‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 4)Chapitre 31 sur 362 · Voir Lois anciennes, t. XXVIII, p · texte numérisé non relu

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Quelle qu'ait été la cause des illusions qui dictèrent la conduite des privilégiés, il ne faut pas, comme eux, exagérer la portée ni les conséquences de Tarrêt du 5 juillet. Ils lui reprochent d'avoir semé en France les premières semences de discorde \ « Jusqu'alors, disentils, l'union avait régné entre tous les ordres de citoyens, tous faisaient cause commune contre le ministère : on résolut de leur supposer des intérêts différents, d'exciter le tiers état à la méfiance, à la jalousie, à l'ambition; de lui rappeler son nombre, sa force ; de lui faire envisager ses droits politiques, comme devant être proportionnés à ceux de la nature. » Où voit-on qu'à cette époque l'union régnât entre les divers ordres de citoyens? Depuis 1781, le tiers état vaincu, écrasé, s'était effacé devant les ordres supérieurs. Gela ne signifie pas qu'il fût disposé à faire cause commune avec eux et le fait est que, nulle part, excepté en Dauphiné, il n'avait pris une part active à leur croisade contre le ministère. Gomment ose-t-on dire que le gouvernement se soit plu à supposer un conflit d'intérêts, qui n'existait pas? L'antagonisme était flagrant. Déjà, il venait d'éclater en Provence. Partout, le feu couvait sous la cendre. Personne non plus n'avait 'besoin d'apprendre au tiers état les droits que lui conféraient son nombre, sa force, et aussi son travail, et son intelligence. Il les connaissait de longue date. N'avait-il pas entendu les discours de Galonné et de Brienne à l'assemblée des Notables? N'avait-il pas lu l'Avertissement de Gerbier? D'ailleurs la nouvelle organisation des Assemblées provinciales lui montrait le but à poursuivre. Il n'avait qu'à réclamer l'extension du même système aux Etats généraux, et, quoi qu'on en dise, il était assez éclairé pour s'élever jusque-là. Donc, nul doute que l'arrêt du 5 juillet n'ait

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