Guillaume Bourratier, comme on l'a vu plus haut
Et en la fin de sadicte proposicion offrirent audit roy terre et très grant somme de pécune, avec la fille du roy de France qu'il prendroit à femme , mais qu'il voulsist délaisser et défaire son armée qu'il assembloit au port de Hantonne* et es autres pors voisins, pour aler contre le roy de France comme on disoit, et par ainsi il accorderoit et édifieroit pardiirablement avecques lui et sondit royaume , vraie , entière et parfaicte paix. Après laquelle proposicion finée se partirent les ambaxadeurs françois dessusnommez, et furent grandement receuz [au disner]* avecques le roy. Et après ce, à un g autre certain jour ledit roy fist donner response ausdiz ambaxadeurs sur leur dicte proposicion , par l'arcevesque de Cantorbie. Lequel, répliquant de point en point ce qui avait esté dit par l'arcevesque de Bourges, adjousta aucunes choses, et aucunes aussi en laissa. Lequel arcevesque de Cantorbie fut assez aigrement reprins par cellui de Bourges là où il estoit besoing, en lui disant : « Je n'ai pas ainsi dit, ne par telle manière. » En la fin de ladicte response fu conclud par le roy d'Angleterre et son grand conseil, que se le roy de France ne lui donnoit, avec sa fille en mariage, les ducbez d'Acquitaine, de Normendie , d'Anjou et de Touraine, les contez de Poictou , du Mans et de Ponthieu et toutes les autres choses jadis appartenans aux roys d'Angleterre ses prédécesseurs héritablement , il ne se désisteroit point de son voyage, entreprinse et armée, mais de tout son povoir destruiroit le royaume et le