Reqiidlo au lOi, p
2. Recherches sur les causes qui ont empdché les Français de derenir libres, p. 31.
ter que M. de Galonné n'ait pu, à l'exemple de ses prédécesseurs, le couvrir des ombres du mystère. » D'autres plus hardis érigent leurs griefs à la hauteur d'une théorie générale. A entendre le comte de Montlosier S pour sauver l'ancien régime, « pour conserver cet ensemble d'anciens débris... ce n'était pas le mouvement qui convenait, c'était le repos. C'est ce que comprennent très bien aujourd'hui les gouvernements de l'Europe qui, se trouvant dans cette situation, craignent ce même mouvement. Quand vous êtes dans les défilés des Alpes, sujets aux avalanches, on vous recommande par-dessus tout d'éviter toute espèce de bruit. Tant que l'ancien gouvernement en eut le pouvoir, c'est ce qu'il évita soigneusement. » Il s'agit de savoir si Galonné, qui sans doute n'aurait pas mieux demandé d'éviter « toute espèce de bruit » , pouvait continuer à se traîner dans la vieille ornière, au risque de laisser la monarchie s'y embourber de telle sorte, que bientôt elle n'en pût sortir au prix d'aucun effort.
Après tout, Galonné ne fit que se conformer aux sages conseils donnés par Terray en 1774. Dès cette époque, un contrôleur général dout la prudence n'est pas suspecte, avertissait Louis XVI que les finances royales approchaient « du point qu'il faut atteindre pour commencer une libération effective et prompte. » Dès cette époque, il signalait l'abîme prêt à s'ouvrir. Qui osera prétendre qu'en 1786, la situation ne fut pas beaucoup plus, compromise et l'abîme plus menaçant? Aussi Galonné,, dans son discours d'ouverture à l'Assemblée des Notables % a pu s'écrier, sans crainte d'être démenti par des contradicteurs sérieux : « Il est impossible de laisser l'État dans le danger auquel l'expose un déficit tel que celui qui existe : impossible de recourir chaque année à