‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 4)Chapitre 247 sur 362 · Arch. part., t. III, p · texte numérisé non relu

Arch. part., t. III, p

Contre tout ce qui pourrait être délibéré par les deux autres ordres et se retirent par devers Sa Majesté, pour lui exposer que, le tiers état formant la presque totalité de la nation, il est de toute justice que son opinion, sanctionnée par l'autorité de Sa Majesté, détermine la solution des points contestés; qu'en conséquence, le tiers état déclare qu'il est prêt à concourir, avec Sa Majesté, au nom de la nation, à l'exécution de tous les objets, qui doivent être soumis à l'examen des trois ordres réunis, offrant d'admettre à ses délibérations les députés du clergé et de la noblesse qui voudraient y assister et concourir. » Cahier du tiers état du bailliage de Dijon * : « Dans le cas où les députés du clergé et de la noblesse refuseraient d'opiner en commun et par tête, et qu'ils voudraient rester séparés ou se retirer, alors les députés du tiers état, représentant vingt-quatre millions d'hommes, pouvant et devant toujours se dire Yassemblée nationale, malgré la scission des représentants de quatre à cinq cent mille individus, tant nobles qu'ecclésiastiques, offriront au roi, de concert avec ceux de la noblesse et du clergé, qui voudront s'unir à eux, leur secours à l'effet de subvenir aux besoins de l'État, après la promulgation de la loi qui aura fixé la constitution; et que les impôts ainsi consentis soient répartis entre tous les sujets du roi indistinctement. » Quel malheur qu'en 1789, le tiers état de France n'ait pas rencontré en face de lui un roi et un gouvernement mieux avisés! Dans toutes les conjonctures difficiles, c-est toujours vers eux qu'il tourne ses regards. C'est avec eux qu'il cherche à s'entendre. Avec un peu de clairvoyance et d'habileté, un homme d'État aurait tiré de cette disposition d'esprit le parti le plus avantageux. Il aurait obtenu plus de concessions qu'il n'aurait été

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