‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 4)Chapitre 137 sur 362 · Archives pari., t. I, p · texte numérisé non relu

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les yeux à Févidence, il ne découvre, dans ce fait nouveau , le symptôme d'aucun danger. Tout au plus craint-il que le tiers, mécontent des concessions qu'on lui refuse, ne perde quelque chose de l'affection qu'il a toujours témoignée pour le roi : « La défaveur * auprès des deux premiers ordres peut perdre facilement un ministre. Les mécontentements du troisième n'ont pas cette puissance, mais ils affaiblissent quelquefois l'amour public pour la personne du souverain. )> Ce qu'il semble uniquement redouter, dans son intérêt personnel, autant que dans celui de l'Etat, ce sont les menaces contenues dans la lettre des Princes. « Si, dit-il, une différence, dans le nombre des députés du tiers état, devenait un sujet ou un prétexte de discorde : si l'on contestait à Votre Majesté le droit de donner une décision préliminaire, demandée avec instance par la plus grande partie de vos sujets, et qui conserve en entier les usages constitutifs des États généraux...; si l'on ne voulait faire aucune attention à l'embarras dans lequel se trouve le gouvernement, et au milieu de la fermentation présente, et au milieu de ce combat des usages et de l'équité, des formes et de la raison...; si, par des vues particulières, on cherchait à retarder l'assemblée des États généraux et à lasser l'honorable constance de Votre Majesté; et si votre volonté. Sire, n'était pas suffisante pour vaincre ces obstacles..., quel conseil pourrais-je donner à Votre Majesté? un seul, et ce serait le dernier, celui de sacrifier à l'instant le ministre qui aurait eu le plus de part à sa détermination. »

L'aveuglement de Necker, sur les conséquences inévitables de la décision qu'il proposait, était si profond que la plupart des contemporains ont refusé de croire à sa sincérité. Ecoutons la voix d'un des hommes qui ont

i. Eodem, p. 493.

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