‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 2)Chapitre 280 sur 350 · Droz, Hist. du règne de Louis XVI, t. II, p · texte numérisé non relu

Droz, Hist. du règne de Louis XVI, t. II, p

2. « Ces remontrances, dit Sallier, Annales françaises, p. 141, furent admirées dans un temps où l'on croyait n'avoir jamais à redouter que les écarts de l'autorité absolue... Elles seraient peut-être vues d'un autre œil aujourd'hui... C'est aux générations futures «pi'il appartiendra de les juger. »

féré la rédaction, sous prétexte de ne pas nuire à la réussite du premier emprunt tenté par Brienne. Maintenant, l'emprunt était clos, les titres à peu près placés. Le compte rendu de mars 1788 annonçait des résultats satisfaisants, et le crédit commençait à renaître. Il s'agissait d'arrêter un progrès trop favorable à la marche des affaires, d'enlever au pouvoir l'appui des capitalistes, en les effrayant sur la validité de leur créance, et de rendre impossible une émission nouvelle. De là, les' remontrances du 11 avril 1788 ^ « sur les trois objets compris dans la réponse du roi du 21 novembre dernier : savoir la suppression de l'arrêté pris après la séance du 19, même mois, la séance, et l'improbation des arrêtés pris sur les registres. »

Elles commencent, comme d'ordinaire, par des déclamations générales. « Sire, la liberté publique attaquée dans son principe, le despotisme substitué à la loi de l'Etat, la magistrature enfin réduite à n'être plus que l'instrument du pouvoir arbitraire, tels sont les grands et douloureux objets qui ramènent votre parlement au* pied du trône. » Viennent ensuite de longues protestations contre les formes suivies à la fm de la séance royale; mais tout ceci n'est qu'un préambule ou une entrée en matière. Bientôt le parlement aborde le véritable objet des nouvelles attaques, et laisse voir dans quel but il revient tardivement sur des faits déjà si éloignés. « Un édit est publié portant établissement d'emprunts graduels et successifs. Au bas de cet édit imprimé, on lit ces mots : Registre en la cour^ pour être exécuté. Enjoint aux substituts du procureur général dy tenir la main, suivant r arrêt de ce jour. Et cependant la cour n'a point ordonné d'enregistrement, la cour n'a rien enjoint aux substituts, la cour n'a pas rendu d'arrêt.

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