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CHAPITRE ce VII

Comment la royne Ae France, dame Katherine, sa fille, et le duc de Bourgongne, convlndrent avec le roy d'Angleterre. Et la paix d'entre le Daulphin et le duc de Bourgongne.

Item, environ la my-avril, les ambaxadeurs du roy d'Angleterre, qui naguères avoient esté à Prouvins, retournèrent devers le roy de France et le duc de Bourgongne en la ville de Troie en Champaigne. Ouquel lieu fut tant traictié entre les parties que unes trêves furent faictes entre les deux roys certaine espace de temps, en espérance de plus avant besongner ensemble, et fut assigné jour pour eulx trouver les ungs avecques les autres assez près de Meulenc. Et après celle conclusion lesdis ambaxadeurs s'en retournèrent à Rouen devers leur roy, et brief temps ensuivant, le dessusdit roy de France, la royne et dame Katherine leur fille, et aussi le duc de Bourgongne, à tout grant

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puissance de gens d'armes, s'en alèrent à Ponloise, el eulx là venus comme il avoit esté ordonné paravant avec les dessusdis ambaxadeurs, firent préparer ung grant parc où se de voit tenir la convencion. Lequel parc fut très-bien clos de bons aiz et haulx, apuiez de solives en aucuns costez, et si estoit environné de bons fossez, et joignoit d'un costé assez près de la rivière de Seine. Et y avoit plusieurs entrées fermans à trois barrières, et par dedens furent tendues plusieurs tentes et paveillons pour les seigneurs reposer. Et après furent ordonnez aucuns villages où se dévoient loger les gens et chevaulx des dessusdis, par ordonnance. Et lors estoit le roy d'Angleterre venu de Rouen à Mante. Et quand la journée fut venue que icelles parties dévoient assembler en conseil, pour tant que le roy de France estoit mal disposé de santé, se partirent de Pontoise la royne de France, Katherine sa fille, le duc de Bourgongne et le conte de Saint-Pol, avecques eulx tout leur conseil, et bien mil combatans, et alèrent audit lieu ordonné d'emprès Meulenc, et descendirent en leurs tentes au dehors du parc. Et assez tost après arriva le roy d'Angleterre, acompaigné des ducs de Clarence et de Clocestre, ses frères, et son conseil, et bien mil combatans. Et alèrent audit lieu ordonné emprès Meulenc. Et descendi le roy d'Angleterre en sa tente, comme avoient fait les autres au dehors du parc. Et après que leurs messages eurent prins conclusion d'entrer au conseil, ladicte royne, adestrée du duc de Bourgongne, et sa fille dame Katherine, du conte de Saint-Pol, à tout leur conseil et aucunes dames et damoiselles, entrèrent dedens ledit parc. Et pareillement ledit roy d'Angleterre, acompaigné de ses deux frères et

son conseil, par une autre entrée vint dedens le parc. Ouquel lieu, en lui inclinant révérement, salua la royne et puis la baisa, et ainsi fist à dame Katherine. Et après le duc de Bourgongne salua ledit roy, en fléchissant ung petit le genoil et enclinant son chef, lequel roy le prit par la main et le baisa, en lui faisant grant honneur, et adonc d'un consentement entrèrent dedens la tente du conseil. Et menoit le roy d'Angleterre la royne de France estant au-dessus de lui. Dedens laquelle tente se tindrent très-longuement, et estoient leurs gens d'armes par ordonnance chascun selon les lisses, et avec ce avoit certaines gardes dedans ledit parc, afin que nul n'y entrasts'il n'estoità ce commis. Et après qu'ils eurent esté oudit conseil grant espace, prenans congié l'un à l'autre moult honorablement et humblement, s'en retournèrent les uns à Pontoise, et les autres à Mante. Et lendemain et bien trois sepmaines ensuivans, retournèrent et convindrent par plusieurs journées en pareil estât qu'ils avoient esté la première foiz, sauf que ladessusdicle Katherine de France, qui avoit esté menée afin que le roy d'Angleterre la veist, lequel estoit moult désirant de l'avoir en mariage, et aussi y avoit bien cause, car elle estoit moult belle dame, de hault lieu et de gracieuse manière, n'y retourna pas depuis la première foiz. Et là, eulx ensemble, sur espérance de faire aucun bon traictié, furent plusieurs matières ouvertes. Et souvent venoit l'une des parties plus puissamment acompaignée que l'autre, et une foiz cellui qui estoit venu à plus grant puissance venoit après à mendre. Et jà soit que les François et Anglois feussent tousjours cedit temps durant logez l'un près de l'autre, onques n'y eut

