RÉSOLUTIONS DES BUREAUX
naîent tous les moyens imaginables « d'atténuer les effets de l'égale répartition », et de se soustraire, par des voies détournées, « à cette égalité qu'ils approuvaient et repoussaient à la fois '. » Le seul acte dont on puisse leur faire un mérite est leur refus d'accepter la décharge de capitation, que Galonné avait eu le tort de leur offrir. Encore est-c^ bien, comme on l'a dit, un acte de générosité? Du moment où ils repoussaient! toute modification à l'ancien système des impôts, ils ne , pouvaient, sans se contredire, profiter eux-mêmes d'une ; modification quelconque.
Sur le troisième objet du mémoire de Galonné, c'està-dire sur le remboursement des dettes du clergé, les Notables ne furent pas moins unanimes que sur la subvention territoriale. On peut se faire une idée exacte de leur opinion à tous par le résumé que le cinquième bureau a donné de la sienne. D'après ce résumé *, le bureau « a été d'avis du remboursement des dettes du clergé, dont la convenance a été généralement sentie; mais que les deux moyens proposés, s'ils étaient impérieusement ordonnés, porteraient atteinte à la propriété, blesseraient les principes de la justice distributive, et pourraient, sous quelques rapports, nuire à la police générale du royaume. » Ges derniers mots expliquent pourquoi la noblesse et la magistrature se montrèrent si favorables aux réclamations de FEglise, vis-à-vis de laquelle la plupart d'entre eux n'avaient pas toujours professé autant de sympathie. La suppression des droits seigneuriaux du clergé conduisait à celle des droits seigneuriaux de la noblesse, et, si jamais la royauté se décidait à compléter son œuvre, c'en était fait du régime féodal et de la vieille « police * de la France. L'instinct des Notables ne les trompait pas. Galonné avait beau ne