Consid, sur la Réu. fr., t. I, p
jets du gouvernement. A la suite de la crise ministérielle, les délibérations des bureaux avaient été suspendues par une invitation du roi K Dès qu'elles furent reprises, elles ne prouvèrent que trop ce qu'il fallait en attendre. En même temps, Galonné, dans le silence de sa disgrâce, terminait les mémoires qui composaient la quatrième et dernière division de son travail. L'un était relatif au droit à établir sur le timbre, l'autre aux modifications jugées utiles dans les remboursements à époques fixes. Restait à les porter aux Notables. Depuis la séance d'ouverture, le roi n'avait pas reparu devant eux; il avait laissé son frère présider les assemblées générales. Il crut devoir assister à celle qui fut convoquée pour le 23 avril, afin d'y faire connaître luimême ses résolutions nouvelles. « Il y parut sur son trône ^ Il y lut un discours qu'on dit être de lui, quoique ce fût très faux, qui eut d'abord un grand succès et qui bientôt fut critiqué. La reine était à une fenêtre du château, dans une grande impatience d'apprendre des nouvelles de la séance. Du plus loin que Monsieur, qui était dans le carrosse du roi, put en être aperçu, battant des mains, il fit comprendre que tout avait été pour le mieux : ce qui lui causa une telle joie, que, tout le reste de la journée, elle combla de caresses tous les Notables qu'elle vit, comme pour les remercier de la bonté qu'ils avaient témoignée au roi. Il faut convenir qu'il y a peu d'exemples d'une pareille faute. » Aux yeux des courtisans, témoins de ces détails accessoires, la royauté venait encore de compromettre son caractère. Contentons-nous d'apprécier sa conduite d'après les constatations du procès-verbal officiel.
1. Cette invitation, portant la signature autographe du roi, suspendait u la reprise des assemblées des bureaux juscju'au lundi 16 ». Bibl. nat., Le2i, u" 7; sixième portefeuille, pièce n° 10 (manuscrite).