‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 4)Chapitre 299 sur 362 · rcyî.;)aW., t. VI, p · texte numérisé non relu

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CHARGES qu'il SUPPORTE 545

cherchez aucune réflexion sur les grandes questions politiques du jour. Il ne s'occupe que des sujets qui touchent de plus près les paysans dont il émane. Le voici tout entier en quelques lignes. Il soutient « que MM. les députés, qui nommeront MM. les députés aux États généraux, doivent être spécialement chargés d'entrer dans la vue du jouvernement et de porter au pied du trône les plaintes et doléances des peuples : que chacun doit ofl'rir, avec une juste égalité, suivant sa fortune, sa contribution aux charges publiques, locales et deniers royaux; que les peuples sont assez foulés sans les écraser davantage; qu'on doit représenter toutes les charges que les malheureux des campagnes payent, dont les secours font la richesse du clergé, la fierté de la noblesse, le soutien de l'État.

« lo Droits seigneuriaux qui sont, d'ordinaire, droit d'habitation ou boige, qui sont de deux ou trois passaux, blé ou seigle et avoine, pour chaque chef de famille, droit d'albergue, puits et forge.

« Taxe, qui est une espèce de dîme, qui se paye jusqu'au dernier grain, à cause que les seigneurs sont plus craints que les ecclésiastiques.

« 2° Droits de lods, exigibles jusqu'à un morceau de bois ne valant que six sols.

« S" Demi-lods payables de dix en dix ans.

« Pensions féodales plus ou moins grandes : banalités des fours et des moulins.

« Services en argent.

« Obligation de travailler pour les seigneurs en quelques endroits. Sur cet article, comme sur tous les autres , nous avons vu commettre les plus grandes vexations; tellement que nous avons vu, dans les villages voisins, exploiter des habitants couchés dans leurs chaumières; d'autres obligés pour des ouvrages de fantaisie des seigneurs, ce qui arrive d'ordinaire

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