‹ La chute de l'ancien régime (1787-1789) (volume 4)Chapitre 310 sur 362 · Archives pari., 1. 1, p · texte numérisé non relu

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DIFFICULTÉS D'aPPLICATION o59

rapprochait de si près que la différence ne vaut la peine ni d'un reproche, ni même d'une simple observation.

Quelles que fussent les précautions qu'un désir sincère de paix et de concorde eût inspirées au gouvernement de Louis XVI, il pouvait être certain d'avance que l'aristocratie, habituée à ne souffrir aucune résistance, ne se tiendrait pas pour satisfaite, et continuerait jusqu'au bout de lutter contre l'application des nouveaux règlements. En effet, dans plusieurs provinces, on l'entendit annoncer à haute voix, qu'elle préférait s'abstenir de prendre part aux élections, plutôt que d'autoriser, par son obéissance, une innovation contraire aux usages de l'ancienne monarchie. La noblesse surtout s'agitait. Elle se réservait, après s'être abstenue, de protester contre les résultats du scrutin, et d'entraver ainsi, dès les premiers pas, la marche de l'assemblée future. Elle ne pouvait se persuader, qu'une fois cette assemblée réunie, l'opposition d'une petite poignée de Français n& servirait qu'à déchaîner contre eux l'irritation générale. C'est ainsi qu'en Artois, tous les membres des Etats et leurs partisans, nobles, dignitaires de l'église ou privilégiés du tiers état, refusèrent de répondre à l'appel des lettres de convocation. Leur conduite impolitique « livra le terrain électoral aux gentilshommes, qui demandaient la réforme des États, parce qu'ils en étaient exclus, au bas clergé, qui était dans la même situation, et au tiers état des campagnes. De là, l'élection de Charles de Lameth et celle de Robespierre * ». Le même résultat se produisit en Franche-Comté. « Le

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