‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 3)Chapitre 158 sur 351 · Sallier, Annales françaises y p · texte numérisé non relu

Sallier, Annales françaises y p

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DISCUSSIONS sua l'édit du timbre 253

pagne * ». Pourquoi cette précipitation? Les règlements, destinés aux autres provinces, ne parurent que dans le cours et vers la fin du mois de juillet. Celui du Roussillon fut retardé jusqu'au 15 août, celui du Dauphiné jusqu'au 4 septembre. Le Nivernais n'eut le sien qu'au 13 juillet 1788, et le Bourbonnais au 10 août suivant ". Sans aller aussi loin que ces derniers termes, Brienne eût certainement mieux fait de différer un peu. Tant que les deux grandes questions, les questions capitales, celles de l'impôt du timbre et de la subvention foncière, n'étaient pas tranchées d'une manière ou d'une autre, la prudence lui interdisait de braver inutilement l'irritation des parlementaires. Ils n'ont pas manqué de lui en faire un reproche '.Son excuse est qu'avec des ménagements plus habiles il n'aurait probablement pas obtenu davantage de leur mauvaise volonté.

Les esprits étaient trop excités pour s'arrêter en si bonne voie. Parfaitement résolu à engager les hostilités, le parlement n'attendait que l'occasion d'un terrain favorable : il la trouva dans l'édit du timbre, que Brienne se décida à lui présenter le 3 juillet 1787. Les premières attaques se portèrent sur quelques dispositions, qui prêtaient à de justes critiques. Mais ce n'est pas aux détails

1. Voyez Lois anciennes^ t. 28, p. 366, ce règlement, qui servit de modèle aux autres, à quelques changements près. 1\ fournit bien plus de renseignements sur la nouvelle organisation qu'on n'en trouve dans redit.

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