‹ La chroniqueChapitre 188 sur 196 · Ici le ms. Suppl. fr. 93 met à tort : Chinon · texte numérisé non relu

Ici le ms. Suppl. fr. 93 met à tort : Chinon

[1413] D'ENGUERRAN DE MONSTRELET. 4o3

Paris. Et pour avoir passage, port et faveur, escripvi et envoya lectres closes à plusieurs de nos bonnes villes, en requérant à elles confort, soubz couleur de ce qu il disoit qu'il vouloir venir à Paris par le mandement de nostredit premier filz, pour nous mettre hors de servage et de prison, en quoy il disoit que nous estions détenus. Laquelle chose estoit une faulse et notoire mençonge. Car nous ne fumes onques en plus grande liberté et franchise que nous sommes ores à présent et que nous avons esté depuis son déparlement de nous. Et ainsi* il n'est point vray que sur ce il ait eu mandement de nous, mais est vray que par noz lectres patentes, nous et nostredit filz lui avons mandé et défendu surtout quanqu'il se povoit meffaire envers nous, qu'il ne feust si osé de venir devers nous à tout compaignies ne assemblées de gens d'armes, dont il ne lui a chalu ne n'a tenu cure. Mais qui pis est, détint et détient ung des huissiers de notre dicte court de Parlement, lequel nous avions envoie devers lui garny de nos lectres patentes à lui faire les défenses, lesquelles il lui a faictes bien et solemnellement. Et en persévérant de mal en pis et continuant en son mauvais et dampnable propos, et en vilipendant et contemplant lesdiz mandemens et défenses de nous qui sommes son souverain seigneur, et en soy rendant rebelle et inobédient à nous, de fait icellui de Bourgongne se mist en chemin contre nosdiz mandemens et défenses, en approchant nostredicte ville de Paris à tout le plus grant effort et puissance de gens d'armes et de traict qu'il a peu procurer, par

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