‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 4)Chapitre 106 sur 362 · Sallier, Annales françaises, p. 211 en note · texte numérisé non relu

Sallier, Annales françaises, p. 211 en note

Environ vers la même époque, Necker n'avait pas craint de prendre, dans l'intérêt de sa popularité, une mesure regrettable, dont il ne comprit pas d'abord les conséquences, mais qui devait un jour lui inspirer de cuisants regrets. Nous avons vu que le baron de Breteuil avait profité des troubles de 1787 pour supprimer les clubs. Depuis ce temps, aucun ministre n'avait osé les rouvrir. Brienne lui-même, en ses velléités de propagande populaire, s'était contenté de fermer les yeux sur les petits conciliabules qui s'étaient formés au Palais-Royal, et qui maintenaient là, sous des formes moins bruyantes, un foyer de discussions à peu près publiques. Presque aussitôt après son retour au ministère, Necker plus hardi leva l'interdiction, prononcée par Breteuil, alors que l'approche d'une crise violente la rendait plus nécessaire que jamais. S'il faut en croire des témoignages contemporains , cette mesure remonterait au mois de septembre 1788 : elle serait une des premières qu'ait prises Necker après la chute de Lamoignon. A propos de l'arrêt du conseil du 28 de ce mois, qui cassait certaines dispositions de l'arrêté parlementaire du 25, Weber s'exprime ainsi * : « Avant d'être annulées par l'autorité du roi, ces dispositions avaient été proscrites avec une énergie vraiment alarmante, par les hommes qui déjà, dans les clubs, les cafés et les sociétés particulières, étaient regardés comme les organes de l'opinion publique. » De son côté, Sallier, toujours prêt à incriminer, non seulement les actes, mais les intentions de Necker, ajoute : « Les réunions connues sous le nom de clubs, avaient été introduites en

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