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ORIGINE DU RÉSULTAT DU CONSEIL 21o '
en question); qu'il était ridicule de prétendre que ; 24 000000 d'hommes, formant le tiers, n'eussent pas j autant de représentants, dans une Assemblée nationale, '; que 100 ou 200000 nobles, composant les deux ordres ^ privilégiés; qu'enfin, argument bien plus fort que tous '■ ceux-là, ces 24000000 d'hommes le voulaient, et il était / vrai, en effet, qu'on était parvenu à le leur faire vouloir. C'est aux yeux des personnes qui ont eu ces circons- -; tances sous les yeux, qui ont vu et observé alors Paris ] et les provinces, dont la plupart prenaient l'exemple de j la capitale, et n'étaient guère moins ardentes qu'elle, ] c'est à ces personnes à prononcer s'il était possible de j résister à ce torrent. » Il ne faudrait même pas juger de ce que l'on pensait alors, par ce qu'on a pensé depuis, \ après coup. « Combien, dit Lally-Tollendal \ depuis ; trente ans, avons-nous entendu de voix reprocher à Necker le doublement des députés du tiers, que nous avons entendu, en 1788, dire à lui-même, à nous, à tous ceux qui les approchaient : Si vous ne doublez pas le : iiers, il se décuplera, » j De son côté, Mme de Staël affirme que les correspon- \ dances des provinces étaient unanimes sur la nécessité \ d'accorder au tiers état ce qu'il demandait ^ Malheureusement, le peu qui reste de cette correspondance, enfoui J dans quelque coin obscur de nos archives publiques, se \ dérobe aux plus patientes recherches. Pour ma part, j'avoue que je n'ai pu en découvrir le moindre vestige, ; et que je suis réduit à citer l'exemple unique qu'en : donne M. Taine ^ Il s'agit d'une lettre de M. de Gaumartin, intendant de la généralité de Besançon, lettre qui ■ porte la date du 5 décembre 1788. M. de Gaumartin écrit ■ que ce qui se passe sous ses yeux ne lui laisse aucun