » et il en était résulté clairement qu'à l'époque où le roi avait été en danger de mort à Lyon, le maréchal

de Gié, daD3 la supposition que Dieu /et ait bientôt son plaisir du roi, avait tourné ses vues d-ambition vers monseigneur François d'Angoulême, auquel la couronne paraissait échoir, puisque la naissance d'un enfant mâle n*aTait pas encore répondu aux vœux inquiets de Tépoux d'Anne de Bretagne.

Son premier soin avait été de se rendre maître de tout le cours delà Loire, jusqu'à Nantes dont il était gouverneur; il avait interrogé les médecins et les apothicaires pour savoir qaetk fin prendrait te malade , car il ne pouvait douter que l'étisie du roi se terminât bientôt par la mort. Dans cette croyance , il avait dépéché un .messager qui annonça de vive voix à madame d'Angoulême que le roi se mourait à Lyon , et , sur ces entrefaites , fit arrêter sur la Loire les bateaux de la reine sur lesquels elle faisait secrètement transporter à Nantes son argenterie, sa bibliothèque, son épargne, et tout ce qu'elle possédait de plus précieux au château de Blois; nul doute qu'il n'eût fait également arrêter la reine elle-même si le roi avait succombé.

Dès le commencement du procès, le roi avait écrit à sa sœur, madame d'Angoulémc :

Dites ce que vous savez^ lui mandait-il, des paroles tenues par le maréchal , pour ce que je désire en savoir la vérité. Louise de Savoie comparut, et déclara que, pendant la maladie du roi à Lyon, Pierre de Rohan avait écrit que ta majesté ferait la fin de sa mère; qu'il avait dit, dans d'autres circonstances , que la reine ne l'aimait pas, mais quHl ne s'en $ouciait guère , et à elle ne craignait rien , se tenant sûr du roi; qu'il avait dit encore : Si Dieu fait son plaisir du roi , la reine pense bien s'en aller et emmener madame sa fille, mais on ten gardera bien. Qu'il avait dit un jour à elle-même : désirer fort que Madame fût à Loches^ qui était un lieu sûr ^ loin de rivière ^ et entre les mains de gens dont il s^en fiait bien ; car la reine ne la pourrait emmener comme de Blois. Qu'il lui avait dit une autre fois mystérieusement : Madame, vous devez entendre que je suis la personne de ce royaume qui vous peut mieux servir j ou nuire et faire mauvais tour.

La comtesse d'Ângouléme avait été confrontée au château d'Amboise avec le maréchal , qui , attristé de l'ingratitude de son accusatrice, ne put s'empêcher de dire que, s'il avait mis aussi grand'peinc à servir Dieu quà ta

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servir, il n aurait à rendre compte de tant de choses.

François de Pontbriant était son principal accusateur, et sa confrontation avec lui ne se devait pas passer aussi paisiblement , bien qu'il eût été admonesté de ne procéder par paroles outrageuses. Pontbriant avait requis des commissaires la permission de se défendre et répondre comme doit un gentilhomme en cas que l'accusé lui adressât aucune parole tirant à opprobre ou injure. Le maréchal alla au-devant de toutes ses dispositions en décla^ rant que Pontbriant avait faussement et ouirageusement menti. îl persévéra dans ce dire malgré les remontrances des gens du roi et la modération de Pontbriant, répétant que ce n'était pas un homme qu'il dût ménager, qu'il le reconnaissait pour diseur de patenôtres , quil en disait plus qu^un cofdelier, et qu*il lui avait donné un tour de cordon de la corde.

Quant à sa confrontation avec Alain d'Aïbret, elle n'eut lieu qu'au mois de décembre, et l'un et l'autre semblaient la redouter également. Le sire d'Albret avait éludé les citations des commissaires en prétextant une maladie

qui ne lui permettait pas de faire le voyage de Chartres , d'Âmboise ou d'Orléans , où il avait été mandé tour à tour. On décida de transporter le maréchal à Dreux , pour cette confrontation ; mais il s'y opposa , motivant son refus sur la grande distance de la traite , sur Vadversiti du temps d'hiver et sur la malice des chemins. Il dit qu'il était faible et indisposé de sa personne ; qu'on l'avait menacé d'outrages sur la route , et que ce serait \>exati(m et mo- \tiie de le faire aller à Dreux , terre et seigneurie d^Albret , son haineux et malveillant. Ces excuses ne furent point admises, et il obtint seulement de se faire accompagner de plusieurs de ses gentilshommes; il fut en outre arrêté qu'il entrerait dans le château par une porte hors de la ville , et que , les clefs remises aux commissaires , on ferait sortir tous les gens du sire d'Âlbret , excepté ceux nécessaires pour le service.

Ces conditions s'exécutèrent ponctuellement , et Pierre de Rohan , qui feignait de craindre un guet-apens de la part de son ennemi mortel^ arriva dans la demeure de celuici escorté de ses propres gens d'armes. Le vieux sire d'Albret gisait au lit dans sa cham-

bre : Taccusé , introduit avec ses juges et greffiers f entra la Me eou^rie et ions faire aucune révérence; on lut la déposition écrite de la main d'Alain d'Albret, qui persista fermement de point en point dans ses premières révélations. Pierre de Rohan répliqua que c'étaient choses controuvées , et qu'on avait fait ïs bec au sire d'Albret pour en dire » comme à V oiseau en cage; il le harcela de paroles piquantes , auxquelles celui-ci répondit sans s'émouvoir par un constant témoignage des faits , peu graves d'ailleurs , qu'il avait avancés.

Le maréchal , assis sur un banc d'osier en face du lit où élait couché le sire d'AIbret , gardait une contenance froide et impassible ; pour dissimuler en soi ses impressions, et surtout la colère qui enflammait ses joue^, U se peignait la barbe avec la main , et , de cette barbe argentée qu'il avait laissée croître fort longue depuis sa captivité, il couvrait par moment la moitié de son visage, si qu'il n'en apparaissait que le front et les yeux. Cette pantomime donna lieu à un bizarre incident qui vint pour un moment faire trêve à la gravité de cette scène semi-lugubre. Un petit singe que le sire d'AIbret tenait caché sous les

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draps sortit de sa retraite durant Tintorrogatoire , et fit ses mines facétieuses aux sieurs du conseil en robes noires , et au maréchal , dout l'étrange figure à demi masquée par sa grande barbe qu'il caressait sans cesse de ses doigts avait attiré surtout l'attention de ce marmot audacieux. Après un millier de singeries qui égayaient Tassistance au milieu des sérieux débats d'un procès capital , il s'élança d'un bond sur les genoux de Pierre de Rohan, saisissant sa barbe et la tirant à toute force. Rohan, effrayé d'abord, courroucé bientôt, cria, se plaignit qu'on se truffait de /ut, et se débarrassa de cette fâcheuse accolade en jetant le singe contre terre. Adieu^ seigneurs, ditil en se retirant ;plus tard verrons si tels outrages sont momeries.

Dans tous ses interrogatoires , le maréchal se renfermait dans la dénégation la plus brève et la plus absolue : on lui demanda s'il s'était enquis aux médecins du roi quelle fin prendrait la maladie ; s'il avait parlé de la mort du roi aux apothicaires ; s'il avait contre ou désiré la mort du roi; s'il avait eu des intelligences avec l'Espagne, l'Angleterre , le roi des Romains, le pape et le duc de Yalentinois ; mais nulle part

on ne rappela le sujet réel et primitif de ce procès : Varrcstalion des bateaux d'Anne de Bretagne sur la Loire.

De ces informations cependant il ne résultait aucune preuve décisive et satisfaisante. Aussi le maréchal présenla-t-il une requête dans laquelle il faisait valoir comment tout U temps de sa vie il s'était , grâce à Dieu , gouverné et conduit dans ses affaires ^ sans avoir commis ou entrepris aucune cïf4)se digne de blâme ni repréhension^ et comme depuis peu de temps on avait voulu grever son état , honneur et renom , sous ombre de telle queUe information faite par gens pris à poste , ses ennemis capitaux, calomniateurs y conspirateurs et controuveurs. En conséquence, il suppliait les commissaires de le recevoir à prouver et informer de sa bonne fâme.

Toutefois y l'insuffisance des charges n'avait pas arrêté le procureur du roi Fabry , qui , dans l'acte d'accusation , avait mis en œuvre toutes les ressources de la rhétorique et l'autorité des légistes célèbres pour établir le crime de lèse-majesté. U considérait les très grandes dignités et qualités du roi, de la reine et de madame leur fille. Les rois sont les ministres du

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ciel sur la terre , disait-il ; le roi de France , qui est au-dessus de tous les rois , représente un dieu fait homme , tanquam corporalis Deus; la reine , sa compagne , participe à la même nature , vir et uxor eadem caro ; la fille jouit du privilège de ses parens, et peut être nommée reine du vivant de sa mère : donc, quiconque attente à la personne de la femme ou de la fille du roi , est coupable de lëse--majesté divine et humaine.

Après cet étrange syllogisme , Fabry avait passé en revue la vie de Pierre de Rohan , le commencement de sa fortune, et les bienfaits qu'il avait reçus da trois rois qui le comblèrent de biens et d'honneurs; de sorte que jamais homme ne fui plus obligé à princes temporels. « Ces choses sont à pondérer, avait-il dit , « pour remontrer la grandeur et exécrabiliié « du crime de Rohan , qui ressemble à « pourceau , lequel au commencement de sa « jeunesse est assez beau ; puis après , quand « vient à plus grand âge , se nourrit sous « Tarbre du gland que Tarbre produit , et < s'en engraisse tellement qu'il déprise l'ar- « bre , et emploie toute sa force à fouger et à « déraciner l'arbre qui Ta nourri et engraissé;

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« car, pour les plus grands honneurs , béné* I ficcs et largesses à lui impartis des princes, « il s'est tellement engraissé et trouvé envi- « ronné d'honneurs et de richesses j qu'il est « entré en superbité , comme fit Lucifer en « paradis , a été aveuglé d'ignorance et d'ioa gratitude , a oublié le bas degré d'où il était « procédé à monter si haut^ et par sa malice t s'est découvert, pensant se faire roi lui- « même , plus orgueilleux et superbe que ne « fut oncques Lucifer. »

Le procureur du roi Fabry avait ensuite énuméré tous les faits que l'instruction avait pu recueillir^ pour démontrer que depuis quatre ou cinq ans le maréchal avait pensée mauvaise^ contre le roi et la chose publique; il examinait les maux infinis qui eussent accablé la France, dans le cas où , le roi mourant, ies factions délibérées par Rohan fussent adve^ nues : la reine pouvait être enceinte d'un enfant mâle , légitime successeur de son père , le maréchal se serait opposé aux droits de ce fils posthume, en tenant la reine en charte priifée; les bons et loyaux sujets se fussent efibr^ ces de recouvrer la reine et sa fille ; les fauSf traîtres et déloyaux d'elles garder : de M, guerre,

ditiêtoh èi pragUèth, pendàhi tesquetiès leë Ahgtàiê toussent pu entier dans te rùyatimè !

Traitant ensuite Rohan de parjure ei infime^ pour avoir dit que le roi feraà ta fin de $a mire ^ car il était domestique du roi , et révé^ lait le secret de son maître , le procureur du roi avait accusé le maréchal de Gié de anq crimes de iise^majesté contre cinq personnes : le roi f le futur roi , la chose publique , ta reine et ta fille du roi. Il demandait qu'il fût préalablement retenu et convaincu par la torture , sans avoir égard à ta dignité de chevalerie , et prenait conclusion en disant qu'il devait être condamné à avoir la tête tranchée ^ ses biens confisqués, ses enfans déclarés infâmes et in« capables d'hériter.

le maréchal avait totijours répondu : nego; les Souffrances de la question lui avaient été épar^ées , à cause de soti grand âge , de sa noblesse et de son rstng. II ne cherchait qu'à gagner du temps, bien que les fondés de pouvoirs de la reine se plaîgnissetit qtië ce procès serait étemel. Amené à Paris dails le coUraiit de janvier, il avait soulevé de hdttvdles difflctiltés , objéctatït des reproches cofritre

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