remors ne débat entre lesdictes parties, et veiidoient les iings aux autres plusieurs denrées. Toutesfoiz, finablement lesdictes parties ne se porent en riens concorder ne pacifier ensemble, pour tant que le roy d'Angleterre faisoit demandes extraordinaires, avecques la fille du roy, comme autre foiz avoit fait. Et aussi durant ledit parlement et pour icellui corrompre, le Daulphin et son conseil envoya devers le duc de Bourgongne messire Tanegui du Chastel, pour lui signifier qu'il estoit prest de traicter avecques lui, combien que paravant ledit duc de Bourgongne l'eust par plusieurs foiz de ce fait requerre. Finablement comme dit est, après que le parlement fut départi et du tout mis à néant, durans les trêves les tentes furent ostées et le parc défait de l'accord des parties, et se retrahirent, les ungs à Pontoise et les autres à Mante.

Pour lequel parlement ainsi départi, le roy d'Angleterre fut très- courroucé et desplaisant, pour ce qu'il ne povoit venir à son entencion, et eut pour celte cause le duc de Bourgongne en grande indignacion. Car il sçavait bien que pour le présent c'estoit le principal par qui les besongnes du roy estoient conduictes. Et à la derrenière journée qu'ilz furent ensemble, ledit roy Henry, voiant que point ne lui seroient accordées ses demandes avecques la fille du roy de France, dist au duc de Bourgongne : « Beau cousin, nous voulons que vous sachiez que nous aurons la fille de vostre roy et tout ce que nous avons demandé avecques elle, ou nous le débouterons , et vous aussi, hors de son royaume. » Auxquelles paroles ledit duc respondi : « Sire, vous dictes vostre plaisir. Mais avant que v©us aiez débouté monseigneur et nous hors de son m 21

royaume, vous serez bien lassé, et de ce ne faisons nulle double. » Entre lesquelles paroles et plusieurs autres, qui trop longues seroient a raconter, se départirent en prenant congié l'un à l'autre, et retournèrent comme dit est es lieux dont ilz estoient partis.

Et en briefz jours après, vint audit lieu de Pontoise messire Jeban de Luxembourg, à tout grant compaignie de gens d'armes qu'il avoit assemblez es parties de Picardie par l'ordonnance du duc de Bourgongne, pour le acompaigner à aler devers Meleun à l' encontre du duc de Touraine Daulphin. Car desjà les ambaxadeurs des deux parties, c'estassavoir dudit Daulpbin et du duc de Bourgongne avoient tant traictié ensemble, que pour les faire convenir à certain jour en personne l'un avecques l'autre, et mesmement avoient esleu lieu et place où ilz dévoient assembler. Et pour icelle besongne acomplir vint le Daulphin de Tours, par Montargis, à Meleun, à tous grant puissance de gens d'armes. Et pareillement ledit duc de Bourgongne, acompaigné du jeune conte de Saint-Pol son nepveu, de messire Jehan de Luxembourg et moult d'autres seigneurs, avecques grant nombre de gens d'armes, se parti de Pontoise et ala à Corbueil, la dame de Giach en sa compaignie, qui en partie avoit esté traicteresse de ceste assemblée. Et lendemain, qui fut le XI* jour de juillet, les dessusdiz princes se mirent sur les champs , chascun à tout sa puissance , et encontrèrent l'un l'autre à environ à une lieue près de Meleun, emprès Poully le Fort, auquel lieu ilz vindrent à deux traits d'arc ou environ, et firent arrester les batailles. Et lors se partirent hors d'icelles, chascun à tout dix hommes de leur partie telz qu'ilz les voul-

