DERNIÈRES DÉLIBÉRATIONS DES NOTABLES
être (J'en prendre contre sa place et de le fortifier contre des sollicitations indiscrètes : que le bureau pensait donc que rétablissement d'un comité des finances, dont il allait prendre la liberté d'indiquer au roi la composition et les fonctions, serait un des moyens les plus propres à maintenir l'ordre, l'équilibre et la proportion dans toutes les parties de l'administration. » Après la conférence du 9, tous les bureaux, imitant cet exemple, se prirent à discuter l'organisation d'un comité qu'ils déclaraient indispensable. L'idée n'était pas neuve. Elle avait été suggérée par un mémoire, distribué aux Notables pendant le ministère de Galonné, et qui, après un long tissu d'accusations et de récriminations contre ce dernier, concluait « à la formation d'un nouveau conseil des finances ^ » Or, fauteur ou l'inspirateur de ce beau projet n'était autre que Brienne, alors aspirant ministre, et cherchant à attirer sur lui les regards. Maintenant on l'accablait avec les armes qu'il avait forgées. Les bureaux ne s'en tinrent pas là. Dans leur ardeur de progrès, ils demandèrent que l'état du trésor royal fût constaté tous les six mois ; que le compte général des recettes et dépenses fût imprimé tous les ans, puis soumis à la vérification de la cour des comptes, et définitivement apuré dans un délai moins longuement scandaleux que le délai habituel. Ils réclamèrent aussi la réduction du chiffre total des pensions et la publication régulière de la liste de celles qui seraient désormais accordées. Enfin, ils décidèrent que l'expression de leurs vœux serait immédiatement soumise à l'agrément du roi.
La réponse ne se fit pas attendre (14 mai) ^, Sur presque