Saint Fourcy. » {Ibid.) C'est saint Fursi, ou Foursi
5. Le Religieux de Saint-Denis ajoute ici un détail curieux :
Semblablement estoient venus avec ladicte dame et son frère, aucuns des plus notables bourgois et des quatre mestiers de Flandres, par devers le Roy, de par les trois estats dudit pays de Flandres. Lesquelz à grant joye furent receuz, et leur fist le Roy donner à leur département cent marcs d'argent en vaisselle dorée, dont ils furent moult esjouiz^
Mais finablement ladicte dame de Haynnau et son frère ne porent pour ceste foiz traicter devers le Roy la paix de leur frère le duc de Bourgogne. Pour quoy tristes et dolens, s'en retournèrent vers lui à Douay. Et lors ledit duc de Bourgongne conclut avec tous ses
<t Adventus dicte domine plurimis gratus non fuit, et in displicen- « ciam ejus odiumque ducis Burgundie fuerunt qui nocte per am- « bitum ejus hospicii cantilenas lugubres super morte dolorosa et a a proditoribus nephandis proditorie perpetrata ducis Aurelia- « nensis altissonis vocibus cantaverunt. » ( Chr. de Ch. Vl^ t. V, p. 348.)
1 . Voici ce que dit de cette députation des Flamands la chronique manuscrite que nous avons déjà citée. « Après la prise de Soissons alla le Roy à Péronne , et là vindrent à luy les députez des quattre membres de Flandres , lesquelz il avoit mandez venir %^"S|. pardevers luy par lectres en parchemin signées en escriptur de
f Charles et scellées de son scel en cire vermeille, lesquelles lectres
furent envoiieez en Flandres secrètement et portées en pluiseurs bonnes villes comme Gand , Bruges , Ypres et aultres, et furent gectées et semées en plusieurs lieux par les rues en celiers et en maisons , sur les fenestres et autrement , et ne sceut qui les ap- ^ porta. Et toutesfois par vertu d'icelles les quattre membres de
^ Flandres , au voiage de Péronne , y envolèrent leurdiz députez,
combien que ce ne fut point du plaisir ne consentement du duc de Bourgoigne , leur naturel seigneur. Lesquelz députez furent grandement receuz de pluiseurs seigneurs en l'ost du Roy, et par espécial du duc de Bar qui estoit seigneur de Cassel et du bois de Niepe en Flandres. (Bibl. imp., Cord. 16, fol. 349 verso.)
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capitaines, de résister par toutes voyes à lui possibles contre tous ses adversaires , excepté seulement la personne du Roy et son filz le duc d'Acquitaine. Et en en après, icellui duc s'en retourna en son pays de Flandres.