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drent prendre, et alèrent ou milieu desdictes batailles l'un contre l'autre, et descendirent à pie. Et lors le duc de Bourgongne approuchant le Daulphin s'enclina moult humblement par plusieurs foiz, et ledit Daulphin en ce faisant print le duc par la main, qui estoità genoulx, et le baisa, et puis le voult faire lever, mais il ne volt et lui dit : « Monseigneur je suis bien : je sçay bien comment je doy parler à vous. » Toutes foiz en faisant les choses dessusdictes le Daulphin leva icellui duc et lui pardonna toutes ses offenses se aucunes en avoit faictes contre lui, et avec ce lui dist : a Beau cousin, se ou traictié fait entre nous et vous a aucune chose qui ne soit à votre plaisir, nous voulons que vous le corrigiez, et d'oremais en avant voulons et vouldrons ce que voulez et vouldrez. De ce ne soiez en doubte. » Finablement, après plusieurs paroles les deux princes dessusdis et aucuns de leurs gens s'assemblèrent tous ensemble, les aucuns criant Noël! et monstrans grant signes d'estrejoieux, mauldissans tous ceulx qui jamais portèrent armes pour sa dampnable querelle. Et après qu'iiz eurent esté une espace en cest estât monstrans grant signe de léesse et amour l'un à l'autre, le Daulphin monta à cheval, et ledit duc lui tint l'estrier, non que moult de foiz lui priast que de ce faire il se déportast. Et après ledit duc de Bourgongne monta à cheval et tous les autres, et chevauchèrent ung petit ensemble, et puis moult révèrement prindrent congié l'un à l'autre et se départirent. Et s'en ala le duc de Touraine Daulphin à Meleun, et le duc de Bourgongne s'en ala à Corbueil .

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S'ensuit la copie du traictié d'entre Charles, duc de Touraine, Daulphin, et le duc Jehan de Bourgongne.

« Charles, filz du roy de France, duc de Berry et de Touraine et conte de Poictou, et Jehan, duc de Bourgongne, conte de Flandres, d'Artois et de Bourgongne, Palatin, seigneur de Salins et de Malines, à tous ceulx que ces présentes lectres verront ou oiTont, salut. Comme pour l'occasion des grans divisions qui depuis certain temps ença ont régné en ce royaume, aucunes suspicions se soient engendrées en noz cuers et de plusieurs noz officiers, vassaulx et serviteurs les ungs contre les autres, pour quoy et pour autres ymaginacions avons conclud d'entendre d'un commun accord aux grans frais et besongnes de nostre sire le roy et de son royaume, et de résister aux dampnables entreprinses et efforcemens des Anglois noz anciens ennemis, qui soubs umbre et par le moien desdictes divisions se sont enhardis de eulx bouter ou milieu de ce royaume, et de fait ont conquesté et ocupé une grant partie de la seigneurie du roy nostre sire, et pourroient encore plus faire se les choses estoient en telle et semblable disposicion, savoir faisons que Nous, actendans et considérans les grans maulx et innumérables inconvéniens qui pour le fait desdictes divisions, se elles n' estoient appaisées, pourroient encores plus ensuir à la très-grande confusion et perdicion de ceste seigneurie, qui redonderoit à chacun de nous à qui la chose peut plus toucher qu'à nul autre, à très grant charge et division, désirans comme nous y sommes tenus de à ce remédier et pourveoir de tout nostre cuer, pour

quoy après aucuns traictiez sur ce euz et pourparlez entre aucuns des nostres d'une part et d'autre, de rechef au jour dui nous sommes assemblez, et d'un commun accord et consentement, pour l'onneur et révérence de Dieu principalement et aussi pour le bien de paix, à quoy chascun bon catholique est et doit estre enclin, et à relever le povre peuple des dures et griesves oppressions qui à ceste cause ont souffert, nous avons promis et juré en la main du révérend père en Dieu, Alain, évesque de Léon en Brelaigne, envoie à nous du siège apostolique pour le fait de l'union et paix de ce royaume, sur la vraie croix et sainctes évangiles pour ce atouchées de noz mains , sur la foy et serement de nostre corps fait l'un à l'autre, par nostre part du paradis, en parole de prince et autrement en oultre que faire se pourra et peut, les choses qui s'ensuivent ;

