Sallicr, Annales françaises, p
2. « Le parlement de Paris ne fut pas saus inquiétude à la loetnro de l'arrôt du conseil dont nous venons de rendre compte. » Mémoires de Wehcr, p. 114.
fois, dans les salles désertes, l'ouverture et la levée des audiences K » Ils sentaient que ce vain simulacre rie pouvait pas se prolonger longtemps, et, pour se délivrer de l'embarras qu'il leur causait, ils comptaient sur les vacances alors prochaines. Mais ils comptaient aussi sans le ministère, qui n'entendait pas leur accorder cette satisfaction. « Le baron de Breteuil, secrétaire d'État % écrivit au premier président que la continuation du service à Troyes, en temps de vacation, avait été dans l'intention du roi. Cette lettre ne put être portée aux chambres assemblées : on eût refusé d'en entendre la lecture, le parlement de Paris étant en possession de correspondre toujours directement avec le roi sans l'entremise d'un ministre. » Le gouvernement en fut quitte pour supprimer les vacances, en vertu de lettres patentes données à Versailles le 5 septembre et enregistrées à Troyes le 7 ^ Il fallut bien que messieurs de la grande chambre et des enquêtes se résignassent à subir jusqu'au bout les petites misères de leur exil.
Jusqu'alors, Brienne n'avait pas trop à se plaindre de la méthode qu'il avait suivie. Les « clabaudeurs » des clubs, fermés depuis les derniers troubles, n'étaient pas les seuls à répéter partout que le parlement avait poussé trop loin ses attaques. Il s'était nui par ses propres excès. Aussi le sentiment public ratifiait les censures exprimées dans Tarrêt du conseil ; et l'on vit, sans regret ni surprise, l'autorité royale, reprenant un peu de faveur, recueillir des adhésions précieuses. Les Mémoires de Weher citent un exemple remarquable des secours que venaient lui offrir ceux-là mêmes à qui elle songeait le moins à en demander. « Dès ce temps-là, disent-ils *, les séditieux voulurent prendre le Palais-