‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 4)Chapitre 218 sur 362 · Lois anciennes, t. 28, p · texte numérisé non relu

Lois anciennes, t. 28, p

25 février condamne expressément. Mais il se garde bien d'empêcher, qu'une fois les assemblées légales réunies et constituées, elles ne procèdent à leur besogne, suivant la méthode qui leur semblait le plus propre à la faciliter et, notamment, en faisant usage de modèles de cahiers.

La preuve que remploi de ces modèles n'est nullement interdit, c'est que personne ne s'en prive, ni ne s'en cache. Ainsi le tiers état de la sénéchaussée de Beaujolais fait précéder son procès- verbal de la formule suivante * : « Lequel cahier a été d'abord rédigé par les commissaires, nommés à cet effet par délibération du 17 de ce mois (mars 1789), ensuite vérifié et arrêté définitivement dans l'assemblée tenue ce jourd'hui, comme les autres assemblées du tiers-ordre de ladite sénéchaussée, sous la présidence de mondit sieur le lieutenant général, d'après les cahiers dressés par chaque ville, bourg, village et paroisse de ladite sénéchaussée, et d'après les mémoires justificatifs, remis auxdits commissaires de la part de son A. R. Mgr le duc d'Orléans, par M. Despinay-Dehaye, son fondé de pouvoir. » Voici maintenant une des plus grandes villes de France, active, intelHgente, qui sait apparemment ce qu'elle veut et qui n'a besoin d'aucune leçon pour l'apprendre. Après trois jours de séances, et par conséquent d'examen et de discussion, Marseille adopte un parti encore plus radical que le tiers état de Beaujolais. Son cahier commence en ces termes ^ : « L'ordre du tiers état de cette ville déclare solennellement qu'il donne son adhésion aux sages et généreux principes, qui ont dicté l'instruction envoyée par S. A. S. Mgr le duc d'Orléans à ses procureurs fondés. Elle s'y réfère avec cette respectueuse confiance que toujours la nation fran-

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