‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 2)Chapitre 239 sur 350 · Mémoires et correspondance de Lafayette, t. II, p · texte numérisé non relu

Mémoires et correspondance de Lafayette, t. II, p

2. Voir ci-dessous, les détails relatifs à la proposition faite, en 1778, par M. de Brétignières.

3. M. de La Luzerne, évoque de Langres, devint un des membres distingués de l'Assemblée constituante. Nous le retrouverons plus tard.

l'édit sur les protestants 387

il cherchait les moyens de se populariser à bon compte : il ne dédaignait même pas de capter les sympathies de Lafayette, dont il espérait se faire un appui ; et, pour les obtenir, il ne demandait pas mieux d'oublier qu'en 1780 il avait apposé sa signature au bas des remontrances du clergé contre les protestants; quelques-uns disent qu'il les avait rédigées *. Presque en même temps que Brienne, Malesherbes entrait au conseil comme ministre sans portefeuille. Esprit libéral, quoique timide et irrésolu, son concours était acquis d'avance aux idées de Lafayette et de Breteuil. Il mit à leur service l'influence personnelle qu'il exerçait sur le roi. Puis, quand il fut parvenu à les faire agréer, il se chargea de les formuler en dispositions législatives, et son travail préparatoire, légèrement remanié dans le sein du conseil, fournit le texte de l'édit présenté à la fin de la séance royale.

Ce n'était pas la première fois que l'attention du parlement de Paris était attirée sur ce sujet. Quelques années auparavant, il avait été saisi par un de ses membres, M. de Bretignières, d'une proposition qui tendait à solliciter du roi les prescriptions nécessaires pour régler le sort des protestants. La question fut examinée dans une assemblée générale des chambres le 15 novembre 1778 ^ « Il ne s'agit, disait alors M. de Bretignières, ni de favoriser l'exercice de la religion prétendue réformée, ni d'admettre aux charges ceux qui la professent, mais d'obtenir pour eux ce qu'on accorde aux juifs dans toute l'étendue du royaume, ce que les princes protestants ne refusèrent jamais aux catholiques..., je veux dire un moyen légal d'assurer le sort de

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