Et premièrement, nous Jehan, duc de Bourgogne, tant comme nous vivrons en ce monde, nous, après la personne de nostre dit seigneur le Roy, honnourerons et servirons de tout nostre cuer et nostre pensée plus que nulz autres et aymerons la personne de nostre dit seigneurie Daulphin, et comme à son estât appartient à lui obéirons, et ne ferons ne souffrerons estre fait à nostre povoir aucune chose qui soit en son préjudice, et de tout nostre povoir lui aiderons à garder et son estât maintenir, et en toutes manières lui seront tousjours bon et vray parent, procurerons son bien et son honneur, et si escheverons son mal et son dommage par toutes voies à nous possibles, et de ce nous le advertirons. Et s'il advenoit que aucun, de quelque estât qu'il feust, lui voulsist faire guerre ou porter dommage.

en ce cas le secourrons et aiderons de nostre puissance, comme de nostre propre fait.

Et pareillement nous Charles, Daulphin dessusdit, si longuement qu'il plaira à Dieu nous donner vie ou corps, à quelque estât, dominacion ou puissance qu'où temps avenir pourront venir, toutes choses faicles mises en oubli de bonne foy, nous aimerons nostre trèscher et très amé cousin le duc de Bourgongne dessusdit, et en tous ses afaires et besongnes le traicterons comme nostre prouchain et loyal parent, vouldrons et procurerons son bien, honneur et prouffît, et escheverons son mal, le maintendrons et garderons en son estât et tous ses afaires, et se aucun, de quelque estât qu'il feust, le vouloit grever en aucune chose, nous le secourrons et porterons, et aussi tost que de ce nous requerra, nous lui aiderons et le défendrons de toute nostre puissance contre tous ceulx qui pevent vivre et mourir. Et mesme, se aucun de nostre sang et lignage ou autre quelconque, pour raison d'aucunes choses advenues ou temps passé en ce royaume ou ailleurs, vouloit demander ou faire complainte de nostre dit cousin de Bourgongne ou de ses pays et subgets, nous, et tout nostre puissance lui aiderons, défendrons et soustendrons contre tous ceulx qui le vouldroient grever ou dommager.

Item^ que nous Charles Dauphin et Jehan duc de Bourgongne, entendrons doresenavant par bonne union, chascun selon son estât, à tous les grans afaires de ce royaume, sans vouloir entreprendre ou avoir envie l'un sur l'autre. Et se aucune relacion estoit faicte par aucuns de nos officiers ou par autres, qui fut à la charge l'un de l'autre, et à engendrer aucune divi-

sion nouvelle, nous de ce advertirons Tun l'autre en bonne foy, et n'y adjousterons point de foy, et comme bon et loial parent et prouchain de nostre sire le Roy et de la couronne de France, nous principalement, sans aucune fiction, nous emploierons à débouter les ennemis et autres, et réparer la dominacion de ce royaume, et ne prendrons avecques lesdiz ennemis aucuns traictiez ne aliances, fors du bon plaisir et consentement l'un de l'autre. Et qui plus est, en toutes les aliances que ferons doresenavant, nous comprendrons de bonne foy l'un l'autre. Et se aucunes aliances ou traictiez avoient esté faiz devant la date de ces présentes avecques les dessusdiz ennemis anciens, ou aucuns autres à nous préjudiciables ou à l'un de nous, doresenavant à icelles renonçons et les voulons estre nulles.

