‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 2)Chapitre 315 sur 350 · Archives 'parlem.y t. I, p. 3 il · texte numérisé non relu

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croissait, la police était impuissante. Dans ce moment, sire, il ne restait qu'un moyen de prévenir les derniers excès du désordre : c'était de lui opposer la seule autorité que le peuple respectait encore dans son délire. Le parlement se rassemble dans la maison de son chef, se présente à cette multitude : et, traversant la ville, sans escorte, se rend au palais. Les orages de la fermentation se dissipent... Le parlement s'est hâté de défendre les assemblées tumultueuses. Cette défense aurait été inefficace, s'il n'avait pas annoncé en même temps que l'autorité des lois, toujours résidante en lui, ne cesserait point de veiller au maintien de la police. » Il est parfaitement exact que, le soir venu, quand l'émeute eut atteint le but qu'elle se proposait, le parlement s'empressa de la congédier et parvint sans peine à rétablir Tordre. Mais il ne s'était pas contenté de reprendre momentanément ses fonctions, pour mieux apaiser les passions populaires, et veiller, comme il le dit, au maintien de la police. Au mépris des édits royaux, il avait proclamé publiquement l'intention de continuer désormais le cours de ses travaux. Rentré en possession du palais de justice, il prétendait n'en plus sortir et, de là, diriger contre les adversaires de ses prétentions d'énergiques représailles.

Son récit passe encore sous silence un incident dont il est indispensable de tenir compte. A peine les magistrats étaient-ils réintégrés dans la salle de leurs délibérations, qu'on vit le syndic des états, accompagné d'un nombreux cortège de gentilshommes, traverser les rangs de la foule ameutée et réclamer l'entrée de la cour. Il y renouvela ses protestations contre les édits et déposa sur le bureau un Arrêté de la noblesse du Béarn *, relatif aux derniers événements. Ces deux actes furent accueillis

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