Mémoires de Weber, p. 1 H
'♦. Toutes les citations relatives à ce qui s^est passé à la cour des comptes et à la cour des aides, les 17 et 18 août, discours et arrêtés, sont empruntées aux Archives parlementaires , t. I, p. 251 et suivantes.
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ment demander de nouveaux secours à la nation? Elle gémit sous le poids de soixante millions de subsides... Et les cours souveraines, chargées du dépôt de la loi et de la vérité, resteraient muettes... Non, Monsieur, jamais ! Si les obligations de la chambre des comptes sont douloureuses à remplir, du moins sa fidélité ne préjudiciera pas à la patrie... Elle suppliera le roi d'eflectuer les retranchements promis; ils doivent monter à quarante millions. Mais comment espérer une bonification aussi considérable avec les remboursements, les indemnités que ces retranchements occasionnent? Gomment? En y ajoutant la réforme de tous les abus. Si ces ressources sont insuffisantes, si le déficit doit s'alimenter de la substance des peuples, alors les cours se réuniront pour supplier Sa Majesté de rendre à la nation assemblée le pouvoir de consentir les impôts et le droit naturel d'être consultée sur le choix du sacrifice. » Dans son arrêté, la cour des comptes ne s'en tint pas aux protestations générales de son président, elle déclara nulle et illégale la transcription faite sur ses registres d'impositions nouvelles, qui ne pouvaient être consenties que par les États généraux. En outre, elle se plaignit de Texil des magistrats du parlement, demanda leur retour, et fit Tapologie de leur conduite, comme leur ayant été dictée par le patriotisme le plus pur. Voilà l'effet qu'avaient produit sur elle les fausses mesures du ministère.
A la Cour des aides, le résultat fut encore plus triste. Le comte d'Artois était déjà sous le coup de Timpopularité, qui l'a poursuivi jusqu'à la fin de sa carrière. Lorsqu'il dut traverser les groupes compacts, qui se pressaient aux portes de l'enceinte, « il n'éprouva », dit un de ses amis les plus dévoués *, « qu'une grande
{.Mémoires de Bésenval, 1.10, p. 266. Bésenval s*élonne de l'impopularilc du comte d'Artois et il en recherche les causes. Cette impopularité
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