Voir Requête au roi, p
2. Collection de la Bill. nat. Le 'i, n» 7. Sixième portefeuille, pièce u» V:> (manuscrite). Elle est intitulée : Copie de la réponse du lioi aux demaiides de l'assemblée des Notables. Certiliée conforme à l'original par Monsieur (signature autographe), celte copie ne porte pas de date;
tous les points, elle donnait aux notables les satisfactions qu'ils réclamaient. Quant au comité des finances, elle était moins explicite et se bornait à des promesses un peu vagues. « Les bureaux, disait le roi, m'ont proposé des vues sur le conseil des finances, sur sa composition et sur ses fonctions. Je les examinerai. Mais l'organisation d'un tel conseil ne peut être déterminée sans mûres réflexions. Je ne négligerai rien pour lui donner la forme la plus analogue à la constitution du royaume et en même temps la plus propre à inspirer la confiance. » Après tant de concessions, Brienne était en droit d'attendre que les bureaux finiraient par aborder l'objet principal de leur mission, et statueraient catégoriquement sur les moyens de combler le déficit. Il n'en fut rien. Les bureaux persistèrent à se répandre en vaines réclamations, en projets de toute nature, en exigences de toutes sortes \ Un seul eut la franchise de reconnaître la nécessité d'un supplément d'impôts, sans approuver ceux que le gouvernement proposait d'établir. Tous les autres s'abstinrent d'un avis, dont ils appréhendaient les conséquences. Il leur semblait plus prudent et plus facile de s'étendre à perte de vue sur les inconvénients des impôts en général et, en particulier, sur l'excès de ceux qui grevaient déjà la France. « L'idée de substituer un plan quelconque à celui que le gouvernement proposait, ne s'est présentée aux Notables que dans l'affaire de la gabelle. Sur tous les autres projets, ils n'ont fait qu'élever des difficultés ^ »
je l'emprunte à V Histoire du gouvernement français, de l'abbé Papou, toujours si exacte.
1. « Le dernier jour de notre session, j'ai eu le bonheur de faire dans mon bureau deux motions presque unanimement accueillies : l'une en faveur des citoyens français protestants, l'autre pour une révision des lois, particulièrement des lois criminelles... » Lettre de Lafayetle à John Jay (3 mai 1787). Mémoires, t. II, p. 179.
2. Histoire du gouvernement français, p. 70. Comparez ce que dit l'abbé Papon, eodem, p. 106. « Ils ne prirent aucune détermination sur