‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 4)Chapitre 170 sur 362 · Hist, de la Rév., eodem, p · texte numérisé non relu

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repos, menacé dans ses plus chers intérêts, ne pouvait garder le- silence. De toutes parts, les officiers municipaux convoquèrent les habitants à se réunir, à délibérer, à se défendre ; quelquefois les habitants se réunirent d'euxmêmes, malgré leurs officiers municipaux. Ici encore les fautes de la noblesse produisirent leur effet accoutumé. A l'agitation, dont elle avait donné l'exemple, répondit l'agitation plus dangereuse des masses populaires : aux demandes intempestives, dont elle fatiguait les ministres, une longue série de délibérations, de protestations, de mémoires, où déjà perçait une sourde colère. Le tiers état hésitait d'autant moins à élever la voix, qu'il se sentait soutenu par une partie de la noblesse et la presque totalité du clergé inférieur. « Vingt-deux gentilshommes » *, dit Sallier, « s'étaient jetés dans le parti démocratique, et le servaient puissamment de leur influence et de leurs intrigues. »

Au milieu de ces symptômes de discorde, Necker ne savait à quoi se résoudre. Il crut tout concilier en faisant rendre par le conseil un arrêt, en date du l^'' novembre, qui convoquait les anciens états de Franche- Comté, mais uniquement « afin d'avoir un avis éclairé sur la meilleure manière de constituer dorénavant cette assemblée » ; et en ayant soin d'ajouter que le roi n'avait adopté cette mesure, qu'après avoir lu les délibérations de la noblesse et du clergé, et s'être assuré qu'elles annonçaient « la ferme intention de proposer des changements conformes aux vues de sagesse et de justice qui l'animent ». Toujours la même méthode; louvoyer, consulter, échapper par tous les moyens imaginables à la nécessité d'une décision énergique. En exécution de l'arrêt du l^"- novembre, les états se réunirent à Besançon, le 27, dans la même forme qu'en 1666. « Ce qu'il

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