‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 4)Chapitre 117 sur 362 · Archives parlem., t. I, p · texte numérisé non relu

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que je viens d'articuler. Et, dans le cas où MM. les commissaires ne se croiraient pas munis de pouvoir suffisants pour prononcer, je vous supplie, Monsieur, de les engager à en référer chacun à leurs bureaux respectifs, parce que mon intention n'est pas de vous proposer une chose qu'ils n'approuveraient point. »

Surpris par une proposition aussi étrange qu'inattendue, Monsieur n'osa pas refuser de la mettre immédiatement en délibération. Il ne vint à l'idée de personne de représenter combien elle s'éloignait de l'objet de la convocation, ni de demander qu'elle fût repoussée par la question préalable. Les commissaires présents décidèrent à l'unanimité qu'ils en référeraient à leurs bureaux. C'était un nouveau débat, dont le moindre inconvénient devait être d'apporter un surcroît de retard aux travaux officiels des Notables. Une fois la séance levée. Monsieur s'empressa d'avertir son frère et de lui communiquer la pièce manuscrite, que le prince de Gonti avait déposée entre ses mains. Nul doute que Necker n'ait été également averti. Eut-il besoin, comme on l'a supposé sans la moindre preuve, d'intervenir avec énergie, pour faire prévaloir sa volonté personnelle? Louis XVI était trop jaloux de son autorité pour permettre aux princes de sa maison de s'immiscer, sans son agrément, dans les affaires de l'Etat. Le lendemain 29 S il répondit par une lettre écrite de sa main et dans laquelle il est facile de reconnaître son style : « Je vous renvoie, mon cher frère, le papier que M. le prince de Gonti a remis au comité hier; après l'avoir examiné, j'ai trouvé que l'objet dont il y était question, s'écartait absolument de ceux pour l'examen desquels j'ai assemblé les Notables. Ainsi je défends aux bureaux de s'en occuper, et ils doivent continuer leur travail ordinaire. M. le prince de Gonti, comme

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