‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 3)Chapitre 286 sur 351 · ËÊém9èr9i de Weber, p. ii3 et snJT · texte numérisé non relu

ËÊém9èr9i de Weber, p. ii3 et snJT

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LA OËOLABATiON DES DROITS 467

contredisaient sur un autre. Un commandant, un commissaire du roi entraient dans une de ces cours pour faire enregistrer un édit : le Ixibunal tout entier disparaissait et laissait le commandant seul avec le greffier et le premier président. La loi enregistrée, le commandant parti, tout le tribunal accourait pour déclarer l'enregîstrement nul. Les routes étaient couvertes de grcmdes dépntatîons des parlements, qui allaient à Versailles voir biffer leurs registres de la main du roi, et qui retournaient dans leur ville, courrir une nouvelle page d'un arrêté plus audacieux que celui qui venait d'être annulé. Plus ces actes étaient incendiaires, plus ils respiraient la révolte, et plus on s'empressait de leur donner une publicité effrayante. L'impossibilité de gouverner arrivait rapidement ». Il fallait donc en finir, d'une manière ou d'une autre, avec l'anarcMe parlementaire, et, puisque les ministres ne pouvaient se décider à chercher le salut dans l'établissemrat d'im régime libéral, ils se virent contraints de recourir, sans plus long délai, au triste remède d'un coup d'État.

' Une condition indispensable à la réussite des entreprises de ce genre, c'est qu'etUes soient préparées en secret, et sortout qu'elles Be soient pas connues longtemps d'avâAce de ^eux qui ont le plus d'intérêt à les faire échouer. Le gouv^i^ittent de Louis XVI ignorait sans doute celte règle : •en tous cas, il négligea de la «livre. Bésenval r«cûid;e que, dès le mois de mars 1788 S il fut oottftulié par Laiaftoigiion sur un mémoire destiné au roi, mémoire qui contenait tous les détails des me-

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