‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 4)Chapitre 236 sur 362 · Arch, pari, t. VI, p · texte numérisé non relu

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déré, qui oserait entreprendre de remanier, pour ainsi dire dans l'espace de quelques mois, un grand empire tel que la France, ne serait pas digne de la sagesse qu'on doit attendre d'une si notable assemblée; que lorsque les divers points, qui doivent être érigés en lois constitutionnelles, auront été arrêtés et en exécution, la plupart des améliorations et des réformes désirées, si elles ne s'opèrent pas en grande partie d'elles-mêmes, pourront être ordonnées et effectuées avec facilité. » Donc la constitution, les lois constitutionnelles; voilà le principal et presque l'unique objet, sinon des pouvoirs confiés aux députés, du moins des efforts recommandés à leur patriotisme.

A côté du cahier de la noblesse de Toulouse, se place celui de la noblesse de Touraine *. Il commence par indiquer sur quelles bases doit reposer suivant lui l'édifice de la constitution française, et il ajoute : « Telles sont les bases de la constitution sur lesquelles il est enjoint expressément aux députés de la noblesse de Touraine de faire statuer, dans l'assemblée des États généraux, préalablement à toute délibération relative aux finances... » De même, la noblesse du bailliage de Troyes ^, après avoir tracé le programme du régime constitutionnel, qu'elle réclame, fait suivre ce programme de la déclaration suivante : « telles seront les bases de la constitution, que l'ordre de la noblesse regarde comme si important de voir établir avant le consentement aux impôts, qu'elle déclare à ses députés qu'elle les désavouera, s'ils votent pour aucun établissement ou aucune prorogation de subsides, avant la promulgation de cette charte nationale. » Quant à la noblesse du Vermandois, elle charge avant tout les députés, qu'elle considère comme « la nation assemblée », de faire reconnaître leurs pouvoirs en

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