‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 2)Chapitre 169 sur 350 · Mémoires de Weber, éd. Lescure, p · texte numérisé non relu

Mémoires de Weber, éd. Lescure, p

ARRÊTÉ DU 30 JUILLET 1787 i261

détesté. On décida de rédiger aussi des remontrances en la forme ordinaire. Deux projets furent présentés, en même temps, au choix de l'assemblée des chambres, l'un plus violent, l'autre plus modéré. Ce dernier était l'œuvre d'un'conseiller des enquêtes, « dont le caractère et les talents étaient généralement estimés * », Ferrand, le même qui devait plus tard se distinguer parmi les pairs de la Restauration. C'est celui-ci qui prévalut, non pas, comme on l'a dit, parce que les magistrats commençaient à s'inquiéter de leur audace et de l'effervescence qu'elle produisait. Seulement, l'arrêté du 16 n'avait réuni qu'une faible majorité; les membres de la minorité obtinrent sans peine, à titre de dédommagement, l'adoption d'un texte moins contraire à leurs tendances. D'ailleurs^ la modération du projet de Ferrand n'était qu'une modération relative et plus apparente que réelle. Loin de revenir sur sa détermination du 16, le parlement faisait encore un nouveau pas en avant. Le 16, il s'était contenté défaire allusion au pouvoir des États généraux; le 24, il demandait leur convocation. « Alarmés, portent les remontrances, d'un déficit qui semble monter à une somme énorme, frappés des désordres qui l'ont produit et qui pourraient se perpétuer, nous avons formé le vœu de voir la nation assemblée préalablement à tout impôt nouveau; elle seule, instruite de la véritable position des finances, peut extirper de grands abus et offrir de grandes ressources ^ »

Quelques jours après, les 27 et 29 juillet, le roi répondit à l'adresse et aux remontrances ^ Il laissa espérer que des améliorations de détail seraient apportées à l'im-

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