‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 3)Chapitre 259 sur 351 · Lettre du 2 janvier, citée plus haut · texte numérisé non relu

Lettre du 2 janvier, citée plus haut

3. « Voilà, dit-il, ce qui occupera la scèfte jusqu'à ce qu'elle soit remplie par une assemblée nationale, qui fixera enfin les^ droits de tous. » Môme lettre.

Digiti

injonctions devant lesquelles il fut contraint de s'incliner *.

Décidément, des assemblées représentatives, en rendant les mêmes services, ne les auraient pas fait acheter si cher. Et quelle différence au jour de la catastrophe ! Elues par le pays, investies de sa confiance, elles se seraient senti la force de venir au secours de l'autorité contre le désordre ; tandis que des commissions royales, après avoir elles-mêmes proclamé le vice de leur origine, s'étaient condamnées d'avance à disparaître au premier souffle de la tempête. Elles avaient eu beau, par leurs discours, flatter Tesprit révolutionnaire, n'avaient-elles pas fini par consentir le surcroit d'impôt que voulait Brienn^? Au gré des masses, elles n'étaient que l'instrument docile de nouvelles mangeries.

Afin de ne pas surcharger ces observations de détails fatigants, nous laissons de côté ce qui concerne les assemblées de district. Il arrivait à celles-là ce qui arrive aujourd'hui à nos conseils d'arrondissement, dont le rôle semble bien efliacé entre les conseils généraux d'une part et les conseils municipaux de l'autre. Une foule de voix réclamaient la suppression ou le changement de ce rouage superflu. Les cartons du contrôle général sont pleins de mémoires conçus dans cette pensée *. Si parfois les assemblées de djstrict ont attiré l'attention publique, c'est qu'en dehors de leurs attributions régulières elles se sont lancées sur les traces des assemblées provinciales, elles ont commis des fautes analogues. Hàtons-nous d'arriver à un sujet plus digne d'examen sérieux.

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