Et toutes ces choses dessusdictes avons promis et promectons comme dit est fermement et entièrement à tenir, sans jamais aler ou faire aler au contraire. Et se aucun de nous de sa volonté enfraignoit ou faisoit enfraindre le traictié de ceste présente aliance, que Dieu ne vueille, nous voulons et nous plaist et à cliascun de nous, que les gens, vassaulx et serviteurs, présens et advenir, de cellui qui enfraindra ladicte paix, ne soient obligez après ladicte infraction d'icellui servir, mais serviront l'autre desdictes parties, et en ce cas seront absolz et quictes de tous seremens de féaulté et autres, de toutes promesses et obligacions de service, et lesquelz oudit cas, tant dès maintenant comme lors, nous, de ce les tenons quictes et absolz, sans ce que ou temps avenir on leur puist imputer à charge ou reprouche, ne aucune chose demander. Et pour

plus grande seureté et corifirmacion à ce que nous aions aucune ymaginacion sur les officiers et serviteurs l'un de l'autre, nous avons voulu et ordonné que noz principaulx officiers et serviteurs jureront et de fait, en nostre présence, es mains dudit évesque de Léon, à tenir les choses dessusdictes, de par eulx et en tant qu'il leur pourra toucher, et spécialement que de tout leur povoir ilz nous entretendront en bonne et loiale amour l'un avecques l'autre, et ne feront ne procureront aucune chose qui ce doive empescher, mais se aucun empeschement apperçoivent, de ce ilz nous advertiront et de toutes les choses dessusdictes ilz feront leur devoir, et bailleront sur ce leur seel. Et mesmement ont juré sur les sainctes évangiles, de par nousDaulphin, noz amez et féaulx serviteurs : Jacques de Bourbon, seigneur de Curroy, maistre Robert le Maçon, nostre chancelier, le viconte de Narbonne, le seigneur de Barbasan, d'Espaignon du Boscage, de Montenoy et de Gamaehes, sire Taneguy du Chastel, sire Jehan Louvet, président de Prouvence, Guillaume de Margorin, Hue de Noiers, Jehan du Mesnil, Pierre Fratier, Guischard de Bosredont et Colart de la Vigne. Et de la partie de nous duc de Bourgongne, noz trèschers et amez : le conte de Saint-Pol, messire Jehan de Luxembourg, sire Ârchembault de Foix, le seigneur de Noailles, messire Jehan de LaTrémoille, Guillaume de Vienne , sire Pierre de Baffremont , grant prieur de France, messire Gautier de Rupes, messire Charles de Lens, Jehan, seigneur de Cotebrune, mareschal de Bourgongne, Jehan, seigneur de Thoulongon, Guillaume de Champdivers, Renier Pot, Pierre, seigneur de Giach, Anthoine de Toulougon, Philippe Jossequin

et Nicolas Raolin. Et en oullre, pour plus grande seureté des choses dessusdictes, voulons et consentons que les seigneurs du sang et lignage de nostredit seigneur pareillement jureront de tenir et garder ceste présente amitié, concorde et union ainsi faicte entre nous, et finablement les gens d'église, les nobles et les bonnes villes de noz pays et seigneuries et de nostre sire le Roy. Et avecques ce, nous et chascun de nous, pour observer les choses dessusdictes et chascune d'icelles, nous submectons à la correction de nostre mère saincte Eglise et de nostre saint Père le Pape, ou de leurs commis et députez, par lesquelles (sic) voulons et consentons estre contrains, et chascun de nous, par voye de solemnelle excommunicacion, agravacion et réagravacion de interdict en noz pays et terres, par la sentence et jugement de l'Eglise, le plus avant que faire se pourra. En tesmoing de toutes les choses dessusdictes, nous et chascun de nous avons escript à ces présentes noz noms de noz propres mains, et avons fait mestre noz seaulx à ce. Donné ou lieu de nostre assemblée et congrégacion, sur le ponceau qui est à une lieue de Meleun, assez près de Poilly le Fort, le mardi xi' jour de juillet, l'an de grâce mil quatre cens et dix-neuf